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Communiqué de presse


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La responsabilité des États membres et de la Commission européenne est mise en évidence

La Commission d’enquête sur les émissions du secteur automobile (EMIS) adopte son rapport


La Commission d’enquête sur la mesure des émissions du secteur automobile a adopté aujourd’hui son rapport ainsi qu’une résolution comprenant des recommandations à l’intention du Conseil et de la commission. Le vote en plénière aura lieu lors de la session du 3 avril.

Réaction de Karima DELLI, Vice-Présidente de la Commission EMIS et Présidente de la Commission des transports :

« Notre enquête au sein de la Commission a permis de mettre clairement en évidence la responsabilité des États membres mais également de la Commission européenne en permettant aux constructeurs automobiles de s’affranchir de la législation censée protéger notre environnement, la santé et le droit des consommateurs. L’utilisation de logiciels fraudeurs et les infractions à la législation européenne sont également pointées du doigt dans les enquêtes menées au plan national. Prendre le scandale des émissions polluantes au sérieux signifie pour les États de respecter la législation et pour la Commission de sanctionner les infractions. C’est aussi s’assurer d’un mécanisme de surveillance indépendant au sein du marché européen. Je me réjouis donc du soutien de ma proposition de création d’agence européenne indépendante. Il y va de la crédibilité des pouvoirs publics vis-à-vis des Européens qui font les frais du « dieselgate » en respirant de l’air pollué et dont les droits en tant que consommateurs littéralement bafoués. »

Pour Claude TURMES, membre de la Commission EMIS :

« Les États européens doivent assumer leur responsabilité dans ce scandale industriel et sanitaire inédit. En omettant de contrôler la conformité des émissions des véhicules en laboratoire mais également en conditions réelles de conduite ou encore l’utilisation de logiciels fraudeurs, les États membres sont coupables d’une complaisance inacceptable à l’égard des constructeurs. Quant à la Commission européenne, elle n’a clairement pas agi malgré les informations dont elle disposait sur l’utilisation de logiciels illégaux et  d’infractions à la législation. Celle-ci a donc failli à ses obligations en tant que gardienne traités. Y compris, dans ses manoeuvres de comitologie en introduisant des facteurs de conformité permettant aux constructeurs et États de déroger à la législation règlementant les seuils d’émissions. »

Comisión de investigación sobre las emisiones del sector del automóvil (EMIS)


La comisión de investigación sobre la medición de las emisiones del sector automovilístico ha adoptado hoy su informe así como una resolución respecto a las recomendaciones dirigidas al Consejo y a la Comisión. El voto en plenario tendrá lugar entonces en la sesión del 3 de abril.

Reacción de Karima DELLI, Vice-presidenta de la Comisión EMIS y Presidenta de la Comisión de Transportes:

“Nuestra investigación en el seno de la comisión ha permitido poner claramente en evidencia la responsabilidad de los Estados miembros, así como de la Comisión Europea, por permitir a los fabricantes de automóviles exonerarse de la legislación orientada a proteger nuestro medio ambiente, la salud y el derecho de los consumidores. El uso de softwares fraudulentos y las infracciones de la legislación europea son igualmente señalados en las investigaciones llevadas a cabo a nivel nacional. Tomar el escándalo de las emisiones contaminantes en serio significa para los Estados respetar la legislación y, para la Comisión, sancionar las infracciones. Y significa también asegurar un mecanismo de supervisión independiente en el seno del mercado europeo”.

Para Florent MARCELLESI, eurodiputado de Los Verdes/ALE  (EQUO-Primavera Europea):

“Los Estados europeos deben asumir su responsabilidad en este escándalo industrial y sanitario inédito. Omitiendo el control de la conformidad de las emisiones de los vehículos en laboratorios o conduciendo realmente y de, una vez más, el uso de lógicas fraudulentas, los Estados miembros son cómplices de los fabricantes. En cuanto a la Comisión Europea, no ha actuado claramente a pesar de las informaciones de las que disponía sobre el uso de softwares ilegales y sobre infracciones de la legislación. Ha fallado por lo tanto a sus obligaciones en tanto que garante de los tratados”.