Press release


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PNR air passenger data retention

Mass surveillance placebo will not tackle terror threat


The European Parliament today voted to approve new legislation setting up an EU system for the collection and retention of air passenger data (PNR). The Greens have consistently criticised the proposed system, which will fail to address the terrorist threat, whilst undermining the fundamental lights of EU citizens. After the vote, Green MEP and home affairs spokesperson Jan Philipp Albrecht said:

"This EU PNR system is a false solution, based on the flawed political obsession with mass surveillance. PNR is a placebo at best, which will not only undermine the fundamental rights of EU citizens but also undermine the security of our societies by diverting badly-needed resources from security and intelligence tools that could actually be useful for combating terrorism, like targeted surveillance.

"The tragic attacks on Brussels and Paris underlined that the problem is not the lack of information on terrorist suspects, as all suspects were already known to the authorities. Instead, it was the failure to properly share this information and act to ensure comprehensive surveillance of these individuals. Authorities can already access flight records today, so are aware of who takes what flights. Instead of mass data collection, there should be targeted surveillance of suspects and risk flights to a defined list of risk destinations.

"There is no proof that the mass collection and storage of air passenger data helps in combating terrorism. It takes enormous resources to sift through the haystack of data for a needle that may not exist. According to estimates by the Commission, this PNR system will cost €500 million. These funds could be much better used by police and security services to address the existing gaps and shortages they face to properly survey and monitor suspects.

"Beyond this, there are major fundamental rights concerns with the unrestricted retention of air passengers' data without suspicion. The landmark ruling of the European Court of Justice in 2014 made clear that the general retention of data without grounds is not compatible with EU law. This has clear implications for passenger data exchange and retention systems. The European Court of Human Rights has raised similar concerns.

"We regret that a majority of MEPs has chosen to ignore these concerns and wave through the PNR system under the pressure of false arguments."

PNR

Massenüberwachung schützt nicht vor Terroristen


Am heutigen Donnerstag hat die Mehrheit der Abgeordneten im Europäischen Parlament der Einrichtung eines europäischen Fluggastdatensystems zugestimmt, das eine anlasslose Speicherung aller PNR-Daten von Fluggästen durch die Mitgliedstaaten vorsieht. Diese Massenüberwachung wird nicht mehr Schutz vor Terroristen bringen, sagt der stellvertretende Vorsitzende des Innen- und Justizausschusses im Europäischen Parlament, Jan Philipp Albrecht:

"Die PNR-Richtlinie setzt eine falsche Politik der Massendatensammlungen fort, die Sicherheit und Freiheit in Europa gefährdet. Nach den Anschlägen von Paris und Brüssel wissen wir, dass bereits vor den Anschlägen Informationen über die Täter bei Polizei und Sicherheitsbehörden vorhanden waren, diese aber nicht zu Überwachung und Verfolgung genutzt und ausgetauscht wurden.

Die anlasslose Analyse und Speicherung von Fluggastdaten aller Reisenden hilft nicht weiter. Es ist ein teures Placebo, das nach Schätzungen der Europäischen Kommission etwa 500 Millionen Euro kosten wird. Geld, das bei den Polizeibehörden fehlt, die diese und alle anderen Daten auswerten und entsprechende Verdachtsmomente nachverfolgen müssen. Die zusätzlichen Datenmassen aus den PNR-Systemen werden diesen Ermittlern keine Hilfe sein, sondern den Daten-Heuhaufen nur weiter vergrößern. Sinnvoll wäre stattdessen, dass sich Polizei und Ermittlungsbehörden auf Risikoflüge zum Beispiel aus der Türkei und Syrien konzentrieren. Die Grünen/EFA-Fraktion hat deshalb Änderungsanträge für eine zielgerichtete anlassbezogene PNR-Analyse gestellt. Eine Debatte über diese Alternative wird seit Jahren verweigert.

Die Richtlinie zur PNR-Speicherung widerspricht den Urteilen des Europäischen Gerichtshofs und des Gerichtshofs für Menschenrechte, die anlasslose Datenspeicherungen und –analysen dieser Art für unvereinbar mit den Grund- und Menschenrechten halten."


Hintergrund:

Zur PNR-Richtlinie hat die Grünen/EFA-Fraktion Änderungsanträge eingereicht, die die Überwachung beschränken und vor allem gezielter gestalten sollten. Die Fraktion hat vorgeschlagen, nur Risikoflüge zum Beispiel aus Syrien oder der Türkei zu scannen. Außerdem sollten die Speicherfristen von fünf Jahren auf 12 Monate erheblich verkürzt werden.

PNR conservation des données des passagers aériens

Une fausse réponse à un vrai problème


Le Parlement européen a approuvé ce jeudi le PNR, la nouvelle législation instaurant un système européen de collecte et de conservation des données des passagers aériens.

Pour le groupe Verts-ALE, cette législation constitue une fausse réponse à la menace terroriste. Celle-ci monopolise de surcroit des sommes colossales au détriment d'autres moyens de lutte anti-terroriste plus probants et relègue au second plan le principe de l'État de droit. 

Réaction du Verts-ALE Jan Philipp ALBRECHT, Rapporteur du Parlement européen sur la protection des données :

"Ce PNR européen est une fausse solution qui répond avant tout à l'illusion politique d'une surveillance de masse. Le PNR est, au mieux un placebo qui porte cependant atteinte aux droits fondamentaux et à la sécurité des citoyens en mobilisant des ressources financières colossales qui manquent déjà cruellement aux services de renseignements et chargés de la sécurité actifs contre le terrorisme. Cibler et surveiller les individus réellement dangereux eut été plus judicieux. Comme l'ont montré les attaques tragiques de Bruxelles et Paris, ce ne sont pas les informations sur les personnes soupçonnées de terrorisme qui font défaut. Tous les suspects étaient connus des autorités.

Les problèmes se sont posés aux niveaux de la collaboration , de l'échange d'informations et de la mise en place d'une surveillance infaillible des personnes suspectes.

Les autorités ont déjà accès à l'identité des passagers aériens enregistrés et peuvent donc connaître leurs noms. Au lieu de collecter massivement les données de tous les passagers aériens, il serait nécessaire de concentrer et d'améliorer la surveillance tant des individus suspects que des passagers de vols en provenance et à destination de pays à risque définis préalablement."

Déclaration d'Eva JOLY, Membre Verts-ALE de la commission Justice et affaires intérieures:

"Aucune preuve n'existe de l'efficacité de la collecte massive et du stockage des données des passagers aériens dans la lutte contre le terrorisme. Par contre, il est certain que passer au crible une masse incommensurable de données mobilise des ressources importantes sans nécessairement déboucher sur des résultats. Par ailleurs, la Commission européenne a estimé le coût du PNR à 500 millions d'euros. Une somme gigantesque qu'il aurait mieux valu dépenser pour renforcer les services judiciaires, de police et de sécurité quotidiennement confrontés au manque de moyens financiers et humains pour enquêter et mettre en place des dispositifs appropriés.

Enfin, ce stockage illimitée des données des passagers aériens pose évidemment un problème sérieux au regard du principe de l'État de droit. En 2014 déjà, la Cour de justice européenne a estimé que la rétention massive de données était incompatible avec le droit communautaire. La Cour européenne des droits de l'homme a émis des préoccupations similaires. Il est donc regrettable que, par opportunisme, les députés se soient ralliés à une mesure qui ne permet de faire avancer ni la lutte ni la prévention contre la radicalisation et le terrorisme."