UNHCR, CC BY-NC 2.0

Press release


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EU must put rights of children first

Migrant children


The European Commission is due to address the European Parliament today on how to tackle the disappearance of migrant children in Europe. Almost 90,000 unaccompanied children applied for asylum in the EU in 2015, with 2016 figures expected to be higher. The Greens/EFA group is calling on the Commission and Member States to put the rights of children first, regardless of their migration status.

Commenting ahead of the debate, Green migration spokesperson Jean Lambert said:

"It is shameful that the European Commission and member states are continuing to drag their feet on the protection of vulnerable children. The existing EU policies on asylum and migration are contributing to children, who have often travelled great distances to flee awful situations at home, being pushed out of the system with terrible consequences. We have to start putting the needs of children first, regardless of their migration status. The necessary support needs to be in place for unaccompanied children from the moment they arrive to ensure that they are safe throughout the asylum process and that their rights are upheld.

"In particular, family reunification procedures need to be clear, fast and effective. The failure of the current procedures for reuniting children with their families pushes many children into the services of smugglers – as we have seen in the situation in Calais. Beyond ensuring that children are safe and with either family or a supportive guardian, we need to do more to invest in them, and empower them to fulfil their potential as equal participants in our communities. Crucial to this is access to education for all asylum-seeking, refugee and migrant children, as soon as possible from the moment they arrive in Europe."

L’UE doit mettre fin à la barbarie

Enfants migrants et demandeurs d’asile


Dans le cadre du débat en plénière sur la disparition des enfants migrants au sein de l’Union européenne, Eva JOLY, membre de la Commission Justice et affaires intérieures a déclaré :

« En 2015, 90 000 enfants non accompagnés fuyant des conflits ont demandé l’asile au sein de l’Union européenne. Leur nombre devrait croître. Plus alarmant encore, des milliers d’enfants ont littéralement disparu des radars sans laisser de trace. C'est notamment le cas de nombreux mineurs isolés qui avaient été répartis dans des centres d'accueil et d'orientation au travers de la France suite au démantèlement des camps de Calais. Quatre mois après, comme cela était malheureusement prévisible, beaucoup d'entre eux ont repris la route migratoire et sont de retour à Calais, alors que le Royaume-Uni n'a accepté que 800 mineurs sur un total de près de 2000 jeunes qui faisaient pourtant valoir des attaches familiales en Angleterre.

Puisque le Royaume-Uni et la France se renvoient la balle et ne veulent pas assumer leurs responsabilités, l'État doit au moins laisser les associations de solidarité travailler pour faire respecter les droits fondamentaux des migrants, contraints aujourd'hui de survivre dans les pires conditions. Or, la Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme a récemment alerté Bernard Cazeneuve au sujet des mesures d'entrave graves dirigées à l'encontre de ces actions de solidarité, avec la multiplication des contrôles, des interpellations et même des poursuites. Cette situation est intolérable. La France doit respecter ses obligations et protéger les jeunes vulnérables.

Compte tenu de l'absence de volonté des États membres, il est urgent que la Commission européenne fasse des propositions fortes pour combler les lacunes actuelles, en particulier la mise en place de procédures spécifiques pour les enfants migrants et demandeurs d’asile. L’Union européenne doit sans attendre les protéger des réseaux criminels. Elle doit également prendre les mesures nécessaires pour que les enfants ne soient pas arrachés à leurs parents du simple fait qu’ils soient migrants. En septembre 2016, seuls 46 mineurs non accompagnés avaient été relocalisés dans l’UE. Ceci est d’autant moins acceptable qu’ils devraient pouvoir jouir de leur droit d’accès à l’éducation et du support psychologique qui s’impose en raison des traumatismes subis. »


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