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Communiqué de presse |

Le Parlement européen demande que la violence basée sur le genre devienne un crime au niveau européen

Jeudi 16 septembre, les membres du Parlement européen ont adopté à une large majorité (427 en faveur/ 119 contre/ 140 abstentions) le rapport de la députée Verts-ALE Diana Riba i Giner, co-rapporteure du Parlement européen. Les députés réclament d’ajouter la violence basée sur le genre à la liste des domaines de criminalité particulièrement grave revêtant une dimension transfrontière.

Ils demandent également à la Commission européenne de proposer une directive dans le domaine. Ce rapport fournit une base juridique claire pour établir des règles minimales relatives à la définition des infractions pénales et des sanctions.

Déclaration de Diana Riba i Giner, co-rapporteure du Parlement européen, membre de la commission des droits des femmes et de l'égalité des genres :

"Il s'agit d'un moment historique dans la lutte contre la violence fondée sur le genre dans l'UE. En adoptant ce rapport, le Parlement a fait le premier pas pour se doter des outils permettant de garantir des définitions et des normes juridiques communes pour prévenir et combattre toutes les formes de violence fondée sur le genre, y compris la violence à l'égard des personnes LGBTIQ".

"La violence fondée sur le genre est ancrée dans les stéréotypes de genre, les structures patriarcales et les asymétries de pouvoir. Elle représente l'une des plus grandes violations des droits humains de l'histoire. "

"Le COVID19 a exacerbé la situation. Dans toute l’Europe, les agences gouvernementales, les groupes de défense des droits des femmes et les partenaires de la société civile ont constaté une augmentation des témoignages d’actes de violence envers les femmes pendant la pandémie, ainsi que des demandes de refuge d'urgence."

"En ajoutant la violence fondée sur le genre à la liste des crimes de l'UE dans les traités, la Commission aura la capacité de proposer une directive plus holistique et plus ambitieuse dans ce domaine. La directive n'agirait pas seulement aux niveaux de la prévention, du soutien et de la formation, conformément à l'esprit de la Convention d'Istanbul, mais elle irait au-delà et serait beaucoup plus complète, en abordant l'aspect pénal de la violence de genre."

Plus d'information:

Dans l'Union européenne, une femme sur trois a été victime de violence physique et/ou sexuelle, une sur deux de harcèlement sexuel, une sur vingt a été violée, une sur cinq a été harcelée. 95 % des victimes de la traite à des fins d'exploitation sexuelle sont des femmes.

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Député(e)s responsables

Diana Riba i Giner
Diana Riba i Giner
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