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Communiqué de presse


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La Commission européenne et Bruno Le Maire tentent de sauver les apparences avec une proposition a minima

ECOFIN: Taxation numérique


Ce mardi 4 décembre, les 28 Ministres de l'Économie et des Finances (ECOFIN) ont discuté de la proposition de taxer le chiffre d'affaires des géants du numérique à hauteur de 3%. Alors que la Commission ECON du Parlement européen a voté hier à une très large majorité en faveur de cette proposition, le Conseil n'a pas réussi à trouver un accord unanime. Une proposition alternative a été mise sur la table par la France et l'Allemagne : il s'agit de réduire la taxe aux seuls revenus tirés de la publicité en ligne et visant principalement les marchés de Google et Facebook.

Réaction d'Eva Joly, Vice-Présidente de la commission sur la fraude et l'évasion fiscales (TAX3) :

"L'absence d'accord aujourd'hui sur le projet de taxation numérique démontre l'incapacité du Conseil à avancer sur les réformes fiscales d'importance. Cet échec illustre, une fois de plus, la vacuité de l'idée de solidarité européenne. Dans un contexte particulièrement tendu en France où le sentiment d'une profonde injustice fiscale a atteint son paroxysme et, plus généralement, dans une UE où les budgets sont dans le rouge, il y a de quoi désespérer de ces États opposés à une imposition plus juste.

La nouvelle proposition franco-allemande n'est qu'un affichage politique. Bruno Le Maire et la Commission européenne veulent sauver les apparences avec cette proposition de ne taxer que les revenus publicitaires Cette proposition a minima ne permettra pas de mettre fin à l'évasion fiscale des géants du net ; seule la taxation unitaire des multinationales englobant leur présence numérique le permettra – une proposition également bloquée au Conseil.

Tant que l'unanimité restera la règle en matière de fiscalité, les vetos de quelques États membres continueront de miner tout progrès. C'est pourquoi je demande à Messieurs Juncker et Moscovici d'en tirer les conséquences et d'utiliser enfin les moyens à leur disposition pour contourner le verrou de l'unanimité. Face à ces pays qui bloquent, c'est la seule option qu'il leur reste s'ils veulent réellement transformer leurs beaux discours en actes, dans l'intérêt des Européens.

L'inaction des gouvernements est d'autant plus insupportable que le Parlement européen a soutenu hier, à une très large majorité, cette proposition de taxation numérique. Un signal fort envoyé aux États membres, d'autant que, à l'opposé du Conseil, nous nous sommes mis d'accord pour élargir le champ d'application aux plateformes comme Netflix."

La Comisión Europea y Bruno Le Maire intentan mantener las apariencias con una propuesta mínima

ECOFIN: Fiscalidad digital


El martes 4 de diciembre, los 28 ministros de Economía y Finanzas (ECOFIN) debatieron la propuesta de someter al impuesto el volumen de negocios de los gigantes digitales en un 3%. Aunque la Comisión ECON del Parlamento Europeo votó ayer por una amplia mayoría a favor de esta propuesta, el Consejo no pudo alcanzar un acuerdo unánime. Francia y Alemania han puesto sobre la mesa una propuesta alternativa: reducir el impuesto sólo a los ingresos procedentes de la publicidad en línea, dirigida principalmente a los mercados de Google y Facebook.

Reacción de Eva Joly, Vicepresidenta de la Comisión de Fraude y Evasión Fiscal (TAX3):

"La falta de acuerdo hoy sobre el proyecto de fiscalidad digital demuestra la incapacidad del Consejo para avanzar en las principales reformas fiscales. Este fracaso ilustra, una vez más, el vacío de la idea de la solidaridad europea. En un contexto particularmente tenso en Francia, donde el sentimiento de profunda injusticia fiscal ha alcanzado su apogeo, y más generalmente en una UE donde los presupuestos están en números rojos, hay motivos para la desesperación por parte de estos Estados que se oponen a una fiscalidad más justa.

La nueva propuesta franco-alemana es sólo una muestra política. Bruno Le Maire y la Comisión Europea quieren mantener las apariencias con esta propuesta de someter al impuesto únicamente los ingresos publicitarios. Esta propuesta mínima no pondrá fin a la evasión fiscal de los gigantes de Internet; sólo lo permitirá la imposición unitaria de las multinacionales, incluida su presencia digital, una propuesta que también ha sido bloqueada en el Consejo.

Mientras la unanimidad siga siendo la norma en materia fiscal, los vetos de algunos Estados miembros seguirán perjudicando cualquier progreso. Por eso pido al Sr. Juncker y al Sr. Moscovici que saquen las conclusiones necesarias y que utilicen finalmente los medios a su disposición para eludir el bloqueo de la unanimidad. Frente a estos países que detienen el progreso, esta es la única opción que les queda si realmente quieren convertir su retórica en acción, por el interés de los europeos.

La inacción de los gobiernos es tanto más intolerable que el Parlamento Europeo apoyó ayer por amplia mayoría esta propuesta de imposición digital. Una señal clara a los Estados miembros, sobre todo porque, a diferencia del Consejo, hemos acordado ampliar el ámbito de aplicación a plataformas como Netflix".