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Christopher Jahn/IFRC (CC BY-NC-ND 2.0)

Communiqué de presse


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Répartition européenne des réfugiés et des migrants

Conseil justice et affaires intérieures


Lors de leur réunion de demain (mardi 8 octobre), les ministres de l'Intérieur de l'UE discuteront de l'initiative de l'Allemagne, de la France, de l'Italie et de Malte pour une répartition européenne des réfugiés et des migrants. 

Damien Carême, membre du Groupe des Verts/ALE au Parlement européen, appelle à la mise en œuvre d’un mécanisme de répartition à l’échelle européenne, une mission européenne de sauvetage en mer et la fin de la criminalisation des ONG :

« L’initiative portée par 4 pays est un pas dans la bonne direction mais il est clairement insuffisant. C'est chaque pays européen qui doit prendre sa part de responsabilité et soutenir, en plus de l’Italie et de Malte, la Grèce et l'Espagne par exemple. Alors que certains États membres refusent la solidarité et l’application de Dublin, d’autres concluent en parallèle des accords de répartition entre eux : c'est bien la preuve que le régime commun d’asile n’a plus rien de commun ! Il est temps que les ministres de l'Intérieur trouvent un accord pour réformer Dublin avec un mécanisme équitable et permanent de répartition à l'échelle de l'UE, qui prenne en compte les attaches familiales, linguistiques et culturelles des demandeurs d'asile.

Il est indispensable qu'ils trouvent une solution pour mettre fin aux blocus portuaires qui frappent les navires des ONG. Les rescapés ne doivent plus être les pions d’un jeu politique entre des États membres trop lâches pour assumer leur devoir de solidarité. Plutôt que de financer des milices libyennes, l’Union européenne doit urgemment mettre en place une mission européenne de sauvetage en mer.

J'attends enfin des ministres qu'ils interdisent clairement la criminalisation de l'aide aux migrants, en mer comme sur terre. Les ONG, qui pallient les carences des États membres et sauvent chaque jour des êtres humains en mer, doivent pouvoir opérer sans craindre des poursuites judiciaires ou la saisie de leurs navires.

Un accord sur ces 3 priorités est indispensable demain. Pour rendre à l’Europe son humanité en tendant la main et en combattant l’indifférence »