Communiqué de presse


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Herbicide glyphosate

le vote en comité d'experts une nouvelle fois reporté


Alors qu’un comité d’experts de la Commission européenne devait ou non décider de renouveler l’autorisation du glyphosate (substance active de l’herbicide Round Up) pour une période de 9 ans ce jeudi 19 mai, nous venons d'avoir la confirmation du report de ce vote pour la deuxième fois.

Réaction de Michèle Rivasi, députée européenne écologiste:

"Ce deuxième report de vote montre bien que les États membres sont sensibles à la mobilisation des citoyens et des écologistes et que la réautorisation du glyphosate ne va vraiment pas de soi puisqu'il n'a pas été possible de dégager une majorité qualifiée. L’avant-projet de la Commission européenne et des États membres qui était soumis au vote des experts ce jeudi 19 mai était scandaleux et piétinait sans scrupule le principe de précaution inscrit dans les traités européens.

Ce texte demandait entre autres aux entreprises qui vendent des produits à base de glyphosate d’apporter les données qui prouvent que cette substance n’est pas un perturbateur endocrinien. Quelle excellente idée!

Dans la mesure où la France s'est prononcée contre cette réautorisation, nous demandons maintenant à Mme Royal d'assumer sa position jusqu'au bout et de faire pression sur les autres États membres et la Commission européenne pour interdire le glyphosate en Europe, une substance considérée comme cancérogène probable par l'OMS."

Pour José Bové, député écologiste membre de la Commission agriculture:

" La décision de l'Europe sur le glyphosate subit aujourd'hui un coup d'arrêt significatif malgré la pression exercée depuis des mois par Monsanto, notamment à travers l'ILSI Europe. En effet, le vice-Président d'ILSI Europe, Alan Boobis, présidait la réunion des Nations unies qui a, en début de semaine, émis un avis favorable au glyphosate.

J'invite les Ministres françaises de l'écologie et de la santé, Mmes. Royal et Touraine, à maintenir le cap contre la réautorisation du glyphosate. Dans le contexte actuel, elles sont en effet les principales représentantes du principe de précaution, du respect de la santé publique et de l'environnement au niveau européen. La Commission européenne serait bien mal avisée de préférer la voix des industriels à celles des citoyens européens dans cette affaire."