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Press release


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European Parliament sets out plans for improved access to life-saving drugs

Access to medicines


The European Parliament has today backed a report calling for improved access to medicines. At present, many vital drugs are overpriced due to abuse of patent rules by pharmaceuticals and the imbalance in the negotiating powers of pharmaceutical companies and Member States. The report sets out a number of proposals to counter these problems.

Commenting after the vote, Greens/EFA shadow rapporteur Margrete Auken said:

"The report is a great success for the Greens and for patients all over Europe. We have to make sure that all patients have access to the drugs they need. Often, people cannot access life-saving drugs due to prices inflated not by research and development costs, but by abuse of patent law and by pharmaceutical firms buying up patents to turn a quick profit. These problems are compounded by the negotiating advantage of big pharmaceutical companies, which put national health authorities at a major disadvantage. The market for medicines is not working today. The public sector often pays twice for new medicines and the pharmaceutical sector charges exorbitant prices, of which a large amount goes to marketing and lobbying rather than research and development.

"One pressure we must resist is the push towards fast-track authorisation of medicines. While we want to make sure that safe and effective medicines are available as soon as possible, we cannot bargain on patient safety in Europe or compromise on the safe and transparent clinical trial procedure."

Pascal Durand, who was rapporteur for the opinion on the report in the Committee on Legal Affairs, added:

"We need to make sure that patents are only granted where they are truly deserved and to make better use of Member States’ existing powers to intervene in the case of market failure. Member States already have the power, where public interest warrants it, to authorise compulsory licences for patents, thereby ensuring generic drugs come onto the market. Unfortunately, these powers are not being implemented, and we need to make sure they are utilised more often to help push prices down." 

Le Parlement européen insiste sur l’accessibilité et la baisse des prix

Prix des médicaments


Dans un rapport voté ce jeudi, le Parlement européen interpelle la Commission et les États membres sur l’urgence de mettre en place des mesures pour faire baisser les prix de certains médicaments et en finir avec les abus concernant la propriété intellectuelle.

Réaction de Michèle RIVASI, membre de la Commission santé et environnement :

« 41 000€ pour douze semaines de traitement : c’est le coût exorbitant du « Sovaldi » en France, un médicament contre l’hépatite C fabriqué par Gilead. Mais le Sovaldi n’est pas un cas isolé. La hausse du prix des médicaments dans l’UE, en particulier contre le cancer, fragilise nos systèmes de santé publique comme le dénoncent la Ligue contre le cancer et Médecins du monde. Faute de pouvoir prendre en charge les coûts démesurés des soins, les États européens sont tentés d’en rationner l’accès. Une situation scandaleuse qui nous ramène à l’époque où le système de sécurité sociale n’existait pas.

Ce rapport rappelle aux États membres qu’ils disposent de moyens légaux pour contrer les abus de certains laboratoires pharmaceutiques, à savoir : la licence obligatoire (1).

Nous avons également obtenu le découplage entre les coûts de la recherche et la fixation du prix afin de favoriser la recherche liée à des maladies négligées ou à la résistance aux antimicrobiens. »

Réaction de Pascal DURAND, rapporteur de l'avis pour la commission des affaires juridiques:

"Le droit à la santé n'est pas une variable d'ajustement mais un droit fondamental garanti par la Convention européenne des droits de l'Homme. Aussi, garantir un accès universel aux médicaments nécessaires au maintien de la santé est une mission essentielle de service public. Nous ne pouvons tolérer que des prix fixés de manière opaque par des laboratoires pharmaceutiques finissent par plomber nos budgets publics et priver des personnes de la possibilité de se soigner. A fortiori, quand de l'argent public a été investi dans la recherche. Lorsque le marché faillit, la puissance publique a le devoir d'intervenir. Les licences obligatoires sont un moyen efficace de faire baisser les prix en cas d'abus. Les États ont donc le devoir de les utiliser. De la même manière, on ne peut accepter que des brevets soient déposés sur des médicaments au profit exclusif d'entreprises privées quand l'argent des contribuables a servi à financer leur développement.

Dans ce rapport, les écologistes ont également défendu la transparence dans la fixation des prix. L’industrie doit mette à la disposition des États le coût réel de sa recherche sur les médicaments. Quand on sait que des chercheurs de l’Université de Liverpool ont estimé que le coût réel du Sovaldi ne devrait pas dépasser les 100 euros, on réalise à quel point la transparence est primordiale." 

(1) La licence obligatoire (ou licence d’office) permet à un État d’obliger un laboratoire à délivrer la possibilité pour des laboratoires concurrents de produire des génériques du laboratoire en question. Cette possibilité est prévue dans les accords de l’OMC et ne nécessite pas une situation d’extrême urgence comme on le lit souvent.

Europäisches Parlament will den Zugang zu lebensrettenden Medikamenten erleichtern

Zugang zu Medikamenten


Das Europäische Parlament hat am heutigen Donnerstag einen Bericht über Zugang zu Medikamenten abgestimmt. Das Europäische Parlament will gegen überteuerte Medizin vorgehen, sagt Martin Häusling, umweltpolitischer Sprecher der Grünen/EFA-Fraktion im Europäischen Parlament:

„Wir müssen sicherstellen, dass Patienten Zugang zu dringend benötigten Medikamenten bekommen. In vielen Fällen bleiben Patienten lebensrettende Medikamente verwehrt, weil die Preise zu hoch sind. Schuld daran sind nicht die Kosten für Forschung und Entwicklung, sondern der Missbrauchens des Patentrechts von Pharmaunternehmen, die nur daran interessiert sind, Patente aufzukaufen und daraus Profit zu schlagen. Große Pharmaunternehmen haben gegenüber nationalen Gesundheitsbehörden einen Verhandlungsvorteil, den es zu beheben gilt. Wir müssen dafür sorgen, dass Patente nur dann genehmigt werden, wenn sie wirklich sinnvoll sind und es den EU-Mitgliedstaaten erleichtern, im Falle von Marktversagen eingreifen zu können.

Wir müssen uns dem Druck für eine schnellere Genehmigung von Arzneimitteln widersetzen. Geprüfte Medikamente sollen zwar so schnell wie möglich zur Verfügung stehen, trotzdem darf nicht die Sicherheit der Patienten gefährdet werden.“