Workers
@Kristian Auth

Communiqué de presse


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Le Parlement européen fournit des instruments pour mettre fin à l'exploitation des travailleurs

Détachement des travailleurs


La commission de l'emploi et des affaires sociales du Parlement européen (EMPL) a présenté aujourd'hui une série de propositions pour mettre fin à l'exploitation des travailleurs détachés. La commission a voté sur la révision de la directive sur le détachement des travailleurs - l'accord de compromis incluant de nombreuses demandes de longue date des Verts / ALE, telles que l'application plus large des conventions collectives et la protection des travailleurs non réellement détachés.

Le vote en plénière devrait avoir lieu le 26 octobre prochain. Les négociations en trilogue devraient débuter le mois prochain.

Karima Delli, Présidente de la Commission Transports et membre de la Commission Emploi pour le groupe des Verts / ALE au Parlement européen, déclare:

« Nous pouvons et devons mettre fin à l’esclavage moderne dont trop de travailleurs détachés sont victimes. Voir deux travailleurs effectuant le même travail être soumis à des normes et conditions de travail complètement différentes contredit l’idée de solidarité européenne. Pendant trop longtemps, des entreprises peu scrupuleuses ont abusé des règles du détachement pour exploiter les travailleurs. Avec ce texte, l'UE parvient à un meilleur équilibre entre les règles du marché intérieur et les droits des salariés afin de les protéger des abus.

Je suis heureuse de voir un fort consensus sur la nécessité de ne plus se concentrer sur les taux de salaire minimum. Car veiller à ce que tous les travailleurs reçoivent le salaire minimum dans le pays d'accueil ne suffit pas; ils méritent de recevoir les mêmes prestations et avantages sociaux. Au nom de l'équité, nous avons également fait en sorte que les travailleurs détachés bénéficient des avantages de la négociation collective. Si un accord est conclu au niveau national, local ou sectoriel, tous les travailleurs devraient bénéficier de sa protection et de ses avantages ! Enfin, grâce à un amendement écologiste, les travailleurs qui ne sont pas légalement détachés par leur entreprise ne tomberont plus sous le coup de la loi : ils seront protégés par la loi du pays d’accueil, assurant ainsi le soutien des travailleurs les plus vulnérables partout en Europe.

Il reste néanmoins une inquiétude quant à la question des salariés du secteur des transports. Si nous avons réussi cette fois à faire barrage à ceux qui voudraient les exclure du champ de la directive et les priver ainsi de droits sociaux concrets et utiles, cette menace est désormais entre les mains du Conseil où la bataille fait rage entre certains États-membres. Nous comptons sur l’action de la France pour rester à l’écoute des salariés du secteur routier et pour défendre leurs droits au niveau européen comme national.

Car enfin, ce compromis positif est la meilleure réponse à celles et ceux qui voulaient la suppression pure et simple de la directive relative au détachement des travailleurs. Il est toujours plus facile de fuir plutôt que de se battre pour la conquête de nouveaux droits européens. Mais ce serait oublier que les salariés européens ont besoin de nous à leurs côtés. C’est pourquoi, quand la question des travailleurs détachés dans le secteur des transports reviendra au parlement européen via le "paquet mobilité", je serai de nouveau en première ligne pour combattre et mettre fin au dumping social qui sclérose ce secteur. Je compte reproposer, entre autres, la création d'une Agence européenne indépendante pour assurer le respect des règles dans le secteur routier en Europe. »

El Parlamento Europeo pone reglas para acabar con la explotación laboral

Directiva sobre personas trabajadoras desplazadas


La Comisión de Empleo y Asuntos Sociales del Parlamento Europeo (EMPL) ha adoptado hoy un conjunto de medidas para acabar con la explotación de los/las trabajadoras desplazadas (personas enviadas por una empresa de su país de origen a otro país miembro de forma temporal). La Comisión ha votado la revisión de la directiva de trabajadores/ras desplazados con el compromiso de incluir muchas de las demandas que el grupo Verdes/ALE lleva tiempo planteando, como una aplicación más amplia de los convenios colectivos o la protección de las personas trabajadoras desplazadas temporalmente.

Ernest URTASUN, eurodiputado de los Verdes/ALE y portavoz de Catalunya en Comú, ha declarado:

“Durante demasiado tiempo, criminales y empresas sin escrúpulos se han aprovechado de las reglas de desplazamiento dentro la UE para explotar a trabajadores. Ésta es una oportunidad para que la UE logre un equilibrio mucho mayor entre las reglas del mercado interno y los derechos de protección social.

Nos alegra ver que hay un gran consenso en torno a la necesidad de alejarse del enfoque simplista sobre los importes mínimos a pagar a los trabajadores. Asegurar que todos ellos reciben el salario mínimo del país de destino no es suficiente, deben también tener acceso a las mismas prestaciones y beneficios. Y para ello, instamos a asegurar que los beneficios y acuerdos por negociación colectiva también se trasladen a los trabajadores desplazados.

Además, existe el riesgo de que algunos de estos trabajadores temporalmente desplazado a otro país caigan en un limbo jurídico. Por eso, gracias a una enmienda de Los Verdes, todos los trabajadores que estén en esta situación serían protegidos por la legislación de los Estados de acogida.

Esta no es una cuestión quede solo debe abordarse según reglas del mercado interno, sino que debe ampliarse la base legal para incluir su dimensión social. Cuando los trabajadores desplazados necesiten respaldo jurídico, deberían poder apelar a reglas destinadas a su protección y no sólo a la protección del mercado.

Los trabajadores desplazados han esperado durante demasiado tiempo para ver un avance. Ya hay un claro consenso parlamentario, ahora sólo esperamos que los Estados miembros coincidan con el mismo nivel de ambición que hemos acordado hoy”.

Contexto:

La comisión EMPL del PE ha votado la revisión de la directiva de trabajadores desplazados. Los cambios clave incluyen:

  • Introducción del término “remuneración” en lugar de “importes mínimos a pagar”, lo cual supone que los trabajadores desplazados recibirían también ciertas prestaciones y complementos salariales adicionales.
  • Permitir que los Estados miembros apliquen los convenios colectivos regionales y sectoriales a los trabajadores desplazados.
  • Aplicación de los estándares de remuneración del contratante principal a los subcontratistas con trabajadores desplazados.
  • Obligación de dar un trato igual a los trabajadores desplazados locales o de agencias de trabajo temporal.
  • Seguridad jurídica de que los trabajadores desplazados temporalmente serán protegidos por el conjunto de leyes del país de destino.
  • Extensión de la base legal para incluir la política social al igual que las reglas del mercado interno.

La comisión ha votado también el mandato de iniciar negociaciones tripartitas con la Comisión Europea y el Consejo Europeo. A no ser que esto se cuestione en la próxima sesión plenaria (23-26 octubre). Las negociaciones podrían comenzar a principios de noviembre.