poland supreme court
poland supreme court (CC BY 2.0) David Berkowitz

Communiqué de presse


fr | en | de

Droits des femmes

Pologne


Suite au débat demandé par le groupe des Verts-ALE sur l’interdiction de fait de l’avortement en Pologne*, Gwendoline DELBOS-CORFIELD, membre de la Commission « droits des femmes et égalité des genres » a déclaré :
 
« Personne n'a le droit de stigmatiser les femmes ou d'entraver leur accès aux droits sexuels et reproductifs, qui sont essentiels et doivent être garantis pour toutes. De manière répétée, le gouvernement polonais s'attaque aux droits des femmes pour les restreindre toujours plus. Par l'intermédiaire du "Tribunal constitutionnel" contrôlé par le gouvernement, le parti PiS au pouvoir a décidé de condamner les femmes polonaises à la cruauté et à la souffrance. La situation actuelle prouve que les femmes polonaises ne peuvent pas compter sur les institutions responsables de la défense de la constitution et des droits humains pour les protéger. »
 
« En violant l'État de droit, le gouvernement polonais impose des souffrances à d'innombrables femmes. L'UE ne peut continuer à rester les bras croisés devant les atteintes répétées aux droits des citoyennes et des citoyens par un gouvernement d'extrême droite. Le Conseil doit prendre au sérieux la procédure de l'article 7 contre la Pologne et agir pour défendre les valeurs européennes. »

 
*En octobre 2020, le "Tribunal constitutionnel" polonais a décidé d’interdire les avortements en cas d'anomalies fœtales, limitant ainsi les lois déjà très restrictives sur l'avortement. Le groupe des Verts/ALE soutient les manifestantes de « la Grève des femmes » contre l’IVG et appelle la Commission et le Conseil à agir pour défendre l'État de droit en Pologne.