Press release


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Withdrawal of Maternity Leave Directive

European Commission decision a blow to social and family policy


The European Commission today announced its decision to withdraw the Maternity Leave Directive. With the current draft Directive blocked at the European Council, the Commission proposes to replace it with a new proposal in the coming year. MEP Monika Vana, member of the Women’s rights and Employment and social affairs committees, criticised the European Commission’s decision:

“This decision to withdraw the Maternity Leave Directive is very telling. The Juncker Commission is backtracking on social policies including those with a particular impact on women and this sounds the death knell for one of the few policies that would have improved citizens’ social rights. Although the Commission has announced a new initiative aimed at better reconciling work, family and leisure activities for the coming year, all the evidence so far shows that the new proposals will not go as far as those set out in this Directive. The European Commission has failed on social and family policies.”

Greens/EFA MEP Ernest Urtasun, member of the Women’s rights committee, added:

“It is the European Commission’s role to push the EU leaders to find a compromise. Instead of this, the Commission has rewarded the blocking by certain governments with the withdrawal of the Directive. In so doing they ignore the European Parliament’s resolution in 2010 which clearly called for higher minimum standards on maternity and paternity leave. The Commission has failed to respect the EU’s democratic decision-making process.”

Rückzug Mutterschutzrichtlinie

EU-Kommission versagt in Sozial- und Familienpolitik


Die EU-Kommission hat an diesem Mittwoch angekündigt, die Mutterschutz-Richtlinie zurück zu ziehen. Sie will die Richtlinie, die zurzeit im Europäischen Rat festhängt, durch einen neuen Vorschlag im kommenden Jahr ersetzen. Monika Vana, Mitglied im Frauen- und im Sozialausschuss des Europäischen Parlaments und in der der Grünen/EFA-Fraktion verantwortlich für die Richtlinie, kritisiert die EU-Kommission:

„Es ist symptomatisch für diese EU-Kommission, dass sie ausgerechnet die Mutterschutz-Richtlinie zurückzieht. Die Juncker-Kommission agiert in der Sozial- und Frauenpolitik rückwärts gewandt. Sie versetzt einer der wenigen Richtlinien, die die sozialen Rechte der Bürgerinnen und Bürger verbessern sollten, den Todesstoß. Zwar kündigt die EU-Kommission eine neue allgemeine Initiative zur Vereinbarkeit von Arbeit, Freizeit und Familie für das kommende Jahr an. Alles deutet aber darauf hin, dass die Vorschläge dann weniger weit gehen werden als in der vorliegenden Richtlinie. Wer ein soziales Europa Ernst nimmt, muss für die Rechte von Müttern und Vätern eintreten. Diese EU-Kommission versagt in der Sozial- und Familienpolitik."

Terry Reintke, Mitglied der Grünen/EFA-Fraktion im Frauen- und im Sozialausschuss des Europäischen Parlaments fügt hinzu: 

"Es wäre die Aufgabe der EU-Kommission gewesen, bei den Regierungen der EU-Mitgliedsstaaten auf einen Kompromiss zu drängen. Stattdessen belohnt sie die Blockade-Haltung einiger Regierungen nun mit dem Rückzug der Richtlinie. Sie ignoriert damit das Votum des Europäischen Parlaments, das sich bereits 2010 eindeutig für verbesserte Mindeststandards für Mutterschutz und Vaterschaftsurlaub ausgesprochen hat. Die EU-Kommission missachtet die demokratischen Entscheidungsprozesse in der Europäischen Union."

Congé de maternité: Retrait de la directive

Prime aux États les plus réactionnaires


Ce mercredi 1er juillet, la Commission européenne a annoncé le retrait du projet de directive relatif au congé de maternité (1)  suite au blocage des États. Une nouvelle proposition devrait être faite en 2016:

Pour Karima Delli, membre de la Commission Droits des femmes du Parlement européen : 

"Cette décision va à l’encontre de la position du Parlement européen. C'est un déni démocratique ! Nous n’avons eu de cesse de nous battre contre l'abandon de cette règlementation qui représentait une réelle avancée légale pour les femmes et  le bien-être des familles. En renonçant à cette directive, l’Union européenne manque une nouvelle occasion d'harmoniser par le haut  les acquis sociaux des Européens et des Européennes. Une Union manifestement plus encline à imposer des cures d’austérité qu’à légiférer pour protéger ses citoyen-nes. 

Cette décision est d’abord le fruit de l'incapacité des États à bâtir une Europe plus sociale, voire de leur mépris à l’égard du droit des femmes. Alertés sur ce dossier à maintes reprises, aucun d'eux n'a défendu la directive contre les thèses rétrogrades de ses opposants pour qui allonger le congé de maternité serait un frein supplémentaire d’accès à l’emploi pour les femmes. Comme si le congé de maternité était en réalité une régression !"

Pour Ernest URTASUN, membre de la Commission Droits des femmes du Parlement européen : 

"La Commission européenne n'a pas joué son rôle qui est aussi de pousser les dirigeants des États à trouver un compromis. En retirant la directive, celle-ci a récompensé les États responsables du blocage. Ignorant au passage la résolution du Parlement européen de

2010 qui appelait clairement à réévaluer  les standards minimaux sur les congés de maternité et de paternité . La Commission s'est ainsi affranchie du processus décisionnel démocratique européen."