Press release


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UN climate summit

Climate talks continue to sleepwalk, as EU climate diplomacy stutters


Commenting on outcome of the UN climate summit in Doha (COP18), Green climate spokesperson Satu Hassi, who was part of the official European Parliament delegation to the talks, said: 

"The UN climate process is continuing to sleepwalk towards runaway climate change. Another UN climate summit has passed without bridging the gap between pledged action on climate change and what is necessary to achieve the goal of limiting the increase in global temperatures to below 2 degrees. 

“EU climate diplomacy is stuttering, with Polish obstruction having prevented any change to the ambition of the EU position. That the final plenary session was delayed because of internal disagreement within the EU delegation is shameful and underlines the need to end the current practice of agreeing climate policy by unanimity, as the European Parliament has called for. 

“The continued failure to strengthen EU's insufficient and ineffective 2020 emissions reduction target looms large over EU climate policy and the EU's credibility in the negotiations. The summit outcome invites parties to review their pledges in 2014 and the EU Commission must come forward with proposals early next year to this end. Stepping up the EU 2020 emissions target to at least 30% is long overdue both to address faltering domestic climate policy and for international credibility. 

“The EU not only failed to build on alliances made last year with poorer, climate-vulnerable countries, these alliances have been dealt a blow by the EU's failure to accept almost all demands made by these countries. While the architecture for the Kyoto Protocol second commitment period has been maintained, it is overshadowed by the failure to get rid of hot air permanently: the surplus emissions allowances that threaten to drastically undermine Kyoto's continued effectiveness. 

“The outcome has finally included a recognition that there should be a mechanism available for the most vulnerable countries for responding to the impacts of climate damage, beyond what can be adapted to. On climate finance, while a few EU countries made individual pledges, the EU as a whole has made no commitment to trajectories or scaling up climate finance or specific targets for 2015. 

“The big underlying problem, however, is that the two biggest polluters, China and the US, are not willing to join a global regime that would require them to limit or reduce greenhouse gas emissions. The EU should put much more pressure on these two countries to act."

UN-Klimagipfel

Doha erreicht nur beschämenden Minimalkonsens


Rebecca Harms, Vorsitzende der Grüne/EFA-Fraktion im Europaparlament, kommentiert das Ergebnis des Klimagipfels in Doha (COP 18): 

“Während die Warnungen vor der drohenden Klimakatastrophe immer lauter werden, ist heute ein weiterer Klimagipfel zu Ende gegangen, ohne die klaffende Lücke zwischen den dringend notwendigen Klimamaßnahmen und dem zu schließen, was die Länder bereit sind zu tun. Wir entfernen uns immer weiter von der Möglichkeit den Klimawandel auf 2 Grad zu begrenzen.

Dass die EU noch immer nicht bereit ist, ihr veraltetes Klimaziel für 2020 zu erhöhen, untergräbt auch die Glaubwürdigkeit im internationalen Verhandlungsprozess. Hier hat auch Deutschland Verantwortung für den Stillstand zu tragen, da sich die Bundesregierung auf europäischer Ebene nicht für die Erhöhung des Ziels eingesetzt hat. Das Ergebnis des Gipfels sieht vor, dass die teilnehmenden Staaten 2014 ihre Reduktionsverpflichtungen erneut überprüfen sollen. Ein ehrgeizigeres Klimaziel von mindestens 30% für die EU ist längst überfällig, sowohl zur Rettung des EU-Emissionshandels als auch für die internationale Glaubwürdigkeit. Die EU-Kommission muss dafür schon zu Beginn des nächsten Jahres einen Vorschlag machen, den sie bei der Überprüfung vorlegen kann.

Zwar konnte die Architektur des Kyotoprotokolls bewahrt werden, doch die heiße Luft, also die überschüssigen Zertifikate, die in die nächste Verpflichtungsperiode übertragen werden können, konterkariert die Klimaziele unter Kyoto.

Die Klimadiplomatie, für die die EU im letzten Jahr großes Lob bekam, ist ins Stottern geraten. In Durban schmiedete die EU Allianzen mit den ärmeren und besonders durch den Klimawandel bedrohten Ländern. Doch diese Partner wurden in Doha herbe enttäuscht, da die EU fast keiner ihrer Forderungen nachkam. Die Hartleibigkeit Polens hat jeden Einsatz für eine ehrgeizigere Klimapolitik verhindert. Dass die abschließende Plenarsitzung der Klimakonferenz wegen der Uneinigkeit der EU-Staaten verschoben werden musste, ist peinlich. Es zeigt einmal mehr, dass die EU zuerst ihre Verhandlungsfähigkeit stärken und endlich dazu übergehen muss, das Verhandlungsmandat mit qualifizierter Mehrheit zu beschließen, wie es das Europäische Parlament gefordert hat.

