Press release


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Resolution of failing banks

Weak Council position preserves à la carte safeguards for 'too big to fail' institutions


After several months of discussions, the Council agreed this morning on its general approach on the Banking Recovery and Resolution Directive, opening the way to negotiations with the European parliament, which had adopted its own position in May. The objective is to reach a final agreement by the end of the year. The directive, which aims to limit as much as possible the use of taxpayer money in rescuing failing banks, represents a key pillar of EU banking union. 

Commenting on the compromise proposal, Philippe Lamberts, Greens/EFA MEP and group spokesperson on economic and monetary affairs, said:   

"The absence in many EU countries of clear rules on bank recovery and resolution played a central role in the chaotic response to the financial crisis and a consistent, common EU rulebook is urgently needed. Given the devastating impact that rescuing failed banks has had on exchequers in a number of EU member states, the overriding goal should be to limit as much as possible taxpayers' exposure to future bank failures and ensure that public money is only used as a last resort. It's therefore also urgent to preserve the integrity of the internal market through a common set of rules and standards.

To this end, the creation of an ambitious toolbox that will allow assessment of a bank's resolvability, elaboration of robust pre-agreed crisis plans and action to improve them where necessary, and followed by the power to bail-in shareholders and  large creditors well ahead of depositors and taxpayers, should be the overarching priority. However, the agreement reached in the Council, the outcome of a complicated mix of narrow national interests, is worrying and will lead to difficult negotiations with the Parliament. 

While the Council and the Parliament both agree on the need to fully protect insured deposits up to €100 000, the high level of discretion left to member states to bail-in other private creditors weakens the aim of creating a harmonised rulebook across the EU. It also represents a dangerous backtracking on the overall ambition of breaking the vicious circle between states and banks by limiting taxpayer contribution to a last resort measure.

The Greens will now assess the differences between the two positions with a view to negotiating proactively to preserve the elements in both texts that reinforce the original Commission proposal. The Greens aim to maintain the impetus for a genuine banking union, a crucial element for Europe to rise to the challenges it currently faces."

Crises bancaires

Les Etats européens laissent les contribuables sur le carreau


Après plusieurs mois d'intenses discussions, le Conseil des Ministres des Finances (EcoFin) a arrêté sa position sur  la résolution des crises bancaires, ouvrant la voie au lancement des négociations avec le Parlement européen. 

L'analyse du texte adopté révèle une tentative claire de la part des gouvernements européens de revenir sur l'objectif initial de la proposition de la Commission, à savoir: limiter au maximum l’exposition du contribuable aux crises bancaires et assurer la cohérence du marché intérieur par l'application de règles et de standards communs. 

Philippe LAMBERTS, député européen Ecolo en charge du dossier, s'est exprimé suite à la décision du Conseil:   

"L'absence de règles claires en matière de résolution bancaire dans la majorité des États membres explique largement la réponse chaotique apportée à la crise financière. Compte tenu de l'impact dévastateur qu'ont représenté les plans de sauvetage bancaires pour les finances publiques des États membres, l'objectif principal devrait consister à limiter au maximum l'exposition des contribuables aux faillites bancaires futures, en envisageant uniquement celle-ci comme une mesure de dernier ressort. Dans cette perspective, il est urgent de créer un ensemble ambitieux d’instruments permettant d’évaluer la résolvabilité d’une banque, d’élaborer un plan de crise, et enfin de mettre à contribution les actionnaires et créanciers principaux bien avant les épargnants et contribuables. 

Néanmoins, l’accord obtenu au sein du Conseil aujourd’hui – fruit d’une alchimie complexe entre les différents intérêts nationaux – ne présage rien de bon pour à ce niveau et est annonciateur de négociations difficiles avec le Parlement. Alors que le Conseil et le Parlement s’accordent sur la nécessité de protéger les dépôts jusqu'à 100.000 €, les larges marges de manœuvre laissées aux États Membres pour mettre à contribution d’autres créanciers privés mettent à mal l'idée même d'une harmonisation des règles au niveau de l'Union et donc la cohérence du marché intérieur. Cela représente également un retour en arrière dans les tentatives de rompre le cercle vicieux entre États et banques.

Les Verts au Parlement européen vont à présent procéder à une évaluation approfondie des différences entre les deux positions, avec l'intention de négocier fermement pour maintenir en vie cette initiative essentielle qu'est la mise en œuvre d'une réelle union bancaire, composante indispensable à une sortie de crise durable pour l'Europe et ses citoyens."