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Trade secrets can harm

your health, your environment, your career


 

 

 

The European Parliament is now discussing a draft proposal of the European Commission to establish a EU directive on trade secrets. Right now the protection of trade secrets is left up to Member States. Such protection against unlawful acquisition, disclosure and use of trade secrets is necessary for a fair commercial environment for businesses. But the circulation of knowledge is also essential to the innovation and creation process, while transparency and access to information are essential to environmental, health and consumer protection.

A proper balance needs to be found to avoid abusive claims of improper use of trade secrets and overbroad protection. 

 

A clear and legally sound definition

 

The role of a European directive is to set fair and clear rules. If its definition of what constitutes trade secrets is too vague this will create legal uncertainties and facilitate abuses of the notion by the most powerful economic players to the detriment of the smaller ones and of society as a whole. It is also important to remember that this directive will serve as the only EU benchmark in the context of the negotiation of the TTIP agreement on the issue of trade secrets: we don't want neither the US government nor the multinationals legally based in the US to take avantage of the legal loopholes in the directive.

In the vast majority of EU countries, contrary to the US, trade secrets protection is not an intellectual property right (IPR). Therefore its application should not lead to the creation of new exclusive rights. The use of IPR terminology in the Commission proposal creates ambiguities and may impact legal interpretations in cases of litigation. 

 

Guaranteeing legitimate rights and access to information

 

The directive needs to establish, without any ambiguity, cases where the disclosure of information shall not fall under the its scope. Such cases must include when disclosure is required by EU or national rules or when it is part of public authorities' mandate.

More generally protection of trade secrets must not undermine legitimate public interest, such as consumer protection, the protection of workers, the protection of human, animal or plant life, the protection of the environment, the prevention of unfair competition and the safeguarding of fundamental rights, including freedom of expression and information.

 

Guaranteeing mobility of employees

 

Circulation of knowledge and skills goes hand in hand with the mobility of the employees, contributing to making industrial actors and research sectors more dynamic and creative, as demonstrated by the Silicon Valley. Several studies have shown that regions or states that enforce strong non-compete agreements between employers and employees are subject to « brain drain » of the most highly skilled workers, reduced investment and innovation. 

Employees need to be able to move from company to company. Employers should not be in a position to take former employees to court on claims of unlawful access or use of trade secrets many years after the employees have left (the Council is asking for 6 years). Generally, there needs to be a proper balance between the employees who create new ideas and the companies who provide the resources and the environment for the development of these ideas. 

 

Le secret d'affaires peut nuire

à votre santé, votre environnement, votre carrière, votre information


 

Le Parlement européen débat actuellement d'une proposition législative de la Commission européenne visant à établir une directive européenne sur le secret d'affaires. Jusqu'à présent, la protection de l'acquisition illégale, la divulgation et l'utilisation des secrets d'affaires était laissée aux États européens.

La protection contre l'acquisition illégale, la divulgation et l'utilisation des secrets d'affaires est nécessaire pour garantir un environnement commercial équitable pour les entreprises. Mais la circulation de la connaissance est également essentielle aux processus d'innovation et de création, comme la transparence et l'accès à l'information sont essentiels à la protection de l'environnement, de la santé et des consommateurs.

Un juste équilibre doit être trouvé afin d'éviter une utilisation abusive du secret d'affaires et une protection trop large des intérêts des entreprises.

Une définition claire et juridiquement solide

Le rôle d'une directive est de fixer des règles claires et équitables. Si la définition de ce qui constitue le secret d'affaires est trop vague, on crée des incertitudes juridiques et facilite les abus de la part des acteurs économiques les plus puissants au détriment des plus petits et de la société dans son ensemble. Il est également important de se rappeler que cette directive sera la seule référence de l'UE dans le contexte de la négociation de l'accord transatlantique entre les États-Unis et l'Union européenne. Sur la question du secret d'affaires, nous ne voulons pas que le gouvernement américain ou les multinationales implantées aux États-Unis puissent tirer à leur avantage les lacunes juridiques de la directive.

Dans la grande majorité des pays européens, contrairement aux États-Unis, la protection du secret d'affaires ne relève pas des droits de la propriété intellectuelle (DPI). Par conséquent, son application ne doit pas conduire à la création de nouveaux droits exclusifs. L'utilisation de la terminologie des DPI dans la proposition faite par la Commission européenne crée des ambiguïtés et peut avoir un impact sur les interprétations juridiques en cas de litige.

Garantir les droits légitimes et l'accès à l'information

La directive doit établir, sans aucune ambiguïté, les cas où la divulgation de l'information ne doit pas tomber sous le coup de cette directive. C'est le cas des informations dont la communication est exigée par l'Union européenne ou par les autorités publiques nationales.

Plus généralement la protection des secrets d'affaires ne doit pas porter atteinte à l'intérêt public légitime, comme la protection des consommateurs, la protection des travailleurs, la protection des personnes, des animaux ou des végétaux, la protection de l'environnement, la sauvegarde des droits fondamentaux, y compris la liberté d'expression et d'information, mais aussi évidemment la prévention de la concurrence déloyale.

Garantir la mobilité des salarié-es

La circulation des connaissances et des compétences, qui va de pair avec la mobilité des employé-es, contribue à sensibiliser les acteurs industriels et les secteurs de recherche dynamique et créative, comme le démontre l'exemple de la Silicon Valley. Plusieurs études ont montré que les régions et États appliquant strictement les accords de non-concurrence entre les employeurs et les employés rencontrent les niveaux les plus élevés de «fuites des cerveaux» des travailleurs qualifiés, ainsi qu'une réduction des investissements et de l'innovation.

Les employés doivent être en mesure de passer d'une entreprise à une autre. Les employeurs ne devraient pas être en mesure de trainer des anciens employés devant un tribunal pour l'utilisation de secrets d'affaires, des années après que les employés aient quitté leur compagnie (les États membres européens sont en faveur d'une limite de 6 ans). En règle générale, il doit y avoir un juste équilibre entre les employés qui créent de nouvelles idées et les entreprises qui fournissent les ressources et l'environnement favorable au développement de ces idées.

 

Wie Geschäftsgeheimnisse Ihnen schaden können

Ihrer Gesundheit, Ihrer Umwelt, Ihrer Karriere


Zurzeit diskutiert das Europäische Parlament einen Gesetzesentwurf für eine EU-Richtlinie zu Geschäftsgeheimnissen. Momentan obliegt der Schutz von Geschäftsgeheimnissen den Mitgliedstaaten. Dieser ist einerseits wichtig, um faire Bedingungen für Unternehmen zu schaffen. Doch anderseits ist für den Innovations- und Schaffungsprozess die Zirkulation von Wissen ebenso notwendig wie Transparenz und der Zugang zu Informationen für den Schutz der Umwelt, der Gesundheit und der Verbraucher. Hier muss ein Gleichgewicht gefunden werden, um missbräuchliche Verwendung von Geschäftsgeheimnissen auf der einen und übermäßigen Schutz auf der anderen Seite zu vermeiden.

Eine klare, rechtlich einwandfreie Definition

Zweck der EU-Richtlinie ist es, auf europäischer Ebene Regeln festzulegen. Ist die Definition von Geschäftsgeheimnis zu vage, schafft sie Rechtsunsicherheit und erleichtert den Missbrauch durch große und mächtige Konzerne zum Nachteil kleinerer Unternehmen sowie der Gesellschaft. Auch ist es wichtig, sich zu verdeutlichen, dass diese Richtlinie in den Verhandlungen zu TTIP maßgeblich sein wird: Hier ist besondere Vorsicht geboten, damit die US-Regierung oder in den USA ansässige multinationalen Unternehmen keine Vorteile aus einer löchrigen Richtlinie ziehen können. 

Im überwiegenden Teil der EU fällt, anders als in den USA, der Schutz von Geschäftsgeheimnissen nicht unter den Schutz geistigen Eigentums (IPR). Daher sollte eine neue Richtlinie nicht zu neuen Exklusivrechten führen. Die Verwendung von IPR- Terminologie wie man sie im Vorschlag der Kommission findet, schafft hier bislang Unklarheiten und beeinflusst die Auslegung bei Rechtsstreitigkeiten.

Die Gewährleistung berechtigter Ansprüche und Zugang zu Informationen

Die Richtlinie muss eindeutige Fälle schaffen, welche die Weitergabe von Informationen zulässt. Solche Fälle müssen immer dann gelten, wo die Weitergabe durch nationale oder EU-Vorschriften erforderlich, oder Teil eines öffentlichen Mandats ist. 

Mehr genereller Schutz für Geschäftsgeheimnisse darf nicht das berechtigte Öffentliche Interesse untergraben. Hierunter fällt der Verbraucherschutz, der Arbeitnehmerschutz, der Schutz von Menschen, Tieren oder Pflanzen, der Schutz der Umwelt, die Bekämpfung unlauteren Wettbewerbs und der Schutz der Grundrechte, einschließlich dem Recht auf freie Meinungsäußerung und Information.

Die Gewährleistung beruflicher Mobilität von Arbeitnehmern

Die Verbreitung von Wissen und Fertigkeiten geht Hand in Hand mit beruflicher Mobilität. Diese trägt dazu bei, dass Industrie- und Forschung dynamisch und kreativ bleiben, als Beispiel sei hier nur das Silicon Valley genannt. Mehrere Studien haben gezeigt, dass Staaten oder Regionen mit strengen Wettbewerbsvereinbarungen zwischen Arbeitgeber und –Nehmern oftmals ein "Brain Drain" von Hochqualifizierten sowie reduzierte Investitionen und Innovationen erfahren.

Es muss Arbeitnehmern möglich sein, zwischen zwei Unternehmen zu wechseln. Arbeitgeber sollten dagegen daran gehindert werden, Arbeitnehmer auch noch nach vielen Jahren für den rechtswidrigen Zugang oder die Nutzung von Geschäftsgeheimnissen zu verklagen (der Rat spricht sich für eine Frist von 6 Jahren aus). Allgemein brauchen wir die richtige Balance zwischen dem Beschäftigten, der neue Ideen entwickelt und dem Unternehmen, welches die Ressourcen und die Umgebung für deren Umsetzung bereitstellt.

 


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