Female worker in warehouse © Steve Debenport

Press release


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Revised directive will help reduce workplace cancer

Occupational Health


The European Parliament has today voted on the final agreement on the revision to the directive on limiting exposure to carcinogens and mutagens at work.

Jean Lambert, Greens/EFA coordinator for the Employment Committee, comments:

"Workplaces have to be safe, not just from physical hazards but from exposure to toxic substances. It is great that this directive is being brought up to speed, which will help to save lives across the EU.

"Diseases often develop many years after the exposure to toxic substances. That’s why it is so important that medical provision can now be extended until after the end of the exposure.

"We have long demanded that the European Commission assess the need to include substances that affect reproduction in EU legislation and we are delighted that they have now committed to doing this before spring 2019."

 

Background

This is the first of a series of proposals to limit exposure to various carcinogens and mutagens in employment. The second batch was presented by the Commission in January and a third will follow in 2018.

The key changes under the revision are:

  • Lower occupational exposure limits have been introduced for chromium VI and hard wood dust
  • The Commission will have to assess the need of including reprotoxic substances in EU legislation by the first quarter of 2019 at the latest
  • A doctor or authority responsible for the health surveillance of workers within member states may indicate that health surveillance of the worker must continue after the end of exposure for as long as they consider it necessary to safeguard the health of the worker concerned

L’Union européenne agit contre les cancers d’origine professionnelle

Agents cancérigènes - Protection des travailleurs


Le Parlement européen a approuvé l’accord sur la proposition de modification de la directive relative à la protection des travailleurs contre les risques liés à l’exposition à des agents cancérigènes ou mutagènes au travail. Cette révision élargit le champ d’application de la législation et fixe des valeurs limites d’exposition professionnelle à une série d’agents chimiques responsables de cancers ou mutagènes.

 

Déclaration de Karima DELLI, Présidente de la Commission transports, membre de la commission des affaires sociales :


« Personne ne devrait voir sa santé menacée dans le cadre de son travail. Pourtant le cancer est la principale cause de mortalité liée au travail : 100.000 travailleurs en meurent chaque année, alors que tous les cancers liés au travail peuvent être évités.

Cette avancée législative nécessaire permet de protéger des millions de travailleurs exposés chaque jour à des substances particulièrement toxiques, comme le Chromium 6 ou les poussières de bois. Elle offre également la possibilité d’une surveillance prolongée, même après l’exposition d’un travailleur ou d’une travailleuse à une substance, car le cancer se déclare souvent plusieurs années après l'exposition.

Évidemment, nous nous réjouissons de l’engagement de la Commission de considérer de couvrir également les substances reprotoxiques d’ici le printemps 2019. Mais nous serons attentifs à ce que soit respectée cette demande portée de longue date par les écologistes. Car de manière générale, la Commission peut et doit aller plus loin pour protéger les travailleurs du cancer au travail : son objectif d’étendre le champ de la directive à plus de 50 nouvelles substances est encore loin d’être atteint.

Face aux États qui traînent les pieds, qui préfèrent parfois protéger les lobbies industriels plutôt que la santé de leurs citoyens, nous avons besoin que la Commission prenne l’initiative. Parce qu’une Europe qui protège, c’est d’abord une Europe qui protège la santé de ses citoyens ! »