Pressemitteilung


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EU-Agrarreform

Agrarausschuss tut den Europäern keinen Gefallen


Zur heutigen Abstimmung über die Direktzahlungen und das „Greening der Gemeinsamen Agrarpolitik" im Agrarausschuss des Europäischen Parlaments erklärt der agrarpolitische Sprecher der Grünen/EFA, Martin Häusling

„Die konservativ-liberale Mehrheit der Abgeordneten des Agrarausschusses des Europäischen Parlaments sowie einige Sozialisten haben heute den Europäern keinen Gefallen getan. Die Abstimmungen haben leider gezeigt, dass man sich hier nicht einmal ansatzweise dazu durchringen konnte, Auflagen für mehr Klima- und Ressourcenschutz zu akzeptieren. Statt die Wende zu einer zukunftsfähigen Agrarpolitik einzuleiten, hat man sich für die Bewahrung von Pfründen entschieden. Das wird den gesellschaftlichen Ansprüchen nicht gerecht.

Die im Agrarausschuss nun abgestimmten Kompromisse verstümmeln den „Greening“-Vorschlag der Kommission zur Unwirksamkeit: Die Verpflichtung zur Einhaltung einer »Fruchtartendiversifizierung« wurde noch einmal verschlechtert auf zwei Früchte, wobei eine davon 80 Prozent ausmachen darf. Die Auflage zur Schaffung bzw. Aufrechterhaltung ökologischer Vorrangflächen beginnen bei 3 Prozent und enden zu einem späteren Zeitpunkt bei 7 Prozent. Aus einer Menu-Liste dürfen ersatzweise zahlreiche andere Auflagen ausgesucht werden, um das „Greening“ zu erfüllen. Darüber hinaus sind die Auflagen nicht einmal verpflichtend um 100 Prozent der Direktzahlungen zu erhalten. Landwirte, die sie nicht erfüllen, bekommen dennoch den Großteil der Zahlungen.

Mit seinem Votum ignoriert der Agrarausschuss auch alle Erkenntnisse der vergangenen Jahre. Schon 2008 wurden als Ergebnis des sogenannten Gesundheits-Checks der gemeinsamen europäischen Agrarpolitik (GAP) neue Herausforderungen definiert, denen die Agrarpolitik in Zukunft besonders begegnen sollte, darunter Anpassung an den Klimawandel und Abschwächung seiner Folgen, Wassermanagement und Erhaltung der biologischen Vielfalt.

Führende Agrarökonomen aus ganz Europa haben im November 2009 eine Erklärung abgegeben, in der sie eine klare Fokussierung der GAP auf europäische Gemeingüter - insbesondere auf Klimaschutz, Biodiversität und das Wassermanagement – forderten. Und in der 2010 von Agrarkommissar Ciolos eröffneten öffentlichen Debatte zur Zukunft der GAP sprachen sich Bürger und Zivilgesellschaft in mehr als 5500 Beiträgen ebenfalls für eine faire Landwirtschaft aus, die die Umwelt und die biologische Vielfalt schützt.“

Politique Agricole Commune

la commission de l'agriculture du PE sert la soupe à l'agro-industrie


La Commission de l'Agriculture et du Développement rural du Parlement européen vient de voter la réforme de la Politique Agricole Commune PAC. Au lieu d'améliorer la proposition de la Commission européenne, la commission de l'agriculture du PE a sabordé les mesures les plus importantes, celles soutenues par les citoyens qui se sont exprimés lors de la consultation publique organisée en juin 2010. Tous les députés Verts membres de cette commission ont voté contre les quatre rapports mis au vote. 

José BOVE, vice président de la commission de l'agriculture du PE a estimé après le vote: 

"Nous souhaitions une réforme de la PAC, or nous avons le maintien des avantages acquis.

La mesure phare de la rotation des cultures proposée par le Groupe des VERTS/ALE a été balayée d'un revers de la main. C'était pourtant le seul moyen de rompre avec l'agriculture industrielle, de réduire l'utilisation des pesticides et de stopper la dégradation des sols. Elle aurait permis de réduire les importations de soja d'Amérique et de rééquilibrer l'ensemble des échanges agricoles sur la planète. Elle est remplacée par des mesurettes soit disant vertes, qui n'auront aucun impact réel et bénéfique pour l'environnement. Qui plus est, les Etats membres pourront choisir les mesures les moins contraignantes. L'industrie des pesticides et des engrais de synthèse peut sabrer le champagne.

L'enveloppe du développement rural va être réduite drastiquement. Ce sont les aides pour l'installation, le soutien à des projets collectifs, l'aménagement des zones rurales qui sont sacrifiées. Dans le même temps, l'argent public permettra de cofinancer des assurances privées pour soutenir les plus gros producteurs en cas de chute des cours. On croit rêver.

Mais la goutte qui fait déborder le vase c'est la mise en place d'un soit disant plafonnement des aides. Les grandes exploitations, en particulière céréalières, dont la rentabilité est dopée depuis 5 ans par des cours mondiaux particulièrement élevés, vont encaisser une gratification qui peut aller jusqu'à 300 000 €. La proposition du Groupe des Verts/ALE d'abaisser ce seuil à 100 000 € n'aurait affecté que 30 000 exploitations en Europe alors qu'il y a 13 millions de paysans. Cette proposition aurait permis de récupérer près de 7 milliards d'euros qui auraient ensuite pu être utilisés afin de soutenir l'agriculture familiale, développer et renforcer d'autres politiques européennes comme la formation des jeunes, l'aide au plus démunis, la lutte contre le réchauffement climatique.

Le maintien de cette aide de 300 000 euros en plénière serait une injure faite par les députés à tous les européens et les européennes,frappés par le chômage, et par les mesures drastiques d'austérité. J'espère que mes collègues des autres commissions parlementaires, moins soumis au lobby de l'agro-business, auront un sursaut de conscience et imposeront un plafonnement à 100 000 €. Sur ce point, je demanderai un vote par appel nominal pour que chaque électeur sache qui défend quoi au Parlement européen".