Pressemitteilung


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Glyphosat

EU-Regierungen drücken sich vor Entscheidung


Die EU-Regierungen haben heute keine Entscheidung über eine Verlängerung der Zulassung des Pflanzenschutzmittels Glyphosat getroffen. Die Europäische Kommission hat vorgeschlagen, die Zulassung um 18 Monate zu verlängern. Die EU-Kommission kann nun in den Berufungsausschuss gehen, um eine Entscheidung zu erzwingen. Martin Häusling, agrarpolitischer Sprecher der Grünen/EFA-Fraktion und Mitglied im Umweltausschuss, kommentiert:

"Die EU-Regierungen drücken sich vor einer Entscheidung und schieben ihre Verantwortung auf die Europäische Kommission ab. Richtig wäre gewesen, Glyphosat sofort zu verbieten. Zumindest hätten die EU-Regierungen die Chance nutzen sollen, sich der Forderung des Europäischen Parlaments nach gravierenden Einschränkungen bei der Anwendung anzuschließen.

Die Bundesregierung darf die Entscheidung des Berufungsausschusses nicht abwarten und sollte den Einsatz des Pflanzenschutzmittels in öffentlichen Parks, auf Spielplätzen, in Gärten, bei der Vor-Ernte und als Unkrautbekämpfer in der Landwirtschaft in Deutschland verbieten und Alternativen fördern."

Toxic substances/Glyphosate

3 strikes must mean Commission rules glyphosate approval out


A proposal for a temporary 'technical extension' of the EU approval of the herbicide glyphosate today failed to secure the support of a majority of EU governments (1). Commenting on the development, Green environment and food safety spokesperson Bart Staes stated:

"We applaud those EU governments who are sticking to their guns and are refusing to authorise this controversial toxic herbicide. There are clear concerns about the health risks with glyphosate, both as regards it being a carcinogen and an endocrine disruptor. Moreover, glyphosate's devastating impact on biodiversity should have already led to its ban. Thankfully, the significant public mobilisation and political opposition to reapproving glyphosate has been taken seriously by key EU governments, who have forced the EU Commission to back down.

"Three strikes must mean the approval of glyphosate is finally ruled out. After the third failed attempt, the Commission must stop continuing to try and force through the approval of glyphosate. Such a move would raise major democratic concerns about the EU's decision-making process. The process of phasing out glyphosate and other toxic herbicides and pesticides from agriculture must begin now, and this means reorienting the EU's Common Agricultural Policy towards a more sustainable agricultural model."

(1) With the current approval of glyphosate set to expire at the end of June and insufficient support from EU governments for re-approval, the European Commission had proposed a 'technical extension' of the current approval until after the European Chemicals Agency delivers its opinion on glyphosate (12-18 months); ECHA is expected to deliver its opinion by autumn 2017. The 'technical extension' means the Commission has dropped the proposal for a longer term re-approval. The failure to agree on this today means the future for glyphosate is uncertain. The European Commission could try to force the proposal through an 'appeals committee'.

Glyphosate

Recalé une nouvelle fois, le glyphosate doit être définitivement abandonné


Aucune majorité qualifiée n'a pu se dégager ce 6 juin du comité d'experts représentant les États membres concernant l'extension technique de 12 à 18 mois de  l’autorisation du glyphosate (substance active de l’herbicide Round Up) proposée par la Commission européenne.  Un Comité d’appel prendra le relai fin juin.

Réaction de Michèle RIVASI, Vice-présidente du groupe Verts-ALE, membre de la Commission environnement et santé publique:

«Notre mobilisation avec celle des citoyens continuent de porter leurs fruits. Alors qu'en début d'année, une prolongation de la licence du glyphosate jusqu’en 2031 semblait aller de soi pour la Commission européenne, il s'avère aujourd'hui qu'elle ne parvient même plus à accorder les experts sur une prolongation d'un an et demi. Notre travail de sensibilisation aura au moins servi à faire douter ces experts des États membres sur le bien-fondé d’un tel renouvellement de l'autorisation. Les effets du glyphosate, considéré comme « probablement cancérogène » par l’Organisation mondiale de la santé, semblent les avoir finalement  alertés. Il n'en demeure pas moins vrai que les citoyens, mais également les investisseurs, attendent des signaux clairs sur l'abandon ou non de cette substance. Les experts du gouvernement maltais sont les seuls à avoir voté contre aujourd'hui. Ceux représentant la France se sont par contre abstenus, tout comme l'Italie et l'Allemagne.

A l'heure où la multinationale allemande Bayer est sur le point de racheter le géant américain Monsanto, il serait grand temps de leur opposer un modèle durable en encourageant les agriculteurs de plus en plus nombreux à se tourner vers l’agriculture biologique. L’Union européenne doit donc organiser la sortie du glyphosate et la conversion des  travailleurs de la terre qui ont été acculés à la dépendance des substances chimiques vers un modèle agricole respectueux de l'environnement et de la santé. »