Communiqué de presse


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Grèce- Référendum

L'Eurogroupe peut encore limiter les dégâts


Déclaration de Philippe LAMBERTS, Président du groupe Verts-ALE:

« Après les évolutions des négociations la semaine dernière, et rendues possibles par de véritables concessions de la part du gouvernement grec, les institutions de la Troïka, qu’elles le veuillent ou non,  sont responsables d’avoir acculé les Grecs à devoir choisir par référendum lequel des deux venins ils préfèrent se voir administrer. A savoir;  une mise en demeure imminente du FMI pour retard de paiement ou une aggravation de la crise découlant de la mise en œuvre d’un nouveau paquet de mesures pro-cycliques d’austérité.

Contrairement aux opinions erronées de plus en plus répandues, rappelons qu'un retard de remboursement au FMI ne constitue pas une situation d’insolvabilité et l’insolvabilité d’un État n’implique pas automatiquement une sortie de la zone euro.

L’Eurogroupe peut encore limiter les dégâts pour qu’il en soit autrement. Au lieu de combiner les pires éléments des propositions du FMI et des partenaires européens, à savoir ; la reconduction de mesures d’austérité économiquement contre-productives et socialement injustes pour le premier avec le refus des Européens de considérer immédiatement un plan de restructuration inéluctable de la dette grecque, l’Eurogroupe peut parfaitement opter pour le second scénario. C’est-à-dire celui qui allie la proposition du FMI de restructuration de la dette grecque pour la rendre soutenable et celle des partenaires européens laissant aux autorités grecques le choix souverain des mesures pourvu, bien entendu, qu’elles débouchent sur des résultats tangibles.

Une solution viable peut donc être envisagée dès l’Eurogroupe d'aujourd'hui. Celle-ci consisterait donc à:

D’une part, débloquer la tranche du deuxième plan à des conditions économiquement sensées et socialement justes en laissant aux Grecs le choix de déterminer les meilleures combinaisons possibles pour redresser réellement et de manière durable le pays. 

D’autre part de stimuler les investissements en utilisant, pour commencer, et comme le propose la Commission européenne, les fonds européens destinés à la Grèce immédiatement disponibles. Enfin, engager les négociations sur une nouvelle restructuration de la dette grecque pour la rendre soutenable. »