Nur widerwillig wurde anerkannt, dass die am meisten vom Klimawandel bedrohten Länder für zukünftige Schäden durch den Klimawandel entschädigt werden müssen. Auch bei der Klimafinanzierung geht es nur langsam voran. Einige EU-Mitgliedsstaaten haben zwar eigene Zusagen zur Klimafinanzierung in den nächsten Jahren gemacht. Doch leider hat die EU keine gemeinsamen Zusagen für ein konkretes Ziel für 2015 oder die Erhöhung der Klimamittel bis 2020 gemacht.

Das grundlegende Problem ist jedoch, dass die beiden Länder mit den höchsten Treibhausgas-Emissionen, China und die USA, keinem internationalen Abkommen beitreten wollen, das sie zu einer Verringerung ihres Treibhausgasausstoßes verpflichten würde. Die EU muss ihren Druck auf diese beiden Länder verstärken, ihre Haltung zu ändern.”

Climat-Doha

Un 18ème Sommet pour rien ou presque


La 18ème Conférence sur le changement climatique qui se tenait à Doha au Qatar s’est achevée ce samedi 12 décembre 2012. 

Sandrine Bélier, Euro-députée EELV, membre de la délégation du Parlement Européen, réagit aux résultats de ce sommet : 

« Le Sommet de Doha est la démonstration d’une rencontre internationale dont on sort avec le sentiment d’un rendez-vous manqué, d'un sommet pour rien ou presque en attendant 2015*. Un Sommet climatique de plus, qui renforce le fossé entre les décisions prises et celles qui sont nécessaires pour limiter le réchauffement climatique global de la planète en dessous de 2°C.

On attendait peu de choses de ce sommet au Qatar, mais on espérait être surpris. Malheureusement, il n’y a pas eu de surprise. Qualifiée d’étape de « consolidation » par les principaux négociateurs, Doha est  l'une des plus mauvaises COP de l'histoire de la diplomatie climatique. C’est le strict minimum qui a été acté. Le document final du Sommet invite les parties à revoir leurs engagements en 2014.  L'Union Européenne n'est pas parvenue à construire de nouvelles alliances avec les pays les plus pauvres et  vulnérables au dérèglement climatique en refusant presque toutes les demandes faîtes par ces pays. Et bien que l'architecture pour la période d’un deuxième engagement du Protocole de Kyoto ait été maintenu, l’efficacité de celui-ci est considérablement sapée par le maintien du surplus des crédits carbone dits « air chaud ». Concernant les financements, alors que certains pays de l'Union Européenne ont pris des engagements individuels, elle n'a, elle, dans son ensemble, pris aucun engagement de trajectoires, de mobilisation des financements ni d'objectifs spécifiques pour 2015.

Sandrine Bélier ajoute: « Il est impossible de se faire à la triste idée de ce que présage cette 18ème COP : qu’il faudra attendre 2015 pour franchir une nouvelle étape et que les Conférences pour le Climat n’auront que pour objet de mettre en lumière les divergences. Les pays développés et émergents ne peuvent pas continuer à détourner le regard et feindre de ne pas voir l’urgence d’agir et les réalités prégnantes du dérèglement climatique pour les pays en voie de développement et les pays insulaires. J’espère que la France en déposant sa candidature pour le Sommet de 2015 a bien mesuré l’ampleur de la responsabilité qui devient aujourd’hui la sienne. Celle de participer à relever le niveau des ambitions de toute l’Union Européenne notamment dans le cadre de la renégociation du paquet climat-énergie de l’Union Européenne. Et celle d’assurer, d’ici 2015, un rôle moteur et exemplaire en son sein et celui de la Communauté internationale.  Paris, l’Union Européenne et la Communauté internationale ne se remettront pas d’un Copenhague bis. »

Et l’euro-députée de conclure : 

« Dès demain avec les Ecologistes européens, de retour au Parlement Européen, nous nous inscrirons dans la préparation du prochain Sommet pour le Climat qui aura lieu en Pologne, nous poursuivrons notre travail pour une Europe qui s’engage à réduire ses émissions de CO2 au-delà de 30%, à prendre la voie d’une politique européenne de transition industrielle et économique faible en carbone, la voie de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables pour encourager par l’exemple gagnant le reste de la Communauté internationale ».

*date butoir pour l’adoption d’un nouvel accord cadre global pour la lutte contre le dérèglement climatique.