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The first European Semester and its contribution to the EU2020 Strategy

A study commissioned by the Greens/EFA


Behind the rhetoric on EU 2020

The Commission doesn't care about the objectives it sets for itself. This is how we could summarise the study realised for the Greens on the European Semester. This study is the first of its kind to check through all the recommendations that the EU has addressed to the 27 member states and to analyse their coherence with regard to the performances of these member states and their country-specific objectives. More broadly, it also seeks to evaluate the added value of new instruments such as the European Semester and the economic governance package.

The study demonstrates that the proliferation of new EU tools aimed at curbing the crisis and at making the member states' priorities consistent, does not contribute to the fulfilment of the economic, social and environmental objectives of the EU.

Objectives in terms of R&D, poverty reduction or energy performance had been adopted unanimously in 2010. Yet, none of these are reflected in the recommendations. This in turn does not stimulate member states to move forward on these issues, whilst the social crisis is badly hitting Europeans, whose perspectives are getting darker day after day, and whilst the ecological crisis is becoming more patent. Moreover, the fact that emerging countries are moving up the value chain shows that competitiveness does not depend on wages anymore. However, the EU seems to still be pushing in that direction, despite the Treaty and economic governance rules that prevent it.

The overall effectiveness of the European Semester is also undermined by the lack of prioritization in the recommendations. Indeed, countries with very high employment rates for example are singled out in the same way than countries with very poor employment performance.

Finally, the EU 2020 Strategy seems to be making the exact same mistakes than its predecessor's. Like the Lisbon Strategy, it fails to actively involve national parliaments, social partners, civil society, etc. No lesson seems to have been drawn from recent mistakes, despite the fact that we are at a critical point in time for the future of European integration and for the well-being of European citizens'. It is increasingly evident that no improvement in terms of economic coordination will be achieved without further democratisation.

Le premier semestre européen et sa contribution à la stratégie UE 2020

Une étude réalisée à la demande des Verts/ALE


L'Union européenne se moque des objectifs qu'elle s'assigne à elle-même.

Voilà comment pourrait être synthétisée une étude réalisée pour le groupe des verts sur le Semestre européen. Cette étude est la première du genre à examiner l'ensemble des recommandations que l'UE a adressé aux 27 Etats membres, et à analyser leur cohérence au regard des performances propres de ces pays et des objectifs fixés.  Plus globalement, elle évalue la valeur ajoutée des nouveaux instruments que sont le Semestre Européen et la gouvernance économique.

L'étude démontre que la prolifération de nouveaux outils, mis en place au niveau de l'UE pour juguler la crise et aligner les priorités des Etats membres, ne contribue en rien à la réalisation des objectifs économiques, sociaux, environnementaux de l'UE.

Des objectifs en termes de R&D, de réduction de la pauvreté ou de performances énergétiques avaient été adoptés à l'unanimité en 2010. Pourtant, aucun de ceux-ci ne sont reflétés dans les recommandations, ce qui en retour n'incite en rien les Etats membres à avancer sur ces plans, alors que la crise sociale frappe durement les Européen(ne)s, dont les perspectives semblent s'assombrir de jour en jour, et que la crise écologique se précise. En outre, la montée dans la chaîne de valeurs de pays émergents met en évidence que la compétitivité ne se joue plus autour des salaires, comme semble pourtant encore l'envisager l'UE en dépit du Traité et des règles de gouvernance économique.

L'efficacité du dispositif est par ailleurs minée par l'absence de prioritisation dans les recommandations comme en atteste le fait que les pays affichant un taux d'emploi très élevé soient épinglés au même titre que ceux dont les performances sont médiocres.

Enfin, la Stratégie Europe 2020 se fourvoie dans les mêmes égarements que son prédécesseur, la Stratégie de Lisbonne, qui avait déjà failli à réaliser ses propres objectifs en oubliant d'impliquer les parlements nationaux, les partenaires sociaux et les ONG. Aucune leçon ne semble donc avoir été tirée des erreurs d'un passé pas si lointain. Or, en cette heure critique pour la construction européenne et le bien-être de ces 500 millions d'habitants, aucun progrès en matière de coordination des politiques économiques ne peut s'envisager sans un saut qualitatif majeur vers une plus grande démocratisation et participation.

(L'étude n'est actuellement disponible qu'en langue anglaise)