Press release


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Working conditions

Lorry drivers cannot be subject to race to the bottom in labour standards


The European Parliament will today debate the situation regarding working conditions and the application of the minimum wage for lorry drivers. The European Commission has asked Germany to clarify its application of new minimum wage legislation on lorry drivers carrying out activities within Germany but the issue has implications for the transport sector across the EU. Commenting ahead of the debate, Green transport spokesperson Karima Delli said:

"It is concerning that the EU Commission is questioning the application of basic labour standards in the road transport sector. As we have also seen in the air transport and shipping sectors, the mobile workforce in the transport sector is particularly vulnerable to exploitation by unscrupulous employers. Instead of facilitating a race to the bottom in labour standards, the Commission should promote minimum standards and ensure they also apply to the transport sector, which also has implications for road safety."

Green employment spokesperson Terry Reintke, added:

"Exempting lorry drivers or other transport workers from basic labour law, including minimum wages, amounts to social and wage dumping. The imbalance between an integrated internal market and unfettered service provision on the one hand and the lack of common social standards on the other cannot be allowed to continue. The European Commission must present legislation setting minimum standards for working conditions and fair pay in the transport sector, especially for highly mobile workers."

Mindestlohn für Lkw-Fahrer

EU-weite Mindeststandards notwendig


Aufgrund der Diskussion über den Mindestlohn im Transportsektor – auch für ausländische LKW-Fahrer – in Deutschland (1) beschäftigt sich nun das Europäische Parlament mit der Frage, welche Mindestrechte und welcher Schutz für LKW-Fahrer in der EU gilt. Dabei ging es auch um eine Klärung, ob die deutsche Regelung europäischem Wettbewerbsrecht widerspricht.
In der Plenarsitzung an diesem Mittwoch fordert Terry Reintke, Mitglied im Beschäftigungs- und Sozialausschuss für die Grünen/EFA-Fraktion, den Mindestlohn EU-weit zu stärken.

"Der Mindestlohn ist ein unverzichtbares Mittel gegen Sozialdumping und Ausbeutung. Es gibt keinen Grund, den Transportsektor vom Mindestlohn auszuschließen. Die deutsche Bundesregierung muss die vorübergehend ausgesetzten Kotrollen für ausländische Unternehmen wieder einführen, damit gewährleistet wird, dass LKW-Fahrer ihren rechtmäßigen Mindestlohn erhalten.
 
Der von einigen konstruierte angebliche Konflikt zwischen EU-Recht und deutschen Gesetz zeigt, dass wir in der EU soziale Mindeststandards in allen Ländern brauchen – gerade im Transportsektor, weil er grenzüberschreitend ist. Die Gewinne für die Wirtschaft dürfen nicht der einzige Maßstab für Gesetze sein. Anstatt zu prüfen, ob das 22. Mindestlohngesetz in der EU  wettbewerbsschädigend ist, sollte die Europäische Kommission konkrete Gesetzesvorschläge für Mindeststandards vorlegen."
 
(1)  Seit der Einführung des Mindestlohns müssen den auch Unternehmen bezahlen, die ihre LKW-Fahrer zeitweise nach Deutschland schicken. Liefert zum Beispiel ein italienisches Unternehmen Waren nach Frankfurt, muss für die Fahrzeit in Deutschland deutscher Mindestlohn an den Fahrer bezahlt werden. Nach Beschwerden vor allem aus Zentral- und Osteuropa hat die deutsche Bundesregierung beschlossen, die Kontrollen dieser Unternehmen vorrübergehend auszusetzen.

Droits sociaux / Transports

NON au dumping social qui gangrène les transports et l'Union européenne!


Ce mercredi 25 mars, la plénière du Parlement européen débattra des conditions d'emploi et du salaire minimum dans le secteur des transports.

Karima DELLI, députée européenne écologiste, membre des commissions Transport et Emploi-Affaires sociales, prendra la parole afin d’interpeller la Commission sur la nécessité d’agir pour garantir à chaque travailleur de la route des conditions de travail et des droits sociaux décents.

"Les conditions de travail scandaleuses, les salaires insuffisants et les heures de travail interminables sont monnaie courante aux quatre coins de l'Europe. Au point que le dumping social, cette spirale infernale qui dresse les salariés les uns contre les autres et qui entretient une concurrence malsaine entre les entreprises au détriment des petites structures, menace aujourd’hui le projet européen lui-même.

Le secteur des transports, dont la masse salariale est particulièrement mobile, est spécifiquement exposé à la concurrence sauvage sur les coûts du travail.  Depuis 1999, 21 000 emplois ont été détruits dans ce secteur en France et des centaines de PME ont mis la clé sous la porte. Dentressangle dans le transport routier, mais également Ryan Air pour l'aérien en sont les exemples les plus connus. Quant au maritime, il n'est pas épargné puisqu'une nouvelle forme d'esclavage moderne s'y développe à grande vitesse, avec l'exploitation de hordes de salariés non-déclarés et souvent sans-papiers.

Puisque la Commission européenne y voit un grave problème, qu'elle agisse en proposant des standards minimum pour les conditions de travail et les salaires dans le secteur des transports mais également pour les travailleurs à forte mobilité. Cela passe notamment par le renforcement des règles du cabotage dans le routier; l'application stricte de la directive sur les travailleurs détachés dans l'aérien; l'élucidation du problème des pavillons nationaux dans le maritime.

Les législations allemande et française ont récemment évolué afin que chaque chauffeur de poids lourd soit payé au salaire minimum légal durant le temps de son passage sur leur territoire. Ce qu'exprime le secteur des transports européen aujourd'hui, c'est le besoin criant d'une Europe sociale qui se dote enfin de standards sociaux minimaux. Hélas, ce qui se construit actuellement, c'est une Europe dans laquelle ne survivront que les plus forts au détriment des citoyens, des salariés et des consommateurs. Il est plus que temps d'arrêter cet emballement insensé de l'Union européenne au profit d'une Europe procurant à chacun des conditions de travail décentes, sans distinction d'origine ou de nationalité."