(C) Lars Aronsson

Communiqué de presse


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Le MES réformé, la fake news d'une avancée communautaire

Réforme de la zone Euro - Création du Fonds monétaire européen


Ce jeudi 14 mars, les députés européens ont donné leur feu vert à la création du Fonds monétaire européen. Présentée en décembre 2017, la proposition de la Commission européenne visait notamment à intégrer le Mécanisme européen de stabilité (MES) dans l’ordre juridique de l’UE. Pour le groupe Verts-ALE, cette étape nécessaire du changement de statut juridique du Mécanisme européen de stabilité (MES) n’a de sens que s’il est régi dans son fonctionnement par la méthode communautaire. 

Or, la proposition créant le Fonds monétaire européen se résume à une modification d'ordre formel. À l’instar du MES,  organe intergouvernemental de gestion de crise créé par les 19 États membres de la zone euro, le Fonds monétaire européen continuera d’être alimenté par les États membres, ses décisions devront être prises à l'unanimité et les Parlements ne pourront exercer aucun  pouvoir de contrôle.

 

Déclaration d’Eva JOLY, Vice-Présidente de la Commission TAX3 :

« S’il y a bien une réforme incontournable pour l’avenir de l’UE, c’est précisément celle de la zone euro et, notamment, du Mécanisme Européen de Stabilité.  La création du Fonds monétaire européen est une occasion manquée de réellement démocratiser et renforcer la solidarité de la zone euro.  En donnant leur feu vert à ce Fonds monétaire européen, qui n’a d'ailleurs d'européen que le nom puisqu’il reste en dehors du budget européen et du contrôle du Parlement, une majorité d'eurodéputés perpétuent les travers d’une Union économique et monétaire à bout de souffle.

En tant qu'écologistes, nous défendions un mécanisme de prévention des crises doté d’une capacité financière suffisante pour assister financièrement les États dans le besoin. Nous souhaitions un Fonds qui intègre la dimension sociale et tire les leçons des politiques d’austérité. Nous voulions un organe transparent et soumis au contrôle parlementaire. Au lieu de cela, nous n’avons obtenu qu’un simulacre de fonds monétaire européen soumis à la règle de l'unanimité des États et qui, faute d’être efficace et démocratique, risque de renforcer le sentiment de défiance chez les citoyens. Nous avons besoin d'un changement de cap pour l'avenir de l'Union économique et monétaire. »

 

Mismas recetas y funcionamiento erróneo que su antecesor

Fondo Monetario Europeo


El Parlamento Europeo ha dado hoy luz verde a la creación del Fondo Monetario Europeo. La propuesta de la Comisión Europea, presentada en diciembre de 2017, tenía por objeto integrar el Mecanismo Europeo de Estabilidad (MEDE) en el ordenamiento jurídico de la UE. Para el Grupo Verdes/ALE, no se trataba sólo de un cambio de estatus jurídico, sino que se debía asegurar un funcionamiento democrático de la nueva institución bajo el método comunitario.

Sin embargo, la propuesta de crear el Fondo Monetario Europeo se ha acabado reduciendo a una simple modificación formal. Al igual que el MEDE, el organismo intergubernamental de gestión de crisis creado por los 19 Estados miembros de la zona euro, el nuevo Fondo Monetario Europeo seguirá siendo financiado por los Estados miembros, sus decisiones deberán adoptarse por unanimidad y los Parlamentos no podrán ejercer ningún poder de supervisión.

Ernest Urtasun, eurodiputado del Grupo Verdes/ALE y portavoz de Catalunya en Comú, ha comentado:

"La creación del Fondo Monetario Europeo es una oportunidad perdida para democratizar la gobernanza económica y reforzar la solidaridad de la zona euro. Esta reforma ha sido únicamente cosmética, sin cambios en cómo funcionará el fondo ni en el escrutinio parlamentario del mismo. Este Fondo Monetario Europeo sigue estando fuera del presupuesto europeo y del control del Parlamento, sus decisiones serán por unanimidad y no se regirá por el método comunitario.

Los Verdes/ALE queríamos un Fondo que integrara la dimensión social y la democrática, ya que el MEDE demostró graves deficiencias en sus programas funcionamiento, a un altísimo coste social con unos rescates fallidos y de consecuencias terribles para los países afectados.

Queríamos un organismo transparente y sujeto al control parlamentario. En cambio, sólo hemos conseguido un simulacro de fondo monetario europeo con las mismas recetas, sometido a la regla de la unanimidad de los Estados.”