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Press release


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The EU needs new tools to protect and support the rule of law

European Values


Today, the European Parliament voted in favour of a support scheme for civil society organisations working to promote human rights and democracy in the EU. Almost €1 billion will be allocated to the scheme, and it will also become easier for smaller organisations to apply for EU funds. The report authored by Greens/EFA MEP Bodil Valero also contains special emergency measures to support civil society organisations in Member States where there is a rapid and serious deterioration of the rule of law.

Several EU governments, such as those in Hungary and Poland, have used various methods to attempt to restrict funds for NGOs and other civil society actors promoting the basic principles the EU is based on.

Yesterday, Greens/EFA MEP Josep-Maria Terricabras presented his report on situation of fundamental rights in the European Union in 2017 with a focus on, among others, rule of law, women’s rights, migration, media freedom and racism. The report highlights major concerns in in many Member States on the rule of law regarding the separation of powers and corruption. The Parliament also debated the protection of the EU’s budget in cases of where there are deficiencies in the rule of law in Member States on Wednesday evening.

Josep-Maria Terricabras, rapporteur on the Situation of Fundamental Rights in the EU Report, comments:

"When it comes to fundamental rights in the EU, there were worrying developing across the bloc in 2017, from the murder of Daphne Caruana Galizia, to the treatment of LGBTI people and minorities, and the targeting of NGOs helping refugees in the Mediterranean. Media freedom, freedom of expression and assembly were in particular under threat, where in the past they have been taken as a given, and in countries where one would not expect. The protection of the most vulnerable must be EU’s driving moto."

"It's time for the EU to properly ensure that it is using all the tools it can to protect the rule of law and fundamental rights in every Member State. We cannot allow fully-fledged dictatorships to emerge within our own borders. It is only by placing the well-being of the people at the core of the European Union’s policies and decisions, that Europe will engage with its citizens."

Bodil Valero, rapporteur on the Rights and Values Programme, comments:

“All EU countries have the duty to respect the rule of law, which is a basic principle that the EU is based on. We must give the EU both a carrot and stick when it comes to defending the rule of law. That's why it's vital to set higher demands on how EU money is spent.”

"In countries where the rule of law is wavering, the EU needs to support those who work tirelessly for democracy, human rights and the values we all share. All too often, Europe's autocrats are targeting civil society organisations, which is why the EU must step in and assist NGOs and the vital work they do, when they're under threat.

"When the media is controlled by those close to power and the judiciary is all but under the command of the government then civil society is the last line of defence for democracy. If the Council is serious about protecting the rule of law and democracy in the member states, then it needs to ensure that civil society is supported and protected."

De nouveaux instruments pour protéger et promouvoir l'État de droit

Valeurs de l’Union européenne


Le Parlement européen a adopté aujourd’hui le rapport de la députée Verts-ALE Bodil Valero (1) établissant le programme «Droits et valeurs» en soutien aux organisations de la société civile promouvant les droits humains et la démocratie dans l'UE.

Près d'un milliard d'euros seront alloués à ce programme et l’accès aux fonds sera plus aisé pour les petites organisations. Le rapport prévoit également des mesures d’urgence pour soutenir les organisations de la société civile dans les États membres où l'État de droit connaît une détérioration grave et rapide. Les gouvernements hongrois et polonais figurent parmi ceux qui tentent de réduire les financements destinés aux ONG et autres acteurs de la société civile qui défendent les valeurs de l'UE. 

 

Le rapport du député Verts-ALE Josep-Maria Terricabras (2) adopté dans la soirée d’hier, expose pour sa part la situation des droits fondamentaux au sein de l’UE pour l’année 2017. État de droit, droits des femmes, droits des migrants, liberté des médias, racisme sont autant d’aspects traités par le rapport. Celui-ci émet de vives préoccupations au sujet de l’État de droit, en particulier aux niveaux de la séparation des pouvoirs et de la corruption dans certains États membres.

Enfin, le Parlement s’est penché sur la question de la protection du budget de l'UE en cas de défaillances du point de vue de l’État de droit dans les État membres.

 

Déclaration de Josep-Maria Terricabras, rapporteur du Parlement sur la situation des droits fondamentaux dans l’Union européenne en 2017 :

"Nous constatons une évolution inquiétante du point de vue des droits fondamentaux dans l'ensemble de l’UE pour l’année 2017. De l'assassinat de Daphné Caruana Galizia en passant par les atteintes aux droits des personnes LGBTI et des minorités, ou encore au traitement des ONG venant en aide aux réfugiés en Méditerranée, les données sont préoccupantes. La liberté des médias, la liberté d'expression et la liberté de réunion que nous prenions pour acquises sont remises en question, y compris dans des pays où l'on ne s’y attendait pas.

