Press release


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New leak shows urgent need for action

Paradise Papers


Molly Scott Cato, Green MEP and member of the European Parliament’s Panama Papers committee, comments on the latest big tax leak, the Paradise Papers:

"These leaks offer another disturbing glimpse into the murky world of offshore finance, used by wealthy individuals and big business for tax evasion and tax avoidance.

"Once again, the UK and its offshore territories are at the heart of things. This makes it all the more outrageous that the UK is among the countries blocking progress on the future EU blacklist. If the UK is to have a positive future trading relationship with the EU, it is going to have to clean up its act when it comes to tax. Regulating the legal limbo of its overseas territories is likely to be a key demand and the UK government should use the powers at its disposal to end their tax secrecy.

"The report of the Panama Papers inquiry has already come up with concrete policy proposals that could help to prevent the activity revealed in the Paradise Papers. That another major leak has emerged before we have even completed our work on the last one shows the scale of the problem we face. The European Parliament needs a permanent inquiry committee, along the lines of those already seen in the US Congress, to enable the parliament to react quickly to future reports of tax avoidance, evasion and money laundering."

Steueroasen muss ein Ende bereitet werden

ParadisePapers


Ein neuer Leak von Daten erschüttert die Welt der Steueroasen. Über 13 Millionen Datensätze der Offshore-Anwaltsfirma Appleby wurden von fast 400 Journalisten grenzüberschreitend ausgewertet. Appleby gilt als eine der größten und professionellsten Steueroasen-Firmen. Daher gibt es jetzt erstmals Einblick in komplexe Steuervermeidung und Steuerflucht. Appleby ist auf den Bermudas, den Britischen Jungferninseln, den Kaiman Inseln, Guernsey, der Isle of Man, Jersey, Mauritius, den Seychellen, Hong Kong and Shanghai vertreten. Zu den neuesten Recherche-Ergebnissen sagt der wirtschafts- und finanzpolitische Sprecher der Grünen/EFA-Fraktion im Europäischen Parlament, Sven Giegold:

“Dieser Schattenwelt, in der sich Konzerne und Reiche dem Gemeinwohl entziehen, müssen wir ein Ende bereiten. Die ParadisePapers enthüllen erstmals die professionellsten Teile des globalen Steuervermeidungssystems. Die Steuergerechtigkeit befindet sich in einer globalen Dauerkrise.

Dieses Mal müssen wir mit dem Finger auf Großbritannien zeigen. Großbritannien ist eine der größten Steueroasen der Welt. Innerhalb der EU bremst die britische Regierung seit Jahren den Kampf gegen Steuervermeidung und Geldwäsche. Aus Selbstschutz stehen die Briten einer schwarzen Liste der EU von Steueroasen besonders skeptisch gegenüber. Man braucht schon besonders viel britischen Humor, um zu verstehen, dass Karibikinseln mit einem Unternehmenssteuersatz von Null Prozent laut EU-Definition keine Steueroasen sein sollen. Wir müssen die Brexit-Verhandlungen nutzen, um die britischen Steueroasen zu schließen.

Trotz der Vielzahl von Skandalen in den vergangenen Jahren dürfen wir die massive Steuervermeidung nicht als ungerechte Normalität hinnehmen. Jeder Steuerskandal öffnet ein Handlungsfenster in der Politik. Es gibt Wege, die globale Steuervermeidung mit gemeinsamer europäischer Politik einzudämmen. Die EU-Länder müssen sich jetzt rasch auf eine schwarze Liste mit Steueroasen einigen, die keine politische Rücksichtnahme kennt. Wir brauchen zudem volle Transparenz der Steuern von Großunternehmen und einen gemeinsamen Mindeststeuersatz für Unternehmen innerhalb der EU.”

Las nuevas filtraciones exigen acciones urgentes

'Papeles del Paraíso'


Ernest URTASUN, eurodiputado del grupo Verdes/ALE, miembro de la Comisión del PE que investiga los 'Papeles de Panamá' y portavoz de Catalunya en Comú, ha comentado la reciente filtración de los 'Papeles del Paraíso':

"Estas filtraciones son otra muestra inquietante del turbio mundo de las finanzas offshore y de las estructuras fiscales utilizadas por personas adineradas y grandes empresas para evadir impuestos y ocultar los beneficios reales de sus bienes.

