Communiqué de presse


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Accords commerciaux UE - Pérou et Colombie

L'UE privilégie les intérêts des multinationales aux dépens des droits de l'homme


Mardi 11 décembre, au lendemain de la journée internationale des droits de l'homme, le Parlement européen a voté en faveur de l'accord de libre échange entre l'Union européenne et la Colombie et le Pérou. 

Pour Catherine Grèze, Députée européenne, membre de la commission du Développement et rapporteure fictive de l'avis de cette dernière :  

"Le Parlement européen vient d'envoyer un signal très négatif en votant en faveur de l'accord. En Colombie, 90% des crimes contre les défenseurs des droits de l'homme sont impunis tandis qu'au Pérou, on estime à plus de 250 les conflits environnementaux, le plus souvent liés à l'extraction minière.

Malgré ces situations critiques et l'opposition de la société civile et des syndicats, le Parlement européen vient de voter en faveur d'un accord qui ne se soucie ni des droits de l'homme ni des droits du travail et encore moins de l'environnement. Cet accord ne fera qu'accroitre la course aux matières premières, dont les conséquences sont catastrophiques pour les populations locales et leur lieu de vie."

Pour Yannick JADOT, député européen et vice-président de la commission du  commerce international: 

"Ces accords de libre-échange s'inscrivent dans la même logique de libéralisation commerciale qui ne tire pas les leçons de la crise profonde que nous traversons. Le commerce mondial a aujourd'hui besoin de plus de régulations que moins. Les pays, notamment au Sud, ont besoin de plus d'intégration régionale que de concurrence entre eux. Ces accords comportent aussi de nombreuses failles que ce soit sur la protection de l'environnement ou celle des droits humains.

Cependant,le Parlement européen a réussi à peser sur la Colombie et le Pérou durant les débats et c'est un premier pas encourageant. En effet, avant de donner son accord, le Parlement européen avait exigé de la part de la Colombie et du Pérou, de lui soumettre des feuilles de route détaillant leurs solutions pour remédier aux violations des droits de l'homme récurrentes dans leur pays. Certes, la feuille de route n'est pas un instrument contraignant. Certes, celles produites par la Colombie et le Pérou étaient incomplètes. Certes, beaucoup de problèmes ont été laissés de côté. Cependant, malgré toutes ces imperfections, le Parlement européen a réussi à imposer cette obligation de produire un tel document à des pays qui n'en voulaient pas. C'est peut-être là un premier pas vers une re-politisation du débat commercial au sein du Parlement.e ces accords, vers une vraie stratégie commerciale."

Libre comercio entre la Unión Europea, Perú y Colombia

La UE prioriza sus multinacionales ante los derechos humanos


Hoy, 11 de diciembre 2012, el Parlamento Europeo ha votado a favor al controvertido Tratado de Libre Comercio (TLC) entre la Unión Europea, Colombia y Perú.  Los Verdes votamos en contra de este acuerdo.  Con la aprobación por la eurocámara, y la  de los parlamentos de Colombia y Perú, el tratado entrará provisionalmente en vigor. La portavoz de política comercial del grupo de los Verdes/ALE en el Parlamento Europa, Ska Keller, declaró al respecto:  

"El voto de hoy amplía aún más el abismo existente entre  la retórica de la Unión Europea sobre los derechos humanos y la realidad que practica. Tan sólo ayer, los representantes de la Unión Europea recibieron, con aplauso, el Premio Nobel de la Paz. Pero hoy, a la hora de poner en la balanza los intereses económicos y comerciales por un lado y los derechos humanos por el otro, los conservadores, socialdemócratas y liberales  no dudan en votar en contra de los derechos humanos. Esto es muy lamentable.

La sociedad civil y los sindicatos se han movilizado masivamente en contra del tratado de libre comercio. Para los sindicalistas, Colombia es el país más peligroso del mundo. El 47 por ciento de los asesinatos de sindicalistas que acontecen en el mundo, ocurren en Colombia, y con una impunidad casi total. Actualmente se pisotean los derechos de las poblaciones  indígenas para implantar grandes obras de infraestructura y minas. Se han hecho estudios que evidencian cómo el tratado de libre comercio va a empeorar todavía más la situación de estas personas. Con el voto en favor del tratado, los socialdemócratas se han despedido sin pena de su papel de luchadores por los derechos sindicales. Los grandes ganadores de este tratado serán sobre todo empresas europeas como Siemens y Telefónica.

A la luz de la crisis financiera parece absurdo que se promueve en el TLC una desregulación masiva de los servicios financieros. Estudios muestran que el tratado abre la gran puerta a la evasión de impuestos. A los narcotraficantes se les facilitará el lavado del dinero. Contradictoriamente, esto se hace cuando a Europa le urge regular su sector financiero."