Press release


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Refugee crisis/home affairs council

Returns proposals risk dismantling EU asylum law


EU home affairs ministers will meet tomorrow (Thursday) to discuss a number of further measures in response to the refugee crisis, including on a proposal on returns of failed asylum seekers and refugees. Ahead of the Council, Green migration spokesperson Ska Keller stated:

"It seems EU governments' response to the refugee crisis is going in the wrong direction. There is an urgent need to address how to accommodate the large numbers of asylum seekers fleeing war and persecution. Instead, as tomorrow's home affairs council shows, EU governments are focusing on border control and how to return failed asylum seekers. Agreement on a permanent system for relocating asylum seekers across the EU, based on a fair distribution key, seems to be impossible, so EU governments are abdicating responsibility to third countries.

"The proposals on returns of Syrian refugees are inhumane. Under the plans being considered by home affairs ministers, refugees fleeing from refugee camps will be denied protection in the EU and sent back to those camps. By designating refugee camps as safe third countries, the EU is looking to wash its hands of its responsibility for dealing with these asylum seekers. This would be a scandal and risks dismantling EU asylum law."

Innenminister-Treffen

Mitgliedsstaaten wollen Asylrecht aushebeln


An diesem Donnerstag treffen sich die EU-Innenminister, um erneut nach Lösungen für die Flüchtlingskrise zu suchen. Sie wollen unter anderem einen Grundsatzbeschluss zu verschärften Abschiebungen fassen. Die flüchtlingspolitische Sprecherin und stellvertretende Vorsitzende der Grünen/EFA-Fraktion im Europäischen Parlament, Ska Keller, befürchtet, dass damit das europäische Asylrecht ausgehebelt wird:

„Die Antwort der Mitgliedsstaaten auf die Flüchtlingskrise ist geht in die falsche Richtung. Sie löst die Probleme nicht. Die EU braucht akut mehr Plätze für Flüchtlinge. Aber die Mitgliedstaaten konzentrieren sich ausschließlich auf Grenzüberwachung und Abschiebung. Eine Einigung für die weitere Verteilung von Flüchtlingen in der EU nach einem gerechten Verteilungsschlüssel scheint unmöglich. Die Regierungen der EU-Mitgliedsstaaten schieben die Verantwortung auf Drittstaaten ab.

Unmenschlich sind die Pläne zur Abschiebung von syrischen Flüchtlingen. Die EU-Innenminister wollen es möglich machen, Schutzsuchende, die in der EU Asyl beantragen und aus Flüchtlingslager kommen, in die Lager etwa in der Türkei oder in Jordanien abschieben zu können. Dafür sollen die Lager zu „sicheren Drittstaaten“ erklärt werden. Das ist ein absoluter Tabubruch. Damit wird das europäische Asylrecht ausgehebelt.“

Crise des réfugiés

Les Ministres européens veulent se décharger de leur responsabilité envers les "pays d'origine sûrs"


Les Ministres européens de l'Intérieur se réunissent demain, jeudi 8 octobre 2015, pour discuter d'une série de mesures sur la crise des réfugiés, y compris des propositions visant à encadrer le retour des demandeurs d'asile dans certains pays de transit, dits "d'origine sûrs". En amont de ce Conseil JAI, Eva JOLY, membre Verts-ALE de la commission Justice et Affaires intérieures, réagit:

"Le "momentum" politique aura visiblement été de courte durée. Malgré l'émotion suscitée début septembre par la mort de milliers de réfugiés fuyant la guerre et les atrocités pour rejoindre l'Europe, les États membres s'apprêtent une nouvelle fois à affaiblir considérablement le droit d'asile en Europe.

Incapables de se mettre d'accord sur un régime permanent de répartition des demandeurs d'asile dans l'UE basé sur des clés de répartition équilibrées, ils s'apprêtent à reporter la responsabilité sur les pays de transit. Demain, les Ministres européens de l'Intérieur devraient en effet adopter une série de mesures permettant de renforcer le contrôle aux frontières de l'UE et prévoir le retour organisé des demandeurs d'asile dans les pays dits "d'origine sûrs".
Ces propositions sont purement inhumaines et indignes. Les États membres sont en train d'organiser l'expulsion de ceux qui sont venus chercher l'asile en Europe vers des pays comme la Turquie ou la Jordanie, qui accueillent déjà aujourd'hui la très grande majorité des réfugiés syriens. En adoptant une liste de "pays d'origine sûrs", l'UE se déchargerait de sa responsabilité d'accueillir ces demandeurs d'asile. Ce serait un scandale qui fragiliserait d'avantage le droit d'asile dans l'UE."