L’UE doit utiliser tous les instruments à sa disposition pour protéger l'État de droit et les droits fondamentaux sur tout son territoire. Elle doit par ailleurs faire de la protection des plus vulnérables sa devise.  Nous ne pouvons courir le risque de voir émerger de nouvelles dictatures au sein de l’UE. L’UE a le devoir de mettre au coeur de ses décisions et de ses politiques le bien-être des gens. »

 

Déclaration de Bodil Valero, rapporteure du Parlement sur le Programme « Droits et Valeurs » :

"Tous les pays de l'UE ont le devoir de respecter l'État de droit sur lequel se fonde notre Union. L’UE doit disposer d’instruments lui permettant de manier la carotte et le bâton lorsqu'il s'agit de défendre l'État de droit. C'est pourquoi nous exigeons une vigilance accrue sur la manière dont est dépensé l'argent de l’UE. Dans les pays où l'État de droit vacille, l'UE a le devoir d’apporter son soutien à celles et ceux qui se battent pour la démocratie, les droits humains et les valeurs que nous partageons. Les organisations de la société civile sont trop souvent prises pour cibles par les autocrates. L’UE se doit d’intervenir et d’aider les ONG menacées à poursuivre leur travail qui est vital pour nos démocraties.

Lorsque les médias sont contrôlés par des proches du pouvoir et que le pouvoir judiciaire est pratiquement soumis au gouvernement, la société civile représente la dernière ligne de défense de la démocratie. Si le Conseil prend au sérieux les valeurs européennes, il doit donc veiller à protéger et à soutenir la société civile. »

 

(1) Rapport:  Bodil Valero sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant le programme «Droits et valeurs»
(2) Rapport:  Josep-Maria Terricabras sur la situation des droits fondamentaux dans l’Union européenne en 2017

La Unión Europea necesita nuevos instrumentos para proteger y apoyar el Estado de Derecho

Valores europeos


El Parlamento Europeo ha votado hoy a favor de un plan de apoyo a las organizaciones de la sociedad civil que trabajan para promover los derechos humanos y la democracia en la UE. Se asignarán casi 1 000 millones de euros al plan y también será más fácil para las organizaciones más pequeñas solicitar fondos de la UE. El informe elaborado por el eurodiputado de los Verdes/ALE Bodil Valero también contiene medidas especiales de emergencia para apoyar a las organizaciones de la sociedad civil en los Estados miembros en los que se produce un deterioro grave y rápido del Estado de Derecho.

Varios gobiernos de la UE, como los de Hungría y Polonia, han utilizado diversos métodos para intentar restringir los fondos para las ONG y otros actores de la sociedad civil que promueven los principios básicos en los que se basa la UE.

El eurodiputado de los Verdes Josep-Maria Terricabras presentó ayer su informe sobre la situación de los derechos fundamentales en la Unión Europea en 2017, centrado, entre otras cosas, en el Estado de Derecho, los derechos de la mujer, la migración, la libertad de los medios de comunicación y el racismo. El informe destaca las principales preocupaciones de muchos Estados miembros sobre el Estado de Derecho en relación con la separación de poderes y la corrupción. El Parlamento también debatió el miércoles por la tarde sobre la protección del presupuesto de la UE en los casos en que existen deficiencias en el Estado de Derecho en los Estados miembros.

Josep-Maria Terricabras, ponente del informe sobre la situación de los derechos fundamentales en la UE, comenta:

"En lo que respecta a los derechos fundamentales en la UE, hubo un desarrollo preocupante en todo el bloque en 2017, desde el asesinato de Daphne Caruana Galizia hasta el tratamiento de las personas LGBTI y las minorías, pasando por el acoso de las ONG que ayudan a los refugiados en el Mediterráneo. La libertad de los medios de comunicación, la libertad de expresión y la libertad de reunión estaban especialmente amenazadas, cuando en el pasado se consideraban un hecho, y en países donde uno no dudaba de ello. La protección de los más vulnerables debe ser el lema de la UE".

"Es hora de que la UE se asegure adecuadamente de que está utilizando todas las herramientas a su alcance para proteger el Estado de Derecho y los derechos fundamentales en todos los Estados miembros. No podemos permitir que surjan dictaduras de pleno derecho dentro de nuestras propias fronteras. Sólo situando el bienestar de los ciudadanos en el centro de las políticas y decisiones de la Unión Europea, Europa se comprometerá con sus ciudadanos".

Bodil Valero, ponente del Programa Derechos y Valores, comentarios:

"Todos los países de la UE tienen el deber de respetar el Estado de Derecho, que es un principio básico en el que se basa la UE. Debemos dar a la UE una zanahoria y un palo cuando se trata de defender el Estado de Derecho. Por eso es vital que se exija más de cómo se gasta el dinero de la UE".

"En los países en los que el Estado de Derecho vacila, la UE debe apoyar a quienes trabajan incansablemente por la democracia, los derechos humanos y los valores que todos compartimos. Con demasiada frecuencia, los autócratas europeos se dirigen a las organizaciones de la sociedad civil, razón por la cual la UE debe intervenir y ayudar a las ONG y al trabajo vital que realizan, cuando están amenazadas.

"Cuando los medios de comunicación están controlados por quienes están cerca del poder y el poder judicial está casi bajo el mando del gobierno, entonces la sociedad civil es la última línea de defensa de la democracia. Si el Consejo se toma en serio la protección del Estado de Derecho y de la democracia en los Estados miembros, debe garantizar el apoyo y la protección de la sociedad civil".