Communiqué de presse


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Crise européenne des réfugiés

Le gouvernement hongrois doit cesser de bloquer l’intervention humanitaire


Une délégation de députés Verts-ALE est arrivée hier en Hongrie pour évaluer la situation sur le terrain et la réponse des autorités à la crise des réfugiés.

De Budapest, la présidente du groupe, Rebecca HARMS,  commente :

"Ce qui se passe actuellement sur le sol européen est inacceptable. Dans les gares de Budapest, des milliers de réfugiés sont confrontés à des conditions de vie déplorables qui se dégradent de jour en jour. Les malades, dont beaucoup d’enfants, ne reçoivent aucune assistance médicale, les conditions d’hygiène sont alarmantes, il y a pénurie d’eau, de nourriture, d’abris. Le gouvernement hongrois continue pourtant de refuser l'aide humanitaire et a même rejeté le soutien du HCR.

Une réponse coordonnée du HCR et de la Croix-Rouge, notamment, est urgente car la société civile hongroise est débordée et ne peut faire face à la situation. Les gouvernements de l'UE doivent faire pression sur V. Orban pour qu’il accepte une intervention humanitaire et que les réfugiés ne soient pas abandonnés à leurs souffrances en raison de la politique inhumaine et anti-européenne du Premier Ministre. Ces personnes doivent pouvoir trouver refuge  dans d'autres pays européens "

Pour Ska KELLER, rapporteuse du Parlement européen sur les mesures et le mécanisme de relocalisation d’urgence :

«La mise à jour par la Commission européenne des mesures de relocalisation à travers l’UE est encourageante. En les élargissant à  120 000 réfugiés supplémentaires arrivés en Hongrie, Italie et Grèce, celle-ci répond de manière un peu plus adaptée à la situation. La crise européenne des réfugiés n’aura de solution que si les États y répondent ensemble.
L’urgence est à la relocalisation rapide des demandeurs d'asile qui soit juste et équitable. Mais il faudra aboutir à un mécanisme permanent de relocalisation. Le Parlement européen votera la semaine prochaine sur ce point qui devrait nous permettre de progresser vers une politique cohérente au lieu de réagir de manière chaotique dans l’urgence, aggravant ainsi les souffrances de populations qui fuient des situations de guerre. »