El informe del Parlamento Europeo redactado como conclusión de la investigación de los 'Papeles de Panamá' ya ha presentado propuestas políticas concretas que podrían ayudar a prevenir la actividad revelada en los 'Papeles del Paraíso'. Sin embargo, el hecho de que esta otra gran filtración haya surgido antes de que hayamos completado nuestro trabajo sobre el anterior escándalo muestra la dimensión del problema que enfrentamos.

El Parlamento Europeo necesita un comité de investigación permanente, similar a los que ya se han visto en el Congreso de Estados Unidos, para permitir que el parlamento reaccione rápidamente a futuras evidencias de evasión fiscal y blanqueo de capitales".

Les paradis fiscaux de quelques-uns font l'enfer de tous les autres

Paradise Papers


Une nouvelle fuite de documents ébranle le monde des paradis fiscaux. Plus de 13 millions de dossiers du cabinet international d'avocats Appleby ont été examinés par des centaines de journalistes à travers le monde. Appleby est considéré comme l'un des cabinets fiscaux les plus "professionnels", soucieux de son image et prêt à repousser toujours davantage les frontières de la légalité. Appleby est basé aux Bermudes, mais présent dans une dizaine de paradis fiscaux tels que les îles Vierges britanniques, les îles Caïmans, Guernesey, l'île de Man, Jersey, l’ile Maurice, les Seychelles, Hong Kong ou Shanghai. Pour la première fois, nous disposons ainsi d’un aperçu très large des mécanismes d'optimisation et  d'évasion fiscales.

Eva Joly, eurodéputée Verte et Vice-Présidente de la commission d’enquête sur les Panama Papers du Parlement européen, commente cette dernière grande fuite, les "Paradise Papers":

"Il faut mettre un terme à ce monde d’opacité et de privilèges dans lequel quelques grandes entreprises et riches individus agissent contre le bien commun, en toute impunité. Les « Paradise Papers » mettent en lumière toute la professionnalisation du système mondial d'évasion fiscale. Si tout cela est "légal", alors c'est qu'il faut changer les lois. Nous savons ce qu'il faut faire. Avec de la volonté politique, l'Union européenne, en tant que premier marché mondial, a les moyens de remédier à l'évasion fiscale. Les moyens d'isoler les pays récalcitrants existent : la Commission européenne peut faire une proposition sur la base de l'Article 116 du Traité (pour distorsion de concurrence), permettant ainsi de passer en co-décision avec le Parlement européen et de faire sauter le verrou de l'unanimité au Conseil. Les États qui veulent avancer pourraient aussi envisager de dénoncer les conventions fiscales bilatérales avec les pays mauvais élèves.

Le Royaume-Uni et ses territoires offshores sont au cœur de ce système : c’est l'un des plus grands paradis fiscaux au monde. Il n'est donc pas étonnant qu’au sein de l'UE, le gouvernement britannique ait ralenti la lutte contre l'évasion fiscale et le blanchiment d'argent pendant des années et qu’il s'oppose aujourd’hui à l’élaboration d’une liste noire européenne crédible des paradis fiscaux. L’UE doit se montrer ferme lors des négociations du Brexit : pas d’accès au marché intérieur européen pour le Royaume-Uni s’il continue d’agir comme un paradis fiscal à nos portes !

Les multiples scandales révélés ces dernières années ne doivent pas nous faire baisser les bras. Au contraire, ils ouvrent une fenêtre d'action politique. Les États membres de l'UE doivent en tirer les conséquences au plus vite et enfin adopter les réformes d'harmonisation fiscale et de transparence qui s'imposent. À commencer par une liste européenne de paradis fiscaux crédible et réaliste. Nous avons aussi besoin de davantage de transparence sur la fiscalité des entreprises (publication d'informations pays par pays) et d'une taxation unitaire des multinationales au niveau européen, plutôt que de considérer chaque filiale comme une entité séparée. Ces réformes sont actuellement discutées au niveau européen mais bloquent toujours au niveau des États membres."