Press release


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EU food rules and seeds

Commission plans would threaten seed diversity


The European Commission today presented its food safety package, with proposals for new EU rules in a number of areas, including for seeds and plant reproductive products. The Greens expressed concern that the proposals on seeds would play into the hands of the agro-chemical industry and threaten seed diversity in Europe. Commenting on the plans, Green MEP and co-chair of the European Parliament's agriculture committee José Bové said:

"The proposed new EU rules on seeds would seriously threaten seed diversity in Europe and play directly into the hands of the bigger players in the agro-chemical industry. The proposals are a slap in the face to those who have pushed for greater diversity in farming and plant cultivation, and highlighted the social and environmental benefits of such diversity.

"The creation of a unified EU regulation, with the principle of mutual recognition replacing national systems, will create a cumbersome and expensive European authorisation procedure. This costly process would clearly hit medium-sized seed producing companies, and lead to a concentration in the variety of authorised seeds available. The plans play directly into the hands of larger corporations that prioritise mass-production of monoculture seed varieties, at the expense of diversity. The Commission is supporting these businesses to market their products on the global market as an all-in-one, together with the fertilisers and pesticides they also produce.

"While small companies (with less than 10 employees or €2 million in turnover) will be exempted from the authorisation process, the plans will push these regional and organic producers into a niche market and restrict them to being hobby breeders, denying them full market access."

EU- Saatgutrecht

EU-Kommission stärkt einseitig Agrar- und Chemiekonzerne


Zu den Vorschlägen der EU-Kommission für ein vereinheitlichtes Saatgutrecht in Europa erklärt der Europaabgeordnete und agrarpolitische Sprecher der Grünen, Martin Häusling

"Die Vorlage der EU-Kommission für ein neues, europaweites Saatgutrecht ist ein Schlag ins Gesicht all jener Züchter, die sich seit Jahren um mehr Artenvielfalt im Acker-, Obst- und Gemüseanbau kümmern. Mit der Vereinheitlichung des Rechts, das die gegenseitige Anerkennung des nationalen Rechts ablösen soll, werden teure europaweite Zulassungsverfahren nötig. Das schwächt gerade die vielen innovativen mittelständischen Zuchtunternehmen, die sich diese Verfahren nicht werden leisten können.

Gestärkt werden sollen stattdessen Konzerne, die ein Interesse an einem auf wenige, aber hochprofitable Sorten beschränktes Saatgutspektrum haben, das allein auf hohen Output gezüchtet ist. Es profitieren die Erzeuger von Hybrid-Saatgut und jene Unternehmen, die nun mit Rückendeckung der Kommission globale Märkte bedienen und dabei ein „Rundumsorglos-Paket“ mit Saatgut, Dünger und Pestiziden anbieten.

Verprellt aber werden jene, denen es um die Erzeugung regionaler Sorten und von Saatgut für den ökologischen Markt geht. Ihnen werden zwar Sonderrechte zugestanden. So bleiben zwar Erzeugnisse von Unternehmen registrierungsfrei, die weniger als zwei Millionen Euro Umsatz haben und weniger als zehn Mitarbeiter haben. Damit werden sie jedoch in eine Nische abgedrängt oder zu Hobbyzüchtern degradiert. Dort gehören sie aber nicht hin, denn auch kleine Erzeuger benötigen den vollen Zugang zum Markt. Der soll ihnen künftig verwehrt bleiben, folgt man den heute veröffentlichten Plänen der Kommission.

Es stellt sich die Frage, warum wir überhaupt ein europaweit gültiges Saatgutrecht brauchen? Ich bin durchaus für die Harmonisierung der Rechtssysteme, nicht aber für die Zentralisierung, denn  sie zerstört im Saatgutbereich die schöpferische Kraft kleiner Unternehmen und Initiativen."

Règlement UE sur les semences

La proposition de la Commission européenne menace la biodiversité


La Commission européenne vient de présenter un ensemble de propositions dont l'objectif est de "simplifier et renforcer la filière agro-alimentaire". Parmi celles-ci, l'une doit simplifier l'enregistrement des semences. Les Verts au Parlement européen considèrent que cette proposition est inquiétante dans la mesure où elle sera sous le contrôle de l'industrie agro-alimentaire et chimique et qu'elle représente une réelle menace pour la biodiversité.

Commentant ces propositions,  José Bové – Vice Président de la commission de l’Agriculture et du Développement Rural du Parlement européen a estimé que:

"La nouvelle proposition de règlement sur les semences présentée aujourd’hui par la Commission européenne est contreproductive et dangereuse. De nombreux scientifiques et des agences des Nations Unies comme la FAO tirent la sonnette d’alarme. La biodiversité est en danger. Les multinationales ont focalisé leurs efforts sur la création de plantes à haut rendement, mais qui sont fragiles. Elles ne peuvent subsister que dans un environnement artificialisée dépendant des engrais chimiques et des pesticides, donc du pétrole.

Cette proposition qui renforce la main mise des quatre grands groupes mondiaux qui monopolisent les semences, devrait être plutôt présentée par les lobbyistes de Monsanto, Pioneer et Bayer (pour n’en citer que quelques uns) qui ont tenu la plume utilisée pour rédiger ce texte dans l’ombre.

En réduisant les droits des paysans à ressemer  leurs propres semences, en durcissant les conditions de reconnaissance des variétés par des petits entrepreneurs indépendants, en limitant la circulation et l’échange de graines entre associations et entre planteurs, la Commission européenne balaye 10000 ans d’histoire agricole. Le nombre incroyable de variétés végétales dont nous disposons aujourd’hui repose sur le travail de sélection de 400 générations de femmes et d’hommes, et sur la transmission de cette connaissance à la génération suivante.

La biodiversité végétale ne pourra être maintenue qu’en créant les conditions d’un véritable partenariat entre des réseaux de paysans et des agronomes qui ne considèrent pas les plantes comme de simples réservoir d’ADN mais comme des êtres vivants qui évoluent au fil des ans en s’adaptant aux nouvelles conditions qu’elles rencontre. 

Je suis intimement convaincu que la biodiversité et l’alimentation de demain ne peuvent pas être abandonnées au bon vouloir d’entreprises qui n’ont pour seul horizon que les bénéfices nets de l’année en cours, comme ces trente dernières années nous l’ont d'ailleurs prouvé."

Pour Sandrine Bélier, eurodéputée EELV membre de la Commission Environnement, Santé publique et Sécurité alimentaire: 

"Comme de nombreuses organisations agricoles et environnementales, les écologistes jugent que cette proposition de réglementation pérennise un système contraire à la sauvegarde de notre biodiversité et aux intérêts des cultivateurs. Depuis des décennies, la rigidité du catalogue officiel des semences commercialisables porte atteinte au maintien de la diversité des semences et notamment à de nombreuses semences anciennes. C'est une législation dictée et taillée sur mesure pour les quelques grandes multinationales semencières et chimiques. Au sein du Parlement européen, le travail des écologistes consistera donc à modifier la proposition de règlement afin d’assurer le maintien de la biodiversité et la sauvegarde de variétés anciennes ou locales".