Communiqué de presse


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Sommet de Bratislava

Les dirigeants de l’UE doivent montrer aux citoyens qu’ils veulent et peuvent travailler ensemble


Commentaire de Philippe LAMBERTS, Président du groupe Verts-ALE :

"Les dirigeants de l’UE doivent montrer aux citoyens qu’ils veulent et peuvent travailler ensemble.
Nous devons de toute urgence régler la crise des réfugiés en accélérant leur relocalisation mais également en fournissant une aide conséquente aux pays tiers. La solidarité doit d’abord être européenne pour pouvoir s’exercer au plan international. Nous devons également apporter des solutions concrètes aux problèmes des citoyens qui se sentent démunis face à la mondialisation. Nous avons besoin d’une approche commune de la gestion de nos frontières. C’est le meilleur moyen de protéger la libre circulation au sein de l’UE  et le respect des droits humains au-delà de nos frontières.

Nos dirigeants sont aujourd’hui contraints de coopérer pour combattre le terrorisme et la criminalité internationale. Et il est possible de répondre aux préoccupations sécuritaires fondées des citoyens sans pour autant mettre de côté leurs droits fondamentaux. Le projet de renforcement de la coopération européenne est une avancée si elle permet à l'UE de jouer un rôle substantiel dans Les opérations internationales de maintien de la paix. L'idée de Jean-Claude Juncker d'instaurer un fonds européen pour la défense ne peut être défendue que s'il correspond à une mise en commun des ressources nationales."


Commentaire d'Eva JOLY, membre Verts-Ale de la Commission Justice et affaires intérieures :

"Il est vital que l’Union européenne adopte une approche collective en matière de lutte contre le terrorisme et la radicalisation. Nous avons besoin d’une réelle coopération policière et judiciaire entre États membres. Mais nous avons surtout besoin de plus de ressources humaines et financières pour pouvoir faire face au niveau de menace actuelle, notamment dans les services judiciaires et forces de police.

Ce dont nous n’avons pas besoin, en revanche, c’est d’une collecte de masse des données : en plus d’être coûteux, l’efficacité de tels dispositifs reste très discutable plus de 15 après les attentats du 11 septembre. Sans même parler des atteintes aux droits fondamentaux, en particulier du droit à la vie privée et à la protection des données personnelles.  Il est également essentiel d’arrêter de croire que nous pourrons garantir la sécurité de l’Union en érigeant des barrières et des murs, alors que nous savons aujourd’hui que beaucoup d’extrémistes se radicalisent sur notre territoire."