Communiqué de presse


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Permis européen d'entrée

Une collecte de données inutile et couteuse


 

La Commission européenne a présenté aujourd'hui sa proposition de nouveau permis européen d'entrée. Dans le cadre de cette proposition, les personnes voyageant dans l'Union européenne et n’ayant pas besoin de visa devront présenter une demande d'admission en utilisant le système européen d'information et d'autorisation de voyage (ETIAS - EU Travel Information and Authorization System). Le système est destiné à recueillir des données, notamment sur les études et la profession, ainsi qu’à contrôler les données de voyage avec les bases de données existantes.

Suite à cette annonce, Eva JOLY, membre Verts-ALE de la Commission justice et affaires intérieures, a déclaré :

 « Avec ce permis, la Commission européenne élargit encore la gamme déjà considérable de systèmes de collecte et de profilage de données alors même que les avantages de ce nouveau système sont loin d'être clairs ».

« ETIAS s'appliquera uniquement aux pays exempts de visa, ceux avec qui la coopération policière et judiciaire fonctionne déjà bien. Ce qui manque, c'est l'évaluation et l'échange rapide de données concernant les suspects et les individus représentant un risque élevé. Le nouveau système ne résoudra pas ce problème. Ce sera un autre instrument de surveillance des voyageurs qui conduira à une rétention encore plus disproportionnée des données. Il existe déjà de nombreuses options pour vérifier les données des voyageurs, y compris le système d'information Schengen ».

 « Selon les estimations de la Commission, le stockage des données des passagers aériens coûterait à lui seul 500 millions d'euros, auxquels s’ajouteraient 500 millions d’euros supplémentaires pour ce système d’entrée et de sortie proposé par la Commission. Une somme conséquente qui pourrait être plus efficacement investie en équipements ainsi que dans la facilitation de la coopération entre la police nationale, les autorités d'enquête et Europol ».

Europäisches Einreisegenehmigung

Überflüssige Datensammlung


Frans Timmermans, stellvertretender Präsident der Europäischen Kommission, und der EU- Kommissar für Migration, Inneres und Bürgerschaft, Dimitris Avramopoulos, haben an diesem Mittwoch einen Vorschlag für eine Europäische Einreisegenehmigung vorgestellt. Künftig sollen Reisende, die kein Visum benötigen, eine Einreisegenehmigung im ETIAS-System („EU Travel Information and Authorisation System“) beantragen. Das System soll auch Daten über Ausbildung und Beruf erheben und diese mit bereits bestehenden Datenbanken abgleichen. Jan Philipp Albrecht, stellvertretender Vorsitzende des Innen- und Justizausschusses im Europäischen Parlament, hält eine neue Datenbank für überflüssig:

"Es ist völlig unklar, welchen Mehrwert das Reisedatensystem bringen soll, zumal es nur für solche Länder gelten wird, die eine Befreiung von der Visumspflicht mit der EU ausgehandelt haben. Mit diesen Ländern ist die Zusammenarbeit mit den Polizei- und Strafverfolgungsbehörden gut. Was fehlt, ist die Auswertung und der zügige Austausch von Informationen über bekannte Verdächtige und Risikopersonen. Das neue Reisedatensystem bringt nicht Auswertung und Austausch weiter, sondern ist ein weiteres Instrument der Generalüberwachung von Reisenden mit unverhältnismäßig langer Datenspeicherung für fünf Jahre.

Bereits heute gibt es mit dem Schengener Informationssystem und anderen Reisedatenbanken umfangreiche Möglichkeiten, Daten abzugleichen. Zudem wurde jüngst die Speicherung von Fluggastdaten beschlossen, die nach Schätzungen der Europäischen Kommission weitere 500 Millionen Euro kosten wird. Ein ebenfalls geplantes Einreise- und Ausreiseregister wird auf nochmal 500 Millionen Euro geschätzt. Die Datensammlungen und der Abgleich von Daten sollten gründlich evaluiert werden, bevor neue Systeme aufgebaut werden, deren zusätzlicher Nutzen völlig unklar ist. Das Geld wäre bei der Zusammenarbeit und besseren Ausstattung von Polizei, Ermittlungsbehörden und bei gemeinsamen Ermittlungsteams unter dem Dach von Europol dringend nötig.“

European entry permit

Superfluous data collection


 

The European Commission today presented its proposal for a new European entry permit. Under the proposals, travellers to the European Union who do not need a visa would have to apply for entry using the EU Travel Information and Authorization System (ETIAS). The system is intended to collect data, for example on education and occupation, and check travel data against existing databases.

Commenting on the announcement, Vice-President of the Committee on Civil Liberties, Justice and Home Affairs Jan Philipp Albrecht said:

"The European Commission is expanding the already considerable range of data gathering and profiling systems, yet the benefits of the new system are far from clear.

 “ETIAS will apply only to visa-exempt countries but police and justice cooperation with those countries already works well. What is missing is the assessment and quick exchange of data about suspects and high risk individuals. The new system won´t solve this problem, but will be another instrument of surveillance of travellers, and lead to further disproportionate retention of data. There are already extensive options for checking travellers´ data, including the Schengen information system.”

"According even to the Commission's own estimates, the storage of air passenger data alone will cost €500 million. The planned Entry-Exit System proposed by the Commission would add another € 500 million on top of that. This money would be more effectively spent on equipping and facilitating cooperation between national police, investigation authorities and Europol."


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