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Communiqué de presse


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Programme EU4Health

Déclaration de Michèle Rivasi, rapporteure des Verts/ALE pour EU4Health


Le parlement européen adoptera aujourd’hui son rapport* sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif à l’établissement d’un programme d’action de l’Union dans le domaine de la santé pour la période 2021-2027.

 

Déclaration de Michèle Rivasi, membre de la commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire et rapporteure des Verts/ALE pour EU4Health :

"Nous devons faire du programme «UE pour la santé » l'épine dorsale de notre lutte contre la pandémie de corona, mais aussi de la prévention des menaces pour la santé publique et la clé de l'accès à des soins de santé adéquats pour tous.

Nous avons veillé à poser certaines priorités. En particulier, en soutenant la création d'établissements pharmaceutiques destinés à produire les médicaments essentiels pouvant manquer en Europe ainsi que d'un institut européen du cancer qui aura notamment pour mission de faire la synthèse des registres nationaux existants et à venir. Nous avons également insisté sur l’importance des stress tests permettant de vérifier la solidité des services de santé d'un pays européen en cas de crise sanitaire.

La prévention est essentielle. Les coupes dans le programme EU4Health demandées par le Conseil étaient irresponsables, surtout en période de pandémie. C'est un succès que le Parlement européen ait triplé le montant prévu par le Conseil lors des négociations budgétaires.

Nous considérons par ailleurs que c’est une bonne chose que la Commission ait pu s’engager et coordonner à l’échelle européenne la signature des accords d’achats anticipés de futurs vaccins. Nous avons besoin de vaccins réellement sûrs et efficaces et non de vaccins OGM développés à la va-vite. Ce n'est pas le moment de permettre aux multinationales pharmaceutiques de manipuler les marchés avec la complicité de l'argent public, de limiter leur responsabilité, de dissimuler les effets indésirables ou de conclure à huis clos des accords lucratifs avec les institutions européennes. La Commission refuse les demandes des parlementaires de publier les clauses des contrats signés et les noms des négociateurs. C’est inadmissible!

Seule une totale transparence permettra de restaurer la confiance. Il est maintenant de la plus haute importance que des données cliniques vitales soient divulguées et examinées de près, avant toute autorisation de mise sur le marché."