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Blog de la campagne OGM

Une nouvelle étude scientifique publiée le 19 septembre remet en question l'innocuité des OGM pour la santé animale et humaine

 L'article de Séralini et coll. ”Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize”, publié dans la revue scientifique à comité de lecture Food and Chemical Toxicology est de nature à reconsidérer complètement la soi-disant innocuité des OGM sur la santé et la façon dont ils ont été évalués avant d'être mis sur le marché.  C'est en effet la première étude au monde qui a testé un OGM sur des rats pendant deux ans. Jusqu'à présent, la durée maximale des expérimentations toxicologiques sur les rats était de 3 mois, et de plus ces tests n'étaient même pas obligatoires et pas pratiqués systématiquement par les industriels demandeurs d'autorisation. En l'occurrence, du maïs génétiquement modifié NK603 de la compagnie Monsanto, rendu tolérant par transgénèse à l'herbicide phare de la même compagnie, le Round up, et autorisé pour l'alimentation animale et humaine dans l'UE, a été donné à des rats pendant une durée de deux années, avec ou sans l'herbicide associé, et comparé avec du maïs conventionnel. Les auteurs ont pu ainsi mesurer à la fois l'effet "OGM" du NK 603 et l'effet "herbicide" du Round up, pendant une durée qui équivaut à la durée de vie moyenne des rats de laboratoire. Les résultats sont extrêmement inquiétants : mortalité accrue dans tous les lots de rats soumis à l'OGM et/ou l'herbicide, multiplication de pathologies rénales et hépatiques, apparition de tumeurs gigantesques, en particulier chez les femelles... Et ces effets semblent n'apparaître qu'au bout de 4 mois, ce qui invalide complètement les conclusions d'innocuité tirées d'expériences faites par les industriels sur des durées maximum de trois mois. Pour le groupe des Verts, cette étude impose que l'on mette un point d'arrêt à la commercialisation et la culture des OGM en Europe et dans le monde. Les intérêts économiques des semenciers et agrochimistes mondiaux ne doivent pas prendre la population européenne en otage d'expérimentations hasardeuses et de législations laxistes. Nous demandons au Commissaire en charge de la Santé et de la Consommation, Mr Dalli, de rejeter toutes les demandes d'autorisation de mise en culture ou de commercialisation d'OGM et de revenir sur les autorisations déjà accordées pour la culture du maïs MON810, de la pomme de terre Amflora, et pour l'importation de soja ou maïs OGM. L'EFSA, qui fête ses 10 ans cette année au milieu de controverses quant à son indépendance et conflits d'intérêt, doit revoir les lignes directrices pour l'évaluation des risques des OGM et exiger des industriels des études sanitaires et environnementales à long terme pour les OGM qu'elle doit évaluer. L'article paru hier confirme de manière éclatante que tous les OGM n'ont pas été évalués sur le long terme, alors que la règlementation européenne l'exige, et qu'ils sont susceptibles d'avoir des impacts importants sur la santé. Voulons-nous courir ce risque ?

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José Bové
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