Glyphosate
Chafer Machinery (CC BY 2.0)

Communiqué de presse


fr | en | de | es

La Commission doit imposer un moratoire et soutenir les scientifiques indépendants des Nations-Unies attaqués par Monsanto

Glyphosate/ Monsanto Papers


Suite au dépôt d’une question orale(1) relative à la crédibilité scientifique de certaines études parrainées par Monsanto et ayant servi aux Autorités européennes de sécurité des aliments (EFSA) et des produits chimiques (ECHA) pour évaluer la sûreté du glyphosate, le Parlement européen a tenu un débat avec le Commissaire lithuanien en charge de la Santé, Vytenis Andriukaitis.

Une audition conjointe sur les données utilisées pour l’évaluation de la dangerosité du glyphosate sera organisée à l’automne par les Commissions Environnement-santé et Agriculture du Parlement européen. Des représentants de Monsanto y seront invités. Cette audition permettra aux députés d’évaluer si la création d’une commission d’enquête reste nécessaire.

Déclaration de Michèle RIVASI (2) , membre de la Commission santé et environnement :

"Non, Monsieur le Commissaire, il n'est pas possible de vouloir autoriser le Glyphosate dans ces conditions. Les "Monsanto Papers" livrent chaque semaine leur lot de révélations sur le système mis en place par Monsanto pour influencer les décideurs et les autorités sanitaires à son avantage. Comment, dans une telle situation d’opacité, où des études fournies par  l'industrie agro-chimique ne peuvent être consultées, peut-on croire au bien-fondé des avis de l'Agence européenne des aliments (EFSA) et de l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) concluant à l'innocuité du glyphosate ? C’est impossible !

Monsanto cache la vérité. La Commission, et, avec elle, tous les citoyens européens, sont les premières victimes de ces mensonges. Nous, députés du Parlement Européen, avons le droit de savoir dans quelles circonstances les avis de l'EFSA et de l'ECHA ont été produits. Également si l'industrie a influé ou non sur ces avis. Il est de notre responsabilité de faire toute la lumière sur la véritable toxicité du glyphosate. Et si ces exigences de transparence et de véracité réclament la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire, nous le ferons ! »

Déclaration de José BOVÉ, membre de la Commission de l’agriculture :

« La Commission doit imposer un moratoire sur le glyphosate et mener une bataille juridique contre Monsanto s’il s’avérait qu’elle avait effectivement falsifié les données fournies aux autorités de contrôle.

Il est par ailleurs inacceptable qu’elle ne défende pas avec fermeté les chercheurs indépendants de l’agence des Nations-Unies, le CIRC, qui, depuis plusieurs mois,  subissent des attaques calomnieuses de la part de Monsanto. Ces scientifiques sont aujourd’hui victimes d’actes d’intimidation pour avoir déduit des études scientifiques répertoriées que le glyphosate était un cancérigène probable.

Ces agissements rappellent ceux de Philip Morris falsifiant la vérité pour vendre ses cigarettes. Fait intéressant, leur cabinet d’avocats est celui qui défend aujourd’hui Monsanto. »

 

(1) http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+OQ+O-2017-000046+0+DOC+XML+V0//FR

(2) En mai dernier, Michèle Rivasi, avec 3 autres collègues Verts-ALE , saisissait  la Cour de Justice de l’UE pour non-divulgation par l’EFSA des études sur lesquelles elle s’est fondée pour conclure que le glyphosate n’était probablement pas cancérigène pour l’homme.

http://extranet.greens-efa-service.eu/public/media/file/1/5199

(3) Lettre Au Président de la Commission :http://extranet.greens-efa.eu/public/media/file/1/5083

La Comisión debe imponer una moratoria y apoyar a los científicos independientes de la ONU atacados por Monsanto

Glifosato / Papeles de Monsanto


Tras la presentación de una pregunta oral (1) sobre la credibilidad científica de algunos estudios patrocinados por Monsanto y usados por la ​​Autoridad Europea de Seguridad Alimentaria (AESA) y productos químicos (ECHA) para evaluar la seguridad del glifosato, el Parlamento Europeo ha celebrado hoy un debate con el Comisario de Salud, Vytenis Andriukaitis.

En otoño, las Comisiones de Medio Ambiente y Agricultura celebrarán una audiencia conjunta sobre los estudios utilizados para la evaluación de la peligrosidad del glifosato, a la que se invitará a los representantes de Monsanto. Esta audiencia permitirá que el Parlamento evalúe si la creación de una comisión de investigación sigue siendo necesaria.

Durante el debate, el eurodiputado de Los Verdes/ ALE (EQUO-Primavera Europea), Florent MARCELLESI ha dicho:

"El glifosato es según la Organización Mundial de la Salud una sustancia posiblemente cancerígena, es decir dañina para nuestra salud. A pesar de esto, la Agencia Europea de Seguridad Alimentaria lleva un año negándose a hacer públicos los estudios que avalan el glifosato. En el transcurso de este debate, y ante la falta de transparencia sobre su seguridad, Los Verdes europeos no nos hemos quedado parados y hemos llevado este asunto ante el Tribunal de Justicia de la UE(2). Queremos que los datos sean transparentes y que los expertos puedan trabajar con rigor científico, así como conocer el papel de Monsanto en este proceso (3). Mientras tanto casi 1 millón de personas ya están pidiendo la prohibición del glifosato a través de una Iniciativa Ciudadana Europea. (3) 

Pedimos a la Comisión Europea sentido común, la imposición de una moratoria sobre la licencia y una investigación realmente independiente, contrastada y transparente. Esto es básico para un debate democrático de calidad con el que repensar nuestro sistema agrícola y proteger nuestra salud."

 

(1) Pregunta con solicitud de respuesta oral: http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+OQ+O-2017-000046+0+DOC+XML+V0//ES

(2) Los Verdes/ALE han llevado el asunto de la falta de transparencia sobre el glifosato ante el Tribunal de Justicia de la UE: https://www.greens-efa.eu/en/article/news/greens-efa-go-to-court-over-lack-of-transparency-on-glyphosate/

(3)  Los papeles de Monsanto son una serie de artículos publicados en el contexto de un litigio en los EE.UU. que llevó a reclamar a los demandantes responsabilidades por el desarrollo de linfomas no Hodgkin como resultado de la exposición al glifosato. Los documentos mostraron que al menos uno de los estudios sobre genotoxicidad patrocinados por Monsanto fueron incluidos como evidencia empleada por la Autoridad Europea de Seguridad Alimentaria (AESA) y la Agencia Europea de Sustancias Químicas (ECHA) en su evaluación sobre la seguridad del glifosato. La aprobación del glifosato expira el próximo 31 de diciembre de 2017.

En marzo, un grupo de eurodiputados de diferentes partidos, liderado por Los Verdes/ALE, escribieron al Presidente Juncker para expresarle su preocupación sobre los Papeles de Monsanto: https://www.greens-efa.eu/en/article/press/european-commission-must-put-citizens-health-first/