Communiqué de presse


UE/Emploi

Une reprise riche en emplois? La Commission européenne a tout à prouver


Le Parlement européen vient d'adopter une résolution concernant l'ensemble de propositions de la Commission européenne intitulé "Vers une reprise riche en emplois".

Pour Karima DELLI, députée Europe Ecologie - Les Verts et membre de la commission de l'Emploi et des affaires sociales :

"Il y a quelques semaines, la Commission présentait son "paquet emploi", un ensemble de propositions et de principes destinés à donner une réponse à la situation catastrophique de l'emploi dans l'Union européenne. L'enjeu est énorme, car pour respecter les objectif que l'UE s'est fixée pour 2020, c'est plus de 17 millions d'emplois qu'il va falloir créer.

La Commission européenne, à court d'idées et consciente de sa coupable inefficacité depuis le début de la crise, fait mine de ne pas comprendre que la sortie de crise passe inévitablement par la transition écologique et sociale de notre système économique. Son dernier "paquet emploi" témoignait pourtant d'une dynamique positive. Les politiques libérales ont été dévastatrices pour notre économie, il faut changer de cap !

La Commission devrait s'en tenir à deux axes fondamentaux.

Le premier, c'est la création d'emplois verts, via des investissements ciblés dans les industries vertes et innovantes, dans la formation des travailleurs, dans le développement de l'économie sociale et solidaire. Il faut refuser le mirage de l'entrepreunariat social à l'anglo-saxonne, qui transforme des services publics sociaux en de vulgaires services commerciaux, dans une grande illusion de progrès social.

Le travail décent devrait être le second pilier des propositions de la Commission, car les emplois verts de demain doivent être socialement exemplaires. La Commission doit intégrer dans toutes ses propositions les objectifs du programme de l'OIT pour un travail décent, tels que la garantie des droits sur le lieu de travail, le développement de la protection sociale et la promotion du dialogue social.

Avec un quart des jeunes de moins de 25 ans au chômage en Europe, l'enjeu est surtout vital pour la nouvelle génération qui refuse d'être une génération sacrifiée".