CC BY-NC 2.0 Rainforest Action Network/ Flickr

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Palm oil

Time to stop fuelling deforestation and land-grabbing, to help victims of corporate abuses and to apply agroforestry


Today the environment and food safety committee of the European Parliament adopted a strong report tackling the issue of palm-oil related deforestation and its human and environmental consequences. The Greens/EFA group is an active change driver in the EU and had taken the responsibility of drafting the opinions from the development and agricultural committees.

Palm oil is used for both food and biofuels production in the EU. While 20% of total deforestation was caused by palm oil cultivation in the past two decades, growing demand for this commodity continues to put pressure on land use and has significant effects on local communities, health and climate change.

The main producers globally are by far Malaysia and Indonesia. Recently, Indonesia has become the third highest polluter of CO2 in the world. The concrete local effects range from massive forest fires, drying up of rivers, soil erosion, loss of groundwater, pollution of waterways, to destruction of rare natural habitats threatening the survival of a large number of species and destruction of rain forest and of livelihood of those subsistence communities dependent on it. 

Palm oil is also sadly known for the detrimental impacts of its production on the human rights of indigenous peoples and small farmers. Many land deals breach the principle of local communities’ free, prior and informed consent and companies trading in palm oil are generally unable to prove with certainty that the palm oil in their supply chain is not linked to deforestation.

The European Union carries a huge global responsibility in this ecological and social disaster as it imports products resulting from illegal deforestation: around half of the area of illegally cleared forests is used for palm oil production for the EU market, and 18 % of all illegally produced palm oil enters the EU market.

But the EU can also be an important part of the solution, by immediately stopping EU subsidies for biofuels produced from food crops, phasing-out such fuels and increasing taxation on unsustainably produced palm oil. The European Union also has the power to increase its financial and technical assistance to producer countries and their local authorities with a view to combating corruption.

The European Commission and the Member States have the possibility to strengthen controls, prevent imports from unsustainably produced palm oil and apply dissuasive sanctions for non-compliance. European financial institutions, through the investments and loans that they provide, can also play a significant role in the protection of forests, forests peoples and biodiversity.

Palm oil can be cultivated responsibly, provided that no deforestation occurs, that no plantations are established on peat lands, that plantations use agroecological techniques and that land and workers rights are respected. For this to be achieved, we need binding regulations on agricultural commodity importers’ supply chains, in order to ensure a fully sustainable palm oil supply chain by 2020, in line with the Amsterdam Palm Oil Declaration.

Consumers should be able to be sure they don’t contribute to deforestation and land-grabbing. One important tool is the use of binding traceability labelling and enforced certification schemes for companies trading palm oil.

Furthermore, while the Commission should put forward an EU action plan on deforestation and forest degradation, the establishment of grievance mechanism should ensure access to remedy for victims of corporate abuses. In order to combat landgrabbing, EU-based investors should adhere fully to international standards on responsible and sustainable investment in agriculture, notably the FAO voluntary guidelines on land tenure and the Guiding Principles on Business and Human Rights.

Huile de palme

Il est temps d’en finir avec la déforestation et l’accaparement des terres, d’aider les victimes des abus des entreprises et de passer à l’agroforesterie


Aujourd’hui la commission environnement et sécurité sanitaire des aliments du Parlement européen a adopté un ambitieux rapport qui s’attaque à la déforestation induite par l’huile de palme et ses conséquences humaines et environnementales. Le groupe de Verts/ALE est un vecteur actif de changement au sein de l’UE et avait endossé la responsabilité de la rédaction des opinions des commissions agriculture et développement.

 

L’huile de palme est utilisée dans l’UE à la fois pour la production alimentaire et celle de biocarburants. Alors que 20% de la déforestation au cours des 20 dernières années était due à la culture d’huile de palme, la demande croissante de cette matière première continue d’exercer une pression sur l’utilisation des terres et génère d’importants impacts sur les communautés locales, la santé et le changement climatique.

 

Au niveau mondial, les principaux producteurs sont de très loin la Malaisie et l’Indonésie. Récemment, l’Indonésie est devenue le troisième plus gros émetteur de CO2 dans le monde. Au niveau local, les effets concrets sont nombreux : feux de forêts géants, asséchement des rivières, érosion des sols, réduction de nappes phréatique, pollution des cours d’eau, destruction d’habitats naturels rares avec menace pour la survie d’un grand nombre d’espèces, destruction de la forêt tropicales et des moyens de subsistance des communautés qui en dépendent.

 

L’huile de palme est également tristement connue pour les effets délétères de sa production sur les droits humains de populations indigènes et des petits producteurs. De nombreux accords fonciers enfreignent le principe d’accord libre, éclairé et préalable des communautés locales et les entreprises faisant commerce de l’huile de palme sont généralement incapables de prouver avec certitude que leur chaîne d’approvisionnement n’induit pas de la déforestation.

 

L’Union européenne porte une lourde responsabilité mondiale dans ce désastre écologique et social, car elle importe des produits issus de déforestation illégale : près de la moitié des forêts illégalement rasées est utilisée pour la production d’huile de palme à destination du marché commun, et 18% de toute l’huile de palme illégalement produite arrive sur le marché européen.

 

Mais l’UE peut également être un élément important de la solution, en cessant immédiatement de subventionner les biocarburants issus de cultures vivrières, en interdisant à terme de tels carburants et en augmentant l’imposition sur la production non durable d’huile de palme. L’Union européenne a également le pouvoir d’accroître son appui financier et technique envers les pays producteurs et leurs autorités locales afin de combattre la corruption.

 

La Commission européenne et les Etats membres ont la possibilité de renforcer les contrôles, de prévenir les imports d’huile de palme produite de façon non durable et d’appliquer des sanctions dissuasives en cas de non-conformité. Les institutions financières européennes, à travers les investissements et les prêts qu’elles accordent, peuvent également jouer un rôle significatif pour la protection des forêts, des populations qui y vivent ainsi que la biodiversité.

 

Il est possible de cultiver l’huile de palme de façon responsable, à condition qu’il n’y ait pas de déforestation, qu’aucune plantation ne soit établie sur des tourbières, que des techniques agroécologiques de culture soient mises en œuvre et que les droits des travailleurs et de la propriété foncière soient respectés. Pour que cela devienne une réalité, nous avons besoin de règles contraignantes pour les chaînes d’approvisionnement des importateurs de produits agricoles, afin de garantir une chaîne d’approvisionnement en huile de palme parfaitement durable d’ici 2020, en accord avec la Déclaration d’Amsterdam sur l’huile de palme.

 

Les consommateurs devraient être en mesure de savoir avec certitude qu’ils ne contribuent pas à la déforestation et à l’accaparement des terres. Pour cela, un étiquetage obligatoire sur l’origine ainsi qu’une réelle mise en application des schémas de certification pour les entreprises qui vendent de l’huile de palme sont d’importants outils.

 

De plus, alors que la Commission est appelée à présenter un plan d’action contre la déforestation et la dégradation des forêts, il est nécessaire d’établir un mécanisme de dépôt de plaintes afin d’assurer un accès à la justice pour les victimes des abus des entreprises.  Pour combattre l’accaparement des terres, les investisseurs européens devraient tenir compte de l’ensemble des standards internationaux en matière d’investissement agricole responsable et durable, notamment les lignes directrices volontaires de la FAO sur  la propriété foncière et les principes directeurs sur le commerce et les droits humains. 

Palmöl

Schluss mit Entwaldung und Landraub


Am heutigen Donnerstag hat der Ausschuss für Umweltfragen und Lebensmittelsicherheit im Europäischen Parlament einen umfassenden Bericht zur Bewältigung der durch Palmölproduktion bedingten Entwaldung, und der daraus folgenden ökologischen und humanitären Probleme, angenommen. Die Grünen/EFA Fraktion setzt sich aktiv für eine Veränderung der Situation ein und hatte die Ausarbeitung der Stellungnahmen im Entwicklungs- und Agrarausschuss übernommen.

Palmöl wird in der EU sowohl zur Herstellung von Lebensmitteln als auch zur Produktion von Biokraftstoffen verwendet. Während bereits in den letzten zwanzig Jahren 20% der Entwaldung der Palmölproduktion geschuldet waren, wächst die Nachfrage nach Palmöl weiter. Dies übt einen zunehmenden Druck auf die globale Landnutzung aus und hat weitreichende Auswirkungen auf lokale Kommunen, öffentliche Gesundheit und den Klimawandel.

Die weitaus größten Produzenten von Palmöl sind Malaysia und Indonesien, das seit Kurzem auch der weltweit drittgrößte Verursacher klimaschädlicher CO2 Emissionen ist.  Konkrete Auswirkungen reichen von massiven Waldbränden, der Austrocknung von Flüssen und starken Bodenerosionen über Grundwasserabsenkungen und die Verschmutzung von Gewässern bis hin zur Zerstörung des Regenwaldes sowie natürlicher Lebensräume und damit der Bedrohung unzähliger Arten.

Die Palmölproduktion ist auch für seine negativen Auswirkungen auf die Rechte von indigenen Völkern und Bauern bekannt. Viele Landverkäufe verstoßen gegen das Recht auf freie, vorherige und informierte Zustimmung. Im Allgemeinen sind die mit Palmöl handelnden Konzerne nicht in der Lage mit Sicherheit nachzuweisen, dass die Produktion des Palmöls in ihrer Lieferkette nicht zur Entwaldung beiträgt.

Die Europäische Union trägt eine große globale Verantwortung in dieser ökologischen und sozialen Katastrophe – rund die Hälfte aller illegal abgerodeten Wälder wird für die Palmölproduktion für den EU Markt benutzt und rund 18 % des illegal produzierten Palmöls wandert auf den europäischen Markt.

Wenn die EU Biotreibstoffe aus Nutzpflanzen nicht weiter subventioniert, so deren schrittweise Abschaffung fördert und die Besteuerung nicht-nachhaltig erzeugten Palmöls deutlich anhebt, könnte sie ein wichtiger Teil der Lösung sein. Die Europäische Union kann die Herstellerländer und die örtliche Behörden außerdem, im Hinblick auf Korruption, finanziell und technisch stärker unterstützen.

Die Europäische Kommission und die Mitgliedsstaaten haben die Möglichkeit verstärkte Kontrollen einzuführen, Importe von nicht-nachhaltig erzeugtem Palmöl zu unterbinden und Sanktionen für Verstöße zu verhängen. Auch die europäischen Finanzinstitutionen könnten mit ihren Investionen und Krediten eine entscheidende Rolle im Einsatz für den Schutz von Wäldern, Waldbewohnern und Biodiversität spielen.

Palmöl kann nachhaltig angebaut werden, solange keine Entwaldung stattfindet, sich keine Plantagen auf Torfgebieten befinden, agrarökologische Methoden Anwendung finden und das Land sowie die Rechte von Arbeitern respektiert werden. Um das zu erreichen, benötigen wir bindende Vorschriften für die Agrarrohstoffproduktionskette. Nur so kann eine bis 2020 vollständig nachhaltige Palmölproduktion, im Sinne der Amsterdam Palm Oil Declaration, erreicht werden.

Die Verbraucher haben das Recht sicher zu wissen, dass sie nicht zu Entwaldung und Landraub beitragen. Dabei sind die verbindliche Kennzeichnung und Rückverfolgbarkeit sowie verstärkte Zertifizierungsregelungen wichtige Instrumente.

Während die EU-Kommission einen Aktionsplan zur Bekämpfung von Entwaldung und Zerstörung der Wälder vorbringen muss, sollte die Einrichtung einer Beschwerdeinstanz den Opfern von unternehmerischem Missbrauch den Zugang zu effektivem Rechtsschutz erleichtern. Außerdem sollten Investoren in der EU, um gegen Landraub vorzugehen, internationale Standards für verantwortungsbewusste und nachhaltige Landwirtschaft einhalten, insbesondere die freiwilligen Richtlinien für Landbesitz der FAO und die Leitprinzipien für Wirtschaft und Menschenrechte der Vereinten Nationen.


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