Communiqué de presse


fr | en | de | es

Plan d’investissement de l’Union

Le Plan d’investissement de M. Juncker est le bienvenu, mais il manque d’ambition, de moyens et d’objectifs clairs


Commentant le plan d’investissement européen présenté aujourd'hui devant le Parlement européen par M. Juncker, président de la Commission européenne, le coprésident des Verts/ALE Philippe LAMBERTS a estimé que:

"Les Verts au Parlement européen partagent le diagnostic fait par Monsieur Juncker en ce qui concerne la nécessité d'un plan d'investissement. Mais de quel investissement parlons-nous? Il est crucial de faire la différence entre investissement et investissement. Ce n'est pas la spéculation à haute fréquence, la spéculation immobilière ou la spéculation sur les marchés d'actions que nous voulons. L'investissement c'est ce qui sert la cause de la dignité de la vie humaine comme le disait le Pape François dans cette assemblée ce mardi 25 novembre.

Qu'entendons-nous par un investissement dans l'humain? :

L'investissement dans la transformation écologique de nos infrastructures, dans la restauration de nos ressources naturelles, dans la cohésion sociale, dans l'éducation et la formation, dans la recherche et dans l'innovation.

À l'aune de cela, le plan de Jean-Claude Juncker semble recouper ces objectifs mais nous avons plusieurs critiques qui sont les suivantes :

Le volume de 21 milliards d'argent public pour mobiliser 300 milliards d'argent privé, ne nous semble pas crédible. Puis, il ne s'agit simplement pas d'argent nouveau, mais d'argent que l'on puise par exemple dans le budget européen de la recherche ce qui revient à déshabiller Pierre pour habiller Paul. De plus, le principe même de cet argent public est d'éponger les premières pertes que génèreraient des investissements malheureux, selon le principe de la socialisation des pertes et de la privatisation des bénéfices, un principe qui a conduit l'UE là  où elle se trouve aujourd'hui.

Pour les Verts au Parlement européen, quatre mesures essentielles sont absentes du plan Jean-Claude Juncker. Rappelons que l'UE est un continent riche d'un patrimoine situé entre 60 000 et 70 000 milliards d'euros. Comment utiliser cette masse d'argent en vue d'investissements socialement utiles?

1 - Il est impératif de fermer l'économie casino à double tour car aujourd'hui encore, il est toujours plus intéressant pour un "investisseur" de placer son argent dans l'économie casino – souvent avec une forme de garantie publique implicite - que de l'investir dans l'économie réelle. À titre d'exemple, seulement 5% des énormes liquidités mises à disposition des banques par la BCE depuis le début de la crise se sont retrouvés investis dans l'économie réelle; le reste a alimenté des bulles d'actifs.

2 -  Il faut s'attaquer avec force à la fraude et à l'évasion fiscale estimées à 1000 milliards d'euros par an, qui ne rentrent pas dans les caisses des Trésors publics en Europe. Les 21 milliards d'argent public prévus pour le fond d'investissement du plan Juncker ne représentent guère plus que ce que quelques entreprises multinationales devraient payer si elles étaient taxées au même taux que les PME.

3 - Réorienter notre fiscalité, en particulier rediriger les subsides octroyés aux énergies fossiles vers les énergies renouvelables. Ceci permettrait à l'UE de s'affranchir d'une facture quotidienne d'1 milliard d'euros pour des énergies fossiles achetés à Poutine et aux pétromonarchies Arabes.

4 - Se doter d'objectifs contraignants en matière d'efficacité énergétique et d'efficacité de l'emploi des ressources afin de rendre obligatoires ces investissements non seulement indispensables mais essentiels pour placer l'Europe à la pointe de la révolution industrielle qui s'amorce.

Ces mesures, qui ne sont pas contradictoires avec le plan Juncker, nous semblent cruciales si l'on veut donner au plan Juncker la moindre chance de succès."

Le Plan d'investissement du groupe des Verts/ALE peut être visualisé en anglais ici (la traduction française est attendue pour le 10 décembre et sera ensuite mis en ligne):

/legacy/fileadmin/dam/Documents/Policy_papers/Green_Investment_Plan_for_Europe_EN.pdf

Plan de inversiones de Juncker

Sin una fuerte inversión pública no se podrá evitar una tercera recesión y anuncia que el Grupo de Los Verdes presentará un plan alternativo


ICV considera que el Plan de inversiones de Juncker "se queda corto y utiliza instrumentos inadecuados" 

Jean-Claude Juncker ha presentado hoy su plan de inversiones y ha anunciado que pretende movilizar 315.000 millones de € de inversiones a través sólo de la recolocación presupuestaria de 16.000 millones en los presupuestos de la UE y 5.000 millones ya contemplados también al Banco Europeo de Inversiones. Según el eurodiputado de ICV, Ernest Urtasun, el plan "se queda francamente corto, es una decepción porque no habrá fondos nuevos, sólo una colocación presupuestaria". "El factor de movilización de fondos privados es totalmente exagerado: pretender que con 21.000 millones se movilizarán 15 veces más de inversión privada hasta los 315.000 millones prometidos no se lo puede creer nadie ", lamentó Urtasun que ha criticado también los instrumentos que se utilizarán en el plan.

En este sentido, Urtasun ha lamentado el plan de Juncker de utilizar los fondos públicos como primera contribución a fondo perdido de una inversión donde se añadirán las Inversiones privadas. "Con este esquema, los fondos públicos asumen todo el riesgo de la inversión y los fondos privados sólo pueden obtener beneficios. Seguimos con la lógica de socializar pérdidas y maximizar beneficios ", ha denunciado.

De esta manera, el eurodiputado de ICV considera que el anuncio hecho por Juncker de que las aportaciones adicionales al Fondo que puedan hacer los Estados no computarán dentro de los límites de déficit establecidos por la legislación europea es una buena noticia, pero ha criticado que estas aportaciones sean totalmente voluntarias. "En Europa hay que movilizar nuevos recursos para cambiar radicalmente las expectativas de los agentes sociales", aseguró Urtasun que también ha avisado de que "sin una fuerte inversión pública no evitaremos la tercera recesión".

Igualmente, el europarlamentario de ICV también ha alertado sobre el hecho de que se pretenda vincular este plan a la profundización de las reformas estructurales que se están impulsando en la periferia europea como reclaman algunas voces liberales del hemiciclo y ha criticado a la Comisión Europea por no especificar el tipo de inversiones que se pretenden hacer. "Es necesario que las inversiones se canalicen hacia la transición energética de la economía, y sobre todo evitar que los recursos sigan alimentando burbujas de activos especulativos como hemos vivido en el pasado", ha reclamado.

Por todo ello, Urtasun considera que el plan no sólo se queda corto, si no que su diseño es equivocado y ha anunciado que el Grupo de Los Verdes presentará en los próximos días un Plan de inversiones alternativo.