Press release


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Air pollution

Deal on draft EU law a blow for public health


An agreement between the European Parliament and Council revising EU air quality legislation, setting out national limits on a range of air pollutants, was today confirmed (1). The Greens condemned the final agreement, which significantly weakens the draft legislation proposed by the European Commission. Commenting on the vote, Green environment and health spokesperson Bas Eickhout said:

"This is a bad deal for the European public and for all those who suffer health problems due to poor air quality in Europe. The final agreement substantially weakens the draft law proposed by the Commission and is behind the position voted by the European Parliament on air pollutant limits.

"Instead of learning from the problems enforcing EU air quality laws in the past and seeking to truly tackle health-damaging air pollutants, the final agreement includes various loopholes that will allow EU member states to shirk their responsibility. 'Flexibilities' in the law will allow member states to cook their books and adjust their national emissions inventories if there are worse than expected results of policy actions, like on diesel emissions. This adds insult to the loopholes already included in EU rules on car pollutant emissions.

"The big farming lobby successfully lobbied for far weaker limits on ammonia and succeeded in excluding methane entirely from the scope of the law. The sector has been let off the hook in spite of research showing agricultural pollutants are the number one cause of air pollution, even in urban areas.

"With air pollution leading to up to 450,000 premature deaths in the EU each year, and the number continuing to grow, it is clear that we need tougher regulation to tackle the problem. Instead, EU governments have copped out. As the dieselgate scandal has already demonstrated, there is a total unwillingness to address the problem of air pollution among many EU governments and a narrow national approach, despite the clearly cross-border nature of the problem."

(1) The agreement concluded the revision of the National Emission Ceilings Directive, which prolongs the existing legislation setting pollutant limits for EU member states until 2030.

Santé publique: Pollution de l'air

Pour les États membres, la protection de notre santé n'est pas prioritaire


Les États membres se sont mis d'accord, ce jeudi 30 juin, pour détricoter le vote ambitieux du Parlement européen sur les plafonds nationaux d'émissions.

Réaction de Michèle RIVASI, Vice-Présidente du groupe Verts-ALE, membre de la Commission Santé et environnement :

« À l’automne dernier, le Parlement européen avait clairement exigé de réduire les émissions de méthane de 33%, de 27% pour l’ammoniac et 51% pour les particules fines d’ici 2030. Des polluants qui réchauffent le climat et nous causent de graves problèmes de santé publique.  Mais voilà que les États membres, la France en tête, ont largement détricoté le texte du parlement au mépris de notre santé et notre environnement. Ils proposent de relever les plafonds d’émissions de ces polluants malgré le vote du parlement. Ils ont même entrepris de sortir le méthane du cadre de ce texte : un cadeau pour les extracteurs de charbon, de gaz naturel et de schiste.  Alors que la pollution de l’air est responsable de près de 494 000 morts prématurées sur le continent européen, les ministres de l’environnement des États membres, dont Madame Royal, ne semblent pas très inquiets. De combien de morts supplémentaires ont-ils besoin pour commencer à s'intéresser à notre santé?"

Réaction de Karima DELLI, Vice-Présidente Verts-ALE de la Commission d'enquête "Dieselgate" et de la Commission transports:

"Malgré l'indignation provoquée par le scandale Volkswagen, les États-membres ne semblent pas avoir compris le message et répètent les erreurs du passé ! Comme pour la législation sur les émissions des véhicules diesel, le texte final présente des "angles morts" introduits à dessein qui leur permettront de se dédouaner en cas de dépassement des plafonds. Une fois de plus, au lieu de renforcer une législation qui vise à améliorer la qualité de l'air pour protéger la santé des citoyens, les États membres reculent sur la lutte contre la pollution. Ils s'assoient sur la position du Parlement européen et restent sourd à l'appel des Maires de capitales européennes qui voudraient garantir à leurs citoyens un air de qualité. On a là une illustration parfaite du double jeu de la France et de Madame Royal qui vient défendre les intérêts de certains lobbies à Bruxelles tout en prononçant de beaux discours en France ! "

Luftqualität

Einigung auf nationale Emissionshöchstmengen ist ein fauler Kompromiss


Das Europäische Parlament und der Rat haben sich gestern auf die überarbeitete Richtlinie über nationale Emissionshöchstmengen geeinigt. Die Richtlinie setzt den Mitgliedstaaten Grenzwerte für den Ausstoß bestimmter Luftschadstoffe wie Schwefeldioxid oder Stickoxide bis zum Jahr 2030. Die Grünen/EFA-Fraktion lehnt den finalen Kompromiss ab, weil er den ursprünglichen Entwurf der Europäischen Kommission erheblich abschwächt. Claude Turmes, energiepolitischer Sprecher der Grünen/EFA-Fraktion, kommentiert:

„Das ist ein fauler Kompromiss für die Bürger der Europäischen Union und für alle, die unter den gesundheitlichen Folgen der Luftverschmutzung leiden. Die Einigung lässt den EU-Regierungen zahlreiche Schlupflöcher. Jährlich sterben 450.000 Menschen in der Europäischen Union an den Folgen der Schadstoffe in der Luft. Es ist höchste Zeit, dass die EU-Regierungen die Luftverschmutzung mit strengeren Grenzwerten angehen. Aber wie schon der Dieselgate-Skandal gezeigt hat, sind die EU-Regierungen weit davon entfernt, das grenzüberschreitende Problem der Luftverschmutzung grenzüberschreitend anzugehen.“