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Communiqué de presse


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Sommet européen


Déclaration de Philippe LAMBERTS, Président du groupe Verts-ALE :

« Les dirigeants européens doivent mettre fin à leurs tergiversations. L’élection de Trump, le Brexit, la renaissance de forces nationalistes dures un peu partout en Europe sont autant d’éléments désintégrateurs pour notre continent. Il est grand temps de leur opposer des politiques en mesure de revaloriser l’UE auprès des Européens. Mais pour regagner du crédit à leurs yeux et, par la même occasion, se renforcer, l’UE doit mettre fin aux politiques ne bénéficiant qu’à une minorité privilégiée.

En s’acharnant avec un agenda économique qui n’a fait qu’à accroître les inégalités, l’exclusion et la pauvreté, nos dirigeants ont directement alimenté les forces anti-européennes. Des forces qui n’offrent pourtant rien d’autre que du vent.

L’UE a encore suffisamment ressources pour garantir à tous un avenir à la hauteur des principes qui ont fondé l’UE. »

Déclaration de Ska KELLER, Présidente du groupe Verts-ALE :

« Nous ne pouvons accepter que l’UE renie ses propres valeurs en cherchant à sceller un accord avec la Libye. Nous devons réaffirmer notre attachement aux droits humains et au droit d’asile en renonçant à cet accord par lequel l’Union abandonne les réfugiés à un sort terrible.

Si l’argent européen sert à financer les gardes-frontières, cela engage notre responsabilité morale envers tous les individus qui fuient la guerre, la violence et la torture. Tirons les leçons de l’'accord avec la Turquie qui a immanquablement rendu l’UE dépendante d'Erdogan. Nous ne pouvons accepter un nouvel accord qui nous rendrait cette fois dépendant du gouvernement libyen.
Il est par ailleurs inadmissible que les fonds communautaires destinés au développement soient utilisés pour la protection des frontières comme cela a été le cas avec le Soudan et le Niger.

Si, comme ils l’affirment, les chefs d'État et de gouvernement veulent sauver des vies, ils doivent accélérer la réinstallation des réfugiés, autoriser les visas humanitaires et étendre le regroupement familial à toutes les personnes bénéficiant d’une protection internationale. »