Pesticides
@Erich Westendarp

Communiqué de presse


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La Commission de l'Agriculture adopte une position déconnectée de la réalité climatique et des citoyens

Réforme de la PAC


La Commission de l’agriculture et du développement rural a adopté ce mardi son principal rapport dans le cadre de la réforme de la Politique Agricole Commune*. La Commission européenne a proposé de consacrer 365 milliards d'euros du cadre financier pluriannuel (CFP) 2021-2027, soit 28,5% du budget de l’UE à la PAC .

Les députés Verts-ALE dénoncent l’aveuglement de la majorité de la Commission de l'Agriculture au Parlement européen qui continue de défendre un modèle agricole non durable, destructeur des ressources et des petites exploitations -des centaines de fermes disparaissent chaque jour- au bénéfice de exploitations industrielles.

C'est au Parlement élu en mai que reviendra la charge d'inverser la tendance.

Déclaration de José Bové, membre de la Commission de l'agriculture et du développement rural:

« La réforme de la PAC n'a de sens que si elle devient compatible avec les impératifs de protection de l’environnement, de la biodiversité, du climat. Elle doit aussi garantir un revenu décent aux agriculteurs et fournir une alimentation de qualité aux 500 millions de citoyens européens. 

Il est aberrant que la majorité des membres de la Commission AGRI ait préféré conserver le modèle hors sol d’une agriculture intensive dépendante de l'industrie chimique. Un modèle de surcroît discriminatoire vis-à-vis des petits exploitants et des agriculteurs d’Europe de l’Est. Nous ne pouvons plus accepter que les 80% du budget de la PAC profitent à 20% des exploitations les plus grandes. Le vote d'aujourd'hui va, par ailleurs, à l'encontre des demandes des millions de citoyens qui se mobilisent chaque semaine pour le climat. Il représente même un recul important par rapport à la situation actuelle et aux propositions de la Commission européenne.

Dès l'élection du nouveau Parlement, il faudra saisir la première occasion pour opérer un changement de cap. La PAC doit devenir un moteur de la transition écologique de l'Agriculture en phase avec l’accord de Paris. Même le Conseil n'a pas voulu adopter de position sur la proposition de la Commission qui va pourtant dans le sens d'une renationalisation de la PAC. Il faut espérer que le prochain Commissaire en charge de l'agriculture comprenne que cette réforme capitale pour l'avenir des Européens nécessite une réelle reconfiguration. Les écologistes se battront pour que les subventions allouées à une même exploitation soient plafonnées à 50 000 euros. C'est le seul moyen de garantir une distribution juste de l'argent public. Contrairement à la proposition de la Commission , nous voulons également renforcer le pilier consacré au développement rural. Ce pilier est essentiel pour promouvoir une agriculture durable. »

 

*Rapport sur  l’établissement de règles régissant l'aide aux plans stratégiques devant être établis par les États membres dans le cadre de la politique agricole commune (les «plans stratégiques relevant de la PAC») et financés par le Fonds européen agricole de garantie (FEAGA) et par le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader).

 

La nueva propuesta de reforma de la PAC supone un golpe devastador para los agricultores, los consumidores y el medio ambiente

Agricultura


La Comisión de Agricultura y Desarrollo Rural ha aprobado hoy su informe general sobre la reforma de la Política Agrícola Común (PAC). Las propuestas no abordan la actual crisis climática y sirven para perpetuar un modelo agrícola insostenible, que está destruyendo el planeta y haciendo desaparecer cientos de explotaciones agrícolas al día, favoreciendo al mismo tiempo el crecimiento de la producción industrial a gran escala. El próximo Parlamento será el encargado de concluir el proceso de reforma.

Florent Marcellesi, eurodiputado de EQUO en el grupo Verdes/ALE:

"La votación de hoy es un paso atrás y un golpe devastador para los agricultores, los consumidores y el medio ambiente. La mayoría de diputados de la Comisión de Agricultura y Desarrollo Rural están atrapados en un sistema anticuado y destructivo, prefieren continuar con una agricultura intensiva dependiente de agroquímicos, que atender de las necesidades reales de los agricultores y de los frágiles ecosistemas en los que viven. La PAC debe reformarse con otro enfoque para evitar esta pérdida devastadora de biodiversidad, los efectos del cambio climático y garantizar la protección del medio ambiente, al tiempo que se garantizan unos ingresos dignos para los agricultores y una alimentación de calidad para 500 millones de ciudadanos de la UE.  

Esta política no beneficia a los pequeños y medianos productores, ya que gran parte de los fondos de la PAC se destinan a las grandes explotaciones y a acentuar las desigualdades de los agricultores de Europa Central y Oriental. Esto contrasta con los millones de ciudadanos que se movilizan cada semana, en toda Europa, para exigir acción climática.

La PAC debe ser el motor de la transición ecológica, de acuerdo con el Acuerdo de París, y lucharemos en el próximo Parlamento para que esto sea una realidad. Necesitamos una distribución más justa de los fondos públicos, limitando los pagos directos a 50.000 euros, e invirtiendo en unas comunidades rurales dinámicas y en el desarrollo rural para un campo vivo".