Press release


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EU economic recovery and employment

Focus shift to employment welcome but implementation needs same vigour as fiscal reforms


The European Commission today presented two communications outlining proposals for job creation in Europe in response to the crisis and to job creation and economic recovery in Greece. The Greens welcomed the shift in focus from fiscal rebalancing but cautioned that the proposals will have to be implemented by EU member states. Commenting on the proposals, Green employment spokesperson Marije Cornelissen (MEP, Netherlands) said:

"Shifting the focus of the EU's crisis response away from one-sided fiscal restructuring and towards employment creation and economic recovery is long overdue. The Greens have consistently argued that, while fiscal rebalancing is necessary, we cannot simply cut our way out of this crisis.

"To this end, we welcome today's proposals by the Commission, which look at the demand side of the labour market, moving beyond the limited supply side approach. Creating a scoreboard to name and shame reticent member states and keep track of progress is a good first step but the Commission needs to  apply the same rigour to ensuring EU member states implement this approach as it has to tackling budget deficits.

"The Commission has underlined the potential for job creation in the green economy. The energy efficiency sector alone could create 5 million jobs by 2020, so EU member states should adopt ambitious legislation along the lines of the proposals adopted by the EP. Member states should also follow the recommendation to shift taxes away from labour and towards resource use. After repeated calls for wage moderation, the Commission also seems to finally accept the need to set decent minimum wages to tackle in-work poverty."

Commenting on the proposals on youth employment, Green youth and employment spokesperson Emilie Turunen (MEP, Denmark) continued:

"Youth employment is one of the major challenges in Europe today, with so many young people out of work and lacking an employment perspective. The Commission's proposals mark a welcome attempt to address this problem and there is an urgent need to act. One important step to this end would be the swift adoption and implementation of a quality framework for apprenticeships and youth guarantees, which is currently in the pipeline."

Beschäftigungspaket

Grüne Jobs als Beschäftigungsmotor - Rahmenbedingungen müssen stimmen


Die Europäische Kommission hat heute das Beschäftigungspaket veröffentlicht, welches die Eckpunkte für einen "Aufschwung mit vielen Arbeitsplätzen" - so der Titel - setzen soll. Zu den dort aufgezeigten Leitlinien für die Beschäftigungs- und Sozialpolitik in den Mitgliedsstaaten erklärt die Grüne Elisabeth Schroedter, stellvertretende Vorsitzende des Beschäftigungsausschusses:

"Ich begrüße, dass die Europäische Kommission eine aktive Arbeitsmarktpolitik als Mittel gegen die Krise bei den Mitgliedsstaaten einfordert und dabei besonders auf das Jobpotential der grünen Wirtschaft hinweist. Ich begrüße darüber hinaus, dass die Europäische Kommission sich gegen den deutschen Weg der Lohndeflation ausspricht und somit einen Gegenpunkt zu den Sparmaßnahmen des Fiskalpakts setzt.

Dass die grüne Wirtschaft als Schlüsselsektor hervorgehoben wird, klingt allerdings wie Hohn in den Ohren der Arbeitnehmer/innen von First Solar in Frankfurt Oder, wo mit der Standortaufgabe jetzt auf einen Schlag 1200 Arbeitsplätze wegfallen. Das zeigt, dass aktive Arbeitsmarktpolitik allein nicht ausreicht, um die Arbeitsplätze einer grünen Wirtschaft zu sichern. Zusätzlich zu der aktiven Arbeitsmarktpolitik müssen langfristig Rahmenbedingungen für die ökologische Wirtschaft geschaffen werden. Die vorzeitige Kürzung der Solarförderung durch die deutsche Bundesregierung hat jedoch diese Rahmenbedingungen wieder zerstört. So werden neu geschaffene Jobs gleich wieder vernichtet."

Emploi dans l'UE

la Commission européenne prête à changer de logiciel ?


La Commission européenne vient de publier son "paquet emploi", une communication non-contraignante visant à proposer une série de mesures d'encadrement des politiques nationales de l'emploi en Europe.

Pour Karima Delli, députée européenne EELV et membre de la commission législative de l'Emploi et des affaires sociales :

"Je suis agréablement surprise par la tonalité des mesures proposées aujourd'hui par la Commission européenne. Sur un certain nombre de sujets, il semble qu'elle ait tout simplement tiré les leçons des erreurs passées. Ainsi, je constate les frémissements d'un glissement idéologique, avec la mise en avant de solutions de type keynésien (attention portée à la demande et non plus uniquement à l'offre...), voire écologistes (emplois verts, taxes environnementales et foncières, réduction du temps de travail...). Face à l'explosion du chômage, il est grand temps que la Commission prenne le chemin de la transition écologique et sociale de l'économie.

Après des années de déni, la Commission reconnaît enfin explicitement que l'emploi seul ne suffit pas à sortir de la pauvreté, puisque 8 % des travailleurs européens vivent sous le seuil de pauvreté. Elle propose avec raison de créer des dispositifs de salaire minimaux en Europe, là où ils n'existent pas encore, notamment dans les pays où les salaires ont stagné ces dernières années. L'Allemagne est donc prise pour cible, puisqu'elle a choisi de bloquer les salaires de ses travailleurs, s'engageant dans une logique de compétitivité non-coopérative vis-à-vis de ses partenaires européens, et en en faisant payer le prix à ses millions de travailleurs pauvres.

Malheureusement, la Commission indique que les niveaux des salaires minimum doivent évoluer de manière flexible, sans se soucier prioritairement du niveau de vie décent qu'il convient de garantir à chaque européen. Elle postule par ailleurs que des salaires minimaux sectoriels seraient utiles afin de soutenir les créations d'emploi, ce qui pour nous n'est pas démontré, alors que le risque d'une mise en concurrence supplémentaire entre les travailleurs est lui bien réel.

Nous les écologistes, pensons que le salaire minimum ne suffit pas. Il faut mettre en place un bouclier social européen, en commençant par un revenu minimum partout en Europe. Il faut aussi intégrer des critères sociaux contraignants parallèles aux règles budgétaires.

Enfin, la Commission annonce une proposition de charte de qualité pour les stages, ainsi qu'une "garantie pour la jeunesse" (une proposition d'emploi, de stage ou de formation six mois maximum après la fin des études) pour 2012. Si elles vont dans le bon sens, il faut espérer que ces nouvelles dispositions seront mis en place de manière effective dans chacun des Etats membres.

Je suis convaincue que la solution à la sortie de la crise sera européenne. Il faut sortir des "mesurettes", et mettre en place un Bruxelles de l'emploi afin de faire émerger des propositions majeures. Il faut aussi secouer le logiciel idéologique dominant en Europe en remettant en cause le libre-échange généralisé. Au sein de l'UE, il faut harmoniser les droits sociaux et les conditions de travail vers le haut pour en finir avec le dumping social. A l'extérieur, l'UE doit profiter des négociations commerciales pour tirer vers le haut les standards sociaux chez ses partenaires : salaires, protection sociale, travail décent..."


Responsible MEPs

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