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Communiqué de presse


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Le Parlement hongrois adopte une réforme constitutionnelle contraire aux droits des personnes LGBTI

Déclaration de la députée européenne Gwendoline Delbos-Corfield


Aujourd'hui (mardi 15 décembre), le Parlement hongrois a voté une série d'amendements à la Constitution, dont certains vont à l'encontre des droits des personnes LGBTI. Ils ont été initialement proposés par le gouvernement hongrois au lendemain de l'instauration de l'état d'urgence, censé contribuer à endiguer la deuxième vague de la pandémie de COVID-19. 

Gwendoline Delbos-Corfield, députée européenne Verts/ALE et rapportrice du Parlement européen de la situation de l'état de droit en Hongrie, réagit:
 
"En amendant la Loi Fondamentale, Viktor Orbán et le Fidesz portent une nouvelle fois atteinte aux droits des personnes LGBTI. Le gouvernement hongrois avait déjà interdit la reconnaissance juridique du genre pour les personnes trans et intersex, ainsi que le mariage des couples de même genre. Viser les personnes dans les situations les plus vulnérables, telles que les personnes LGBTI, les personnes Rroms et les demandeur·se· s d’asile, fait partie intégrante de la stratégie du gouvernement d’instaurer une autocratie en Hongrie. Cela doit cesser. L’Union européenne ne peut rester à ne rien faire, alors que les droits de millions de citoyen·ne·s sont activement attaqués par leur propre gouvernement. 

La Commission européenne, le Conseil et les autres États membres doivent empêcher le gouvernement hongrois de s’attaquer encore plus à l’état de droit et aux droits fondamentaux. Le fait qu’aucun progrès n’ait été fait quant à la procédure de l’article 7 contre la Hongrie pendant la Présidence allemande, et que celle-ci ait annulé l’audition prévue le 8 décembre lors du Conseil des Affaires Générales, a été une déception. La procédure de l’Article 7 ne peut être efficace que s’il y a la volonté politique de la poursuivre à son terme. Le groupe des Verts/ALE au Parlement européen demande aux prochaines présidences du Conseil de l’UE, et en particulier, au Portugal, de mettre le respect de l’état de droit au cœur de leurs priorités politiques et de faire en sorte que des mesures concrètes soient prises contre la Hongrie, la Pologne et tout État membre qui ne respecte pas l’état de droit."