Press release


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Refugee crisis

EU-Turkey deal undermines international law and human rights


The EU-Turkey agreement to return refugees in Greece to Turkey, which has been implemented since Monday, will be discussed in the European Parliament's civil liberties and home affairs committee today. Ahead of the debate, Greens/EFA co-president Rebecca Harms said:

"The situation regarding the illegal deportations of Syrian refugees from Turkey, as outlined by Amnesty International, is alarming. It is high time for an ad hoc mission of the EU to investigate these allegations. As long as it cannot be established that Turkey is fully respecting international law, there can be no returns of refugees in Greece. All EU governments share a common responsibility for ensuring that the treatment of refugees in Greece fully respects the rule of law. EU governments cannot abdicate this responsibility to Greece and Turkey. This implies also providing support on the ground.

"Above all, EU governments must finally start implementing a resettlement programme that is worthy of the name. That means providing EU asylum to at least 500,000 refugees from war and crisis zones per year."

Green migration spokesperson Judith Sargentini added:

"The deal with Turkey has led to inhumane conditions for refugees and is in contravention with European and international law. The Geneva Convention, which was created in Europe, is being undermined. Under pressure from EU leaders, those seeking protection in Greece are being detained in inhumane conditions. These deportation centres are at odds with international obligations on the protection of refugees and European law.

"The democratic legitimacy of the agreement with Turkey is also highly questionable. Despite the fact that the European Parliament has full co-decision powers in the area of asylum and refugee policy, this deal was signed, sealed and implemented with no involvement of the parliament. The deal must be ended without delay."

Réfugiés: Accord UE-Turquie

Les Verts-ALE demandent la suspension de l'accord illégal


La Commission justice et affaires intérieures du Parlement européen se penche aujourd'hui sur l'accord de réadmission par la Turquie des réfugiés arrivés en Grèce. Cet accord signé le 18 mars entre l'UE et la Turquie est entré en vigueur ce lundi 4 avril.
 
Déclaration de Philippe LAMBERTS, Président du groupe Verts-ALE:
 
"La dénonciation par Amnesty International d'expulsions illégales de réfugiés syriens par la Turquie révèle une réalité alarmante. Nous demandons la création d'une mission ad hoc de l'Union européenne afin d'enquêter sur la situation. Par ailleurs, dans un contexte où la Turquie ne se conforme pas au droit international, l'expulsion des réfugiés de Grèce doit cesser immédiatement. Quant aux gouvernements européens, ils sont responsables conjointement du sort des réfugiés. Les États membres ne peuvent laisser la Grèce ou la Turquie se débrouiller seules et doivent fournir de l'aide sur le terrain : les réfugiés doivent être traités conformément aux règles qu'impose l'État de droit.
Notre devoir est de mettre enfin en œuvre un programme de réinstallation européen digne de ce nom. Autrement dit, d'accorder annuellement l'asile au sein de l'UE à au moins 500.000 réfugiés fuyant la guerre et les conflits."
 
Déclaration d'Eva JOLY, membre Verts-ALE de la Commission Justice et affaires intérieures :
 
"La Convention de Genève est malmenée à chaque instant. L'accord avec la Turquie méprise le droit international et le droit européen. Il a aggravé les conditions de vie déjà parfaitement inhumaines des réfugiés. Sous la pression des gouvernements européens, les demandeurs d'asile arrivés en Grèce sont enfermés et vivent dans des conditions dégradantes. Inutile de dire que ces centres de rétention contreviennent aux obligations internationales et européennes en matière de protection des réfugiés.
 
En violation totale du droit international, cet accord entre la Turquie et l'UE est également illégitime d'un point de vue démocratique. Alors que la codécision est désormais la règle pour les politiques d'asile et de migration, le Parlement européen a été littéralement ignoré par les États qui l'ont signé et mis en oeuvre. Nous demandons donc la suspension immédiate de cet accord illégal."


PS: Conférence de presse mercredi 13/04 à 15h : Rôle des villes dans la gestion de la crise des réfugiés avec Damien Carême, maire de Grande-Synthe,  K DELLI et P. LAMBERTS  (salle de presse Strasbourg)

EU-Türkei-Deal

Deal verletzt internationales Recht und Menschenrechte


Nach den ersten vier Tagen hat sich am heutigen Donnerstag erstmals der zuständige Innenausschuss des Europäischen Parlaments mit den Rückführungen von Flüchtlingen aus Griechenland in die Türkei beschäftigt. Dazu sagt die Vorsitzende der Grünen/EFA-Fraktion Rebecca Harms:
 
"Der Bericht von Amnesty International über unrechtmäßige Abschiebungen syrischer Flüchtlinge aus der Türkei ist erschreckend. Es ist höchste Zeit für eine ad-hoc Mission der Europäischen Union, um diesen Vorwürfen nachzugehen. Solange nicht sichergestellt ist, dass die Türkei internationales Recht vollständig respektiert, dürfen die Rückführungen von Flüchtlingen aus Griechenland nicht fortgesetzt werden.
 
Die Regierungen der EU-Mitgliedsstaaten dürfen die Verantwortung nicht allein Griechenland und der Türkei überlassen. Sie müssen vor Ort unterstützen und sie sind für die rechtsstaatliche Umsetzung ihrer Beschlüsse verantwortlich. Vor allem müssen sie endlich ein Resettlement-Programm starten, das diesen Namen verdient. Jedes Jahr sollten mindestens 500 000 Flüchtlinge aus den Kriegs- und Krisenländern in die EU geholt werden.“

Die stellvertretende Vorsitzende und migrationspolitische Sprecherin der Fraktion, Ska Keller, fügt hinzu:

"Der Deal mit der Türkei führt zu unmenschlichen Zuständen für Flüchtlinge und zum Bruch von internationalem und europäischen Recht. Die Genfer Flüchtlingskonvention, die in Europa erfunden wurde, wird ausgehebelt. Auf Druck der europäischen Staats- und Regierungschefs werden Schutzsuchende in Griechenland in Lagern unter menschenunwürdigen Bedingungen festgehalten. Diese Abschiebelager widersprechen dem internationalen Flüchtlingsschutz und den europäischen Grundrechten.

Auch die demokratische Legitimität für das Abkommen mit der Türkei ist mehr als fraglich. Obwohl das Europäische Parlament in der EU-Flüchtlingspolitik volle Mitentscheidungsbefugnis hat, ist der Deal am Parlament vorbei ausgehandelt worden.  Der Türkei-Deal muss sofort ausgesetzt werden.“