Press release


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Car CO2 emissions

German car manufacturers celebrating as EP votes to confirm scale-back of emissions targets


The European Parliament today voted to confirm a legislative agreement, revising EU rules on CO2 emissions limits for vehicles for 2020. The final agreement, which was forced through on the insistence of the German government, overturned an earlier agreement, which had been reached to implement a fleet average for car CO2 emissions of 95g of CO2 per km by 2020. Commenting after the vote, Greens/EFA co-president Rebecca Harms stated:

"This vote confirms what is a major pre-electoral gift for the German car industry. MEPs have endorsed this agreement to scale-back previously-agreed car CO2 emissions limits for 2020. The final agreement, which reneged on an earlier agreement, also undermines the EU's democratic decision-making process.

"The agreement reached between the EP and Council was already low on ambition. Weakening and delaying the agreed 2020 limits, which have long been known, is a shameful sop to German car manufacturers and will slow the development of new technologies to deliver more efficient and less polluting cars. Unfortunately, some in the European car industry continue to view climate protection and competitiveness as mutually exclusive rather than complementary."

CO2-Emissionen von Autos

Europaparlament unterstützt Rechentricks für Spritschlucker


Das Europaparlament hat heute den Kompromiss zwischen Parlament und Rat bestätigt, der die Regulierung zu den CO2-Grenzwerten für Autos für 2020 überarbeitet. Die Einigung wurde von der deutschen Bundesregierung erzwungen, nachdem sie eine frühere Einigung im Rat blockierte. Der Kompromiss sieht Abschwächungen vor, die die Erreichung des 95g CO2/km-Ziels, das ursprünglich für 2020 vorgesehen war, um drei Jahre verschieben werden. Rebecca Harms, Vorsitzende der Grünen/EFA-Fraktion erklärt nach der Abstimmung:

"In den Verhandlungen über die CO2-Grenzwerte von Autos hat die deutsche Regierung ihr ganzes Gewicht in die Waagschale geworfen, um die heimischen Hersteller großer Spritschlucker vor Klimaschutzauflagen zu schützen. Ähnliches Engagement würde man sich vom Energiewendeland Deutschland mal zu Gunsten von Klimaschutz und Energiewende wünschen.

Der heute verabschiedete Kompromiss ist ein Geschenk an die deutsche Automobilindustrie. Da 2020 die schmutzigsten 5% der Neuwagenflotte ausgenommen werden und drei Jahre lang besonders emissionsarme Fahrzeuge mehrfach angerechnet werden können, wird das 95g-Ziel effektiv erst mit dreijähriger Verspätung erreicht werden.

Viele Hersteller haben ihre Ziele für 2015 bereits erreicht - ganz ohne Rechentricks durch Superkredite. Mit den nun verabschiedeten laschen Regeln für 2020 bleiben wir hinter dem Innovationspotenzial der Industrie zurück und schaden damit nicht nur Klima und Verbrauchern, sondern auch der zukünftigen Wettbewerbsfähigkeit der europäischen Automobilindustrie."

Réduction CO2 des voitures d'ici 2020

Le climat, les automobilistes et l'innovation sont victimes de la diplomatie "Mercedes & BMW"!


Mardi 25 février 2014, le Parlement européen a voté de nouvelles modalités de réduction des émissions de CO2 provenant du parc de voitures neuves. Ce réexamen doit permettre d'atteindre l'objectif de 95 grammes de CO2/km pour la période allant jusqu'en 2020. 

Pour Yannick JADOT, eurodéputé écologiste en charge du dossier pour son Groupe au sein de la commission Industrie et Énergie, ce vote manque terriblement d'ambition. 

"Le règlement CO2 des voitures tel que voté par le Parlement européen est la caricature du conservatisme industriel qui règne en Europe aujourd’hui. Alors que toutes les études confirment que des objectifs CO2 ambitieux sont indispensables pour lutter contre le dérèglement climatique, qu’ils permettraient de très importantes réductions de la facture énergétique des ménages et inciteraient à l’innovation industrielle en Europe, l’Union européenne se plie largement aux injonctions de l’industrie allemande des grosses berlines. Angela Merkel a une fois de plus privilégié sa diplomatie « Mercedes et BMW », soutiens par ailleurs généreux de la CDU, au détriment du climat et des automobilistes européens.

Si l’objectif de 95g de CO2/km est maintenu pour 2020, il est assorti de nombreuses flexibilités qui le vident largement de son ambition. En outre, aucun objectif pour 2025, fixant le cadre de l’innovation industrielle, n’est retenu pour le moment.

Le climat et les automobilistes sont toujours victimes d’une fraude scandaleuse quant aux tests sur les émissions de CO2, la réalité de la consommation et des émissions étant parfois supérieure de 25% aux chiffres annoncés. Cette escroquerie peut représenter pour un conducteur régulier un surcoût de 135 euros de carburant chaque année. La différence entre la consommation réelle et la consommation affichée atteint 30% pour une BMW, 28% pour une Audi, 27% pour une Opel et une Mercedes, 16% pour une Renault ou une Peugeot[1]." 

Enfin, Yannick JADOT critique la vision de court terme sur l’industrie automobile : 

"L’innovation industrielle en matière d’efficacité énergétique est un élément clé de pérennisation en Europe des équipementiers et des constructeurs, ainsi qu’un formidable levier de compétitivité sur le marché mondial. C’est une occasion perdue d’envoyer un signal fort à une industrie qui se restructure à grands renforts de plans sociaux dans toute l’Europe." 

[1] Selon le rapport « Supporting Analysis regarding Test Procedure Flexibilities and Technology Deployment for Review of the Light Duty Vehicle CO2 Regulations », rendu fin 2012 par the Netherlands Organisation for Applied Scientific Research (TNO), British-based AEA Ricardo et IHS Global Insight (USA).