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Press release


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Compulsory biometric data in ID cards a security smokescreen and a danger for privacy

ID cards


Today, Members of the European Parliament have just voted in favour of including compulsory biometric data, such as fingerprints, in identity documents, on the proposed regulation to increase the security of identity cards.

Supporters argue that fingerprints on identity documents will reduce mass identity theft and increase security. In the European Commission's own impact assessment it comes to the conclusion that biometric data such as fingerprints are not necessary. The Greens/EFA group voted against this invasion of personal privacy.

Eva Joly, Greens/EFA shadow rapporteur on the file, comments:

"Fingerprints embedded in identity documents are a security smokescreen for personal data collection and a risk to privacy. EU governments, the EPP and Liberals claim to be solving a problem that does not exist. Current identity cards already provide sufficient protection against identity theft.

"The frantic race to collect data that can be used by the police and security services is not only ineffective but also unacceptable, including for the majority of citizens who see it as an invasion of their privacy. It is no coincidence that the German government recently tried to impose this measure in Germany without success and this policy is now being taken to the European level. When a government has difficulty getting a measure accepted in its country, it's a well-known reflex to try and get it pushed across by 'Brussels' instead.

"In France fingerprints are already stored on a huge database, the TES, which goes against EU data protection rules and is now redundant with this new obligation to store fingerprints on an identity card itself. The French government should delete the TES. The fundamental rights and freedoms of all citizens must be respected."

Une obligation disproportionnée

Cartes d'identité avec empreintes digitales


Une majorité des députés s'est prononcée aujourd'hui en faveur de l'incorporation obligatoire des empreintes digitales dans les documents d'identité en sus des photos d'identité. Cette mesure fait partie d'un nouveau règlement censé renforcer la sécurité des cartes d'identité et des documents de séjour délivrés aux citoyens de l'UE et à leurs familles.

Les Verts-Ale ont voté contre ce texte qui constitue une atteinte disproportionnée au droit à la protection des données.

Déclaration d'Eva JOLY, en charge du dossier pour les Verts/ALE :

" Si les États membres souhaitaient vraiment améliorer la sécurité des cartes d'identité, ils auraient accepté la proposition du Parlement d'harmoniser l'aspect des cartes au niveau de l'UE. Cela permettrait une vérification rapide et sûre par la police dans n'importe quel pays européen. Mais l'objectif des États membres, alliés aux conservateurs et libéraux du Parlement, semble plutôt être d'élargir encore la collecte de données biométriques. Et ce, malgré les réticences de l'Agence européenne des droits fondamentaux et du Contrôleur européen des données, et alors même que l'analyse d'impact de la Commission européenne conclut que les données biométriques telles que les empreintes digitales ne sont pas nécessaires. En rendant obligatoires les empreintes digitales sur les cartes d'identité,  ce texte est disproportionné et n'améliore en rien la sécurité des citoyens tout en constituant une atteinte à leur vie privée. 

Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si cette mesure que le ministre allemand de l'Intérieur, Horst Seehofer, a tenté d'imposer sans succès dans son pays, l'ait farouchement portée au niveau européen : quand un gouvernement a du mal à faire accepter une mesure dans son pays, c'est le réflexe bien connu de le faire adopter par "Bruxelles".

En France, ce texte aboutira à un dispositif totalement disproportionné. Les empreintes digitales sont en effet déjà stockées à cette fin dans une méga-base de données, le TES (Titres Électroniques Sécurisés) que j'avais déjà dénoncé comme étant en porte-à-faux avec les règles européennes de protection des données. Je demande au gouvernement français de supprimer cette méga-base de données problématique et désormais rendue superflue par ce nouveau règlement européen qui rend obligatoire le stockage des empreintes digitales sur la carte d'identité même. Les droits et libertés fondamentales des citoyens doivent être respectés."

Seehofer schleust Fingerabdrücke über die EU in Ausweisen ein

Ausweise/biometrische Daten


Biometrische Daten wie Fingerabdrücke in Ausweisdokumenten werden künftig verpflichtend eingeführt, beschloss die Mehrheit der Abgeordneten des Europäischen Parlaments heute und stimmte für das Verhandlungsergebnis über den "Verordnungsvorschlag zur Erhöhung der Sicherheit der Personalausweise von Unionsbürgern und der Aufenthaltsdokumente, die Unionsbürgern und ihren Familienangehörigen in Ausübung ihres Rechts auf Freizügigkeit ausgestellt werden". Die Befürworter argumentieren damit, dass Fingerabdrücke in Ausweisen massenhaften Identitätsdiebstahl eindämmen und die Sicherheit erhöhen. Den Mitgliedstaaten steht es ausdrücklich offen, die Fingerabdrücke zu nicht weiter definierten anderen Zwecken als der Identitätsfeststellung zu nutzen, etwa für Polizei- und Sicherheitsbehörden. Die Grünen/EFA stimmten gegen den Vorschlag. 

Sven Giegold, wirtschafts- und finanzpolitischer Sprecher der Grünen/EFA-Fraktion im Europäischen Parlament, kommentiert:

„Fingerabdrücke in Ausweisdokumenten sind ein Placebo, das Sicherheit vorgaukelt. Die EU-Regierungen, Christdemokraten und Liberalen geben vor, ein Problem zu lösen, das es nicht gibt. Identitätsdiebstahl ist keine um sich greifende Gefahr, schon die aktuellen Ausweise schützen ausreichend.

Das Massenphänomen ist der ungezügelte Datenhunger, den Polizei und Sicherheitsbehörden zukünftig auch mit Fingerabdrücken stillen. Die Zweckentfremdung der Fingerabdrücke ist nicht akzeptabel. Innenminister Horst Seehofer spielt mal wieder über Bande und tut mit Fingerzeig auf Brüssel eine neue Datensammelquelle auf. Was im eigenen Land schwer durchsetzbar ist, schleust der Innenminister über die Europäische Union ein. Das ist die üble Sündenbock-Methode, mit der Menschen wie Horst Seehofer der Europäischen Union schweren Schaden zufügen. Wenn nationale Regierungen Fingerabdrücke im Pass wollen, sollen sie dafür in ihren Ländern eine Mehrheit suchen, aber ihre nationale Niederlage nicht auf dem Rücken der Europäischen Union austragen.“


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