Office of the Prime Minister of Malta
Frank Vincentz (CC BY-SA 3.0)

Communiqué de presse


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Le vote fort du Parlement montre que la Commission doit entamer un dialogue sur l'État de droit

Malte


Aujourd'hui, à l'initiative du groupe des Verts/ALE, le Parlement européen a adopté une résolution sur l'État de droit à Malte; cela fait suite aux récentes révélations concernant le meurtre de Daphné Caruana Galizia.

Le vote invite instamment la Commission européenne à engager un dialogue avec le gouvernement maltais dans le cadre de l'État de droit. Au cours des dernières semaines, des proches alliés du Premier ministre Joseph Muscat ont démissionné et ont été impliqués dans ce meurtre. Le Premier ministre Muscat a déclaré qu'il démissionnerait en janvier 2020.

 

Déclaration de Gwendoline Delbos-Corfield, Vice-présidente du Groupe Verts-ALE et membre du groupe de monitoring sur la démocratie et l'État de droit (Commission LIBE) :

" Notre vote d'aujourd'hui montre que le Parlement européen défend le droit de tou-te-s les Maltais-es à vivre dans un pays européen fondé sur l'État de droit. La responsabilité du Parti travailliste au gouvernement est immense. En ne prenant pas les mesures qui s'imposent, ce gouvernement se rend complice par inaction. Mais la généralisation de la corruption est telle que les institutions sont fragilisées, quel que soit le parti au pouvoir. Les risques systémiques sont colossaux. Des changements structurels de nature institutionnelle, la remise en cause du modèle de business économique maltais et la fin de l'argent facile, sont essentiels. L'Union européenne ne peut, pour sa part, continuer à accepter des paradis fiscaux sur son territoire.

Le blanchiment d'argent généralisé, la vente de passeports et la corruption de haut niveau témoignent de la non-application systématique de l'État de droit. La Commission doit engager des procédures d'infraction pour garantir que Malte respecte pleinement la législation de l'UE en matière de lutte contre le blanchiment des  capitaux, de surveillance bancaire, d'indépendance judiciaire, de marchés publics et de planification. La vente de passeports maltais constitue une violation flagrante de l'obligation de coopération sincère entre les États membres.”