Rolf van Melis | CC

Communiqué de presse


fr | en | de

Le Parlement européen fait des routiers des salariés de seconde classe

Paquet mobilité


Aujourd’hui, le Parlement européen a adopté un paquet de mesures visant à libéraliser la législation sociale pour les salariés du secteur de transport routier de marchandises. L’accord voté en première lecture ouvre ainsi la voie à une exemption à la directive sur le détachement pour les seuls salariés du routier. Les négociations à suivre avec le Conseil devraient vraisemblablement avoir lieu pendant le mandat prochain.

Karima DELLI, Présidente de la Commission Transport et Tourisme du Parlement européen:

« Si la récente révision de la directive sur le détachement des travailleurs comportait des progrès réels, c'était au prix de l'exemption du secteur routier. Aujourd'hui, cette exception est hélas confirmée, et se traduit par la création en Europe d'une classe de salariés de seconde zone.

Les chauffeuses et chauffeurs du secteur routier sont victimes du deal passé entre le gouvernement français et les États périphériques, qui en avaient fait une monnaie d'échange afin d’obtenir un accord sur la révision de la directive générale sur le détachement. Malgré le vote sans ambiguïté des Verts-ALE en faveur d'une protection sociale des routiers égale à celle des autres salariés, ils ne bénéficieront pas des mêmes conditions de détachement : c’est un trou béant dans le bouclier social promis par ceux-là mêmes qui ont voté cette proposition!

Quant à nous, les écologistes, nous nous sommes battus jusqu’au bout pour que les salariés du secteur routier bénéficient des mêmes droits que les autres : le principe "à travail égal, salaire égal" devrait s’appliquer à toutes et tous, sans exception. La course au moins-disant social ne devrait plus avoir sa place en Europe.

Nous pouvons être fiers d’avoir repoussé toute libéralisation en ce qui concerne les temps de repos et de conduite des salariés. Celle-ci aurait mis en péril leurs conditions de travail, leurs rythmes de vie et la sécurité routière qui en dépend directement. Malgré les tentatives de la Commission européenne et des conservateurs, le repos régulier en cabine restera donc interdit conformément à l'arrêt récent de la CJUE. Quant aux heures de travail, elles ne pourront pas être légalement rallongées, pas même pour les chauffeurs de bus et cars.

Enfin, malgré les pressions de nombreux États et leurs représentants au sein du Parlement européen, nous n’avons jamais lâché sur le cabotage: limité dans le temps, avec l'obligation du retour du camion à sa base et un encadrement pour lutter contre les entreprises boîtes aux lettres, il permettra de nous protéger de la jungle sociale voulue par certains dans le secteur, quoi qu’il arrive lors des négociations futures avec le Conseil. »

 

Parliament vote on mobility risks creating second class workers

Mobility Package


The majority of Members of the European Parliament, have just voted in favour of exemptions for a range of transport journeys from the Posting of Workers Directive. The mobility package has improved driving times, rest periods and cabotage. However, the decision to exclude truck drivers from minimum wage protection when they drive bilateral operations, from Country A to B to C and return, will lead to poorer pay and working conditions for many lorry drivers.

Negotiations with the Council and the Commission are expected to begin in the next legislative period. Unions across the EU had demonstrated against exploitative working conditions and unfair pay.

Keith Taylor, Greens/EFA spokesperson on transport, comments:

"A deterioration in current working conditions has just been prevented. After two working weeks, truck drivers are to retain the right to a long weekend, which may not be spent in the driver's cab. This position is in line with the judgment of the European Court of Justice that the cab is not a suitable resting place. In addition, drivers will get a trip back home paid at the end of these two weeks. There is a fear that the proposal will be watered down in the negotiations with the Council. We will fight any form of modern slavery on Europe's roads in the coming negotiations."

Jean Lambert, Green/EFA spokesperson on employment and social affairs, comments:

"This is a setback for all those who work day and night under poor conditions in the transport sector and for all those who work tirelessly for fairer working conditions. The principle of equal rights and equal pay for equal work must apply to everyone, and the race for the lowest standards must have no place in a social Europe."

EU-Parlament schafft Arbeitnehmer zweiter Klasse

Entsendung von LKW-Fahrern


Die Mehrheit der Abgeordneten des Europäischen Parlaments hat soeben mit Unterstützung der Sozialdemokraten für Ausnahmen bestimmter Transportfahrten von der Entsenderichtlinie gestimmt. Zwar konnten beim Mobilitätspaket Verbesserungen bei Lenk- und Ruhezeiten und bei Kabotage erzielt werden. Der Beschluss über die Entsendungen im Transportsektor wird allerdings für viele LKW-Fahrer zu schlechterer Bezahlung und schlechteren Arbeitsbedingungen führen. Die Verhandlungen mit dem Rat und der EU-Kommission beginnen voraussichtlich in der nächsten Legislaturperiode. EU-weit hatten Gewerkschaften gegen ausbeuterische Arbeitsbedingungen und unfaire Bezahlung demonstriert.

Terry Reintke, Verhandlungsführerin der Grünen/EFA-Fraktion für die Entsenderichtlinie für entsandte Arbeitnehmer im Ausschuss für Beschäftigung und soziale Angelegenheiten, kommentiert:

„Es ist enttäuschend, dass sich die Sozialdemokraten dem Verwässerungskurs der Europäischen Kommission anschließen und sich nicht konsequent gegen die Ausbeutung von LKW-Fahrern stellen. Der Grundsatz gleiches Recht und gleicher Lohn für gleiche Arbeit muss für alle gelten, das Wettrennen um die niedrigsten Standards darf in einem sozialen Europa keinen Platz haben.“

Michael Cramer, verkehrspolitischer Sprecher der Grünen/EFA-Fraktion, ergänzt:

„Beim Verhandlungsmandat für Lenk- und Ruhezeiten konnte eine Verschlechterung der jetzigen Arbeitsbedingungen gerade noch verhindert werden. Lkw-Fahrer sollen nach zwei Arbeitswochen das Recht auf ein langes Wochenende behalten, das nicht in der Fahrerkabine verbracht werden darf. Diese Position deckt sich mit dem Urteil des Europäischen Gerichtshofs, dass die Kabine keinen geeigneten Ruheort darstellt. Außerdem müssen Arbeitgeber die Kosten für die Rückkehr der Fahrer nach Hause nach Ablauf dieser zwei Wochen übernehmen. Mehr als Schadensbegrenzung ist das nicht, zumal eine Verwässerung des Vorschlags in den Verhandlungen mit dem Rat zu befürchten ist. Wir Grüne/EFA werden in den kommenden Verhandlungen keine moderne Sklaverei auf Europas Straßen akzeptieren.“


Personne de contact

Téléphone Bruxelles
+32-2-2841669
Téléphone Strasbourg
+33 388174042

Personne de contact

Téléphone Bruxelles
+32-2-2842312
Téléphone Strasbourg
+33-3-88 16 42 83

Merci